NÉVROSES
cette réédition de l'œuvre originale d'Axenfeld a plus que doublé à moins de vingt ans d'intervalle, sous la plume féconde de son élève et son continuateur, c'est pour n'avoir rien changé à son programme primitif. Au lieu de rester dans les limites établies avant lui de ces affections nerveuses, sans siège précis ni lésions appréciables, constituant les névroses classiques, le jeune professeur avait montré irréfutablement, dans ses considérations générales, que beaucoup de névralgies locales, d'hyperesthésies,d'anesthésies, d'analgésies, et même de paralysies se rattachaient à cette condition d'avoir leur racine dans le système nerveux, sans lésion appréciable ou tellement passagère que ni le siège, ni le heu, ni a nature n'en pouvaient être également déterminées. M rompant avec ces distinctions scolastiques et quelque peu byzantines, il avait réuni d'ores et déjà, par 1 autorité seule de sa dialectique, toutes les affections nerveuses, séparées par des noms différents et dans des classes spéciales, en vertu de ce fait que le microscope ni les réactifs, pas plus que l'œil nu, n'avaient pu encore en fournir une lésion univoque, matérielle et irréfragable. D'où sa nouvelle définition des névroses et leur classification selon qu'elles atteignaient ^olément taj^sda 4 iité,la motilité, l'intelligence ou ces diverses foncions S la fois. Delà l'ordre des névroses mixtes ou complexes. Leur subdivision en classes et en genres se faisait d ellemême et la description des espèces avait des lors rem- Si un volume de plus de 500 pages, en omettant 1 ordre^ des vésanies, renvoyées aux traites spéciaux.
Dès 1863, Àxenfeld avait donc très notablement agrandi le cadre des névroses classiques, et cette assimilation i udiefeuse fut si bien acceptée qu'elle contribua beaucoup à son élévation au professorat. C'est en acceptant et Z suivant le programme de son maître que, en vertu des Progrès accomplis sur les anciennes espèces et en en décrivant de nouvelles, M. Huchard a été conduit à TnmZZ un si gros volume. On ne peut s'en étonner, en Xnt précédemment les névralgies, seules traitées se- Sent former un volume de 400 pages, alors qu elles Sïn^nîienZ ici que 140. Mais il y a de plus les viscéralg's ^c'est surtout dans ce domaine inconnu, a