NÉVROSES
peine signalé par l'auteur, que son continuateur a pu exercer son érudition, plutôt que son observation ni ses opinions personnelles. La migraine, le vertigé, l'irritation spinale, l'angine de poitrine surtout, ont été augmentées des opinions théoriques les plus récentes, rapportées in extenso, au point d'occuper 187 pages. Les anesthésies ou paralysies du sentiment, enrichies des récentes acquisitions sur les formes cérébro-spinales, périphériques et ischémiques, constituent un chapitre tout nouveau, qui conduit ainsi les névroses de la sensibilité jusqu'à la page 427, terminant le premier livre.
Celles de la motilité forment le second. Etudiées dans le même ordre que les précédentes, elles comprennent les convulsions, les spasmes, les crampes, produisant le trouble, le désordre ou l'excès des mouvements ; puis leur abolition totale ou partielle, localisée dans les paralysies d'origine nerveuse, ischémique, centrale ou périphérique, et leur perversion dans certains tremblements. C'est certainement le plus nouveau et le plus intéressant des trois par les recherches récentes et les nouvelles découvertes qu'il comporte, notamment les localisations en résultant. M. Huchard s'est complu à les exposer en détail, tout en conservant intactes les anciennes données de son maître. De pures névroses d'il y a un quart de siècle, comme la paralysie diphthéritique par exemple, dont les lésion s locales, constatées récemment, permettent à peine de la faire figurer pour mémoire, occupent une place démesurée au passé et au présent. Là surtout éclate la différence d'exposition des deux auteurs. Axenfeld pose des principes, embrasse les grandes lignes et, pour mieux les fixer, s'arrête seulement aux principaux détails, dont il marque ainsi toute l'importance; son continuateur, au contraire, vise tous les détails, les faits petits et grands, selon la mode du jour, qu'il intercale indistinctement dans les lignes. Telle est leur distinction, leur contraste et la cause de la longueur de l'ouvrage, qui ne se complète ainsi qu'au prix d'un disparate choquant.
Restent les névroses complexes ou mixtes, comprenant la chorée, l'épilepsie, le nervosisme ou neurasthénie, la catalepsie et l'hystérie, dont M. Huchard a fait
OI'IITlIALMOLOGIfe
de véritables traités à l'ordre du jour. Toutes ces questions sont reprises au début même, dans la description comme dans la bibliographie, et conduites presque jusqu'à la veille de l'impression, sans que la solution étiologique et thérapeutique soit plus avancée. On divise et l'on subdivise, on fractionne, pour mieux élucider et classer tous les faits, et l'on s'aperçoit, en lin de compte, que la dernière de ces névroses, l'hystérie la plus protéiforme, peut revêtir tous les traits de ce groupe. Les médicaments les plus actifs, comme les méthodes les plus directes : l'hydrothérapie, l'électricité, la métallothérapie, ne peuvent que calmer, atténuer, diminuer les accès, sans atteindre le mal dans sa source ni le guérir.
Ce nouveau traité des névroses n'est donc plus conçu dans le sens étroit que l'on attachait à ces maladies, il y a moins d'un siècle. Son but est de fixer les affections nerveuses pouvant entrer dans ce cadre d'après les connaissances actuelles. Mais, sauf ces dernières, qui en forment le fond stable et invariable depuis la plus haute antiquité, beaucoup de celles qui y figurent aujourd'hui pourront en disparaître demain, en vertu même des progrès de la science, surtout après les méthodes physiques et positives en vogue, tendant à trouver une lésion matérielle à des effets si palpables et évidents.
OPIITHiVLMOLOGIE. Auscultation de l'œil. En imaginant un stéthoscope spécial à cet effet, qui permet d'en faire une application usuelle sur les paupières fermées, aux diverses affections oculaires, le professeur Gradenigo estime que ce moyen puissant ne doit pas être négligé. Des divers bruits ou rumeurs étendues, les plus variables et d'un timbre différent, se distinguant surtout par leur intermittence, sont attribués aux mouvements respiratoires, à ceux du globe oculaire et des paupières. Ils cessent ainsi dans la région périorbitaire, et varient en fermant ou en ouvrant la bou-
Ul'UlJJALiUULUtrlJS Ô4.Ï
che ou le nez. Leur seule importance est de ne pas les confondre avec le suivant :
C'est un bruit continu, presque uniforme et constant, comparable à celui qui s'obtient par l'introduction de l'extrémité du petit doigt dans le conduit auditif. Laennec l'appela rotatoire, parce qu'il rappelle le son d'une roue en mouvement et est attribué, d'après une célèbre expérience de Magendie, au mouvement tonique des fibres musculaires résultant de leur contraction. Les vibrations des nerfs, comme des cordes musicales tendues, en étaient la cause, d'après Collongues.
Toujours est-il que l'observateur italien a constaté que cette rumeur varie dans les divers états pathologiques, augmentant parfois d'intensité et de ton, et dfsparaissant presque dans les processus inflammatoires, la paralysie, l'atrophie musculaire, la syncope, comme aux extrémités digitales. Il serait donc bien dû à la contraction permanente ou tonicité des muscles extrinsèques du globe oculaire. De là l'indication d'en rechercher les modifications dans les diverses maladies des muscles et des nerfs moteurs, et toutes les altérations morbides qui se développent dans les parois orbitaires, dans la couche de tissu adipeux et dans le bulbe même, dès que la motilité en est influencée. Les corps étrangers, comme les résidus phlogistiques' hyperplasiques, néoplasiques et traumatiques, peuvent même se révéler par ce signe local. D'où un nouveau moyen d'en constater la présence. (Gazzetta med n» 44, 1881.) 1 ra"
Emploi du nuage phéniqué. En raison des complications dangereuses qui, à certaines époques, suivent 1 opération de la cataracte par extraction, le docteur Galezowski, admettant que cela tient à la disposition atmosphérique et la présence des microbes, a cru devoir employer le spray dans ces opérations. L'acide phéniqué a faible dose en solution dans l'eau, lui a paru supérieur a 1 acide borique à cet effet. L'expérimentation clinique, pendant deux ans, de ces deuï moyens lui a fait abandonner celui-ci.
Outre l'emploi du nuage sur l'œil pendant l'opéra-
348 OPUTHALMOLOGIE
tion, il le renouvelle à chaque pansement, en soulevant rapidement la paupière supérieure. Deux observations confirment les bons résultats qu'il en a obtenus. A la moindre suppuration de la plaie cornéenne, il faut surtout recourir au spray en l'employant de demi-heure en demi-heure, et plus souvent môme, suivant la gravité du mal. (Gaz. hebdomad., n° 22.)
Iodoforme. La principale action de cet agent étant de tarir la suppuration dans les trajets fistuleux, il était tout naturel de l'essayer dans l'ophthalmie purulente des nouveau-nés. La pommade à l'huile de cade réussissant parfaitement bien chez les enfants scrofuleux, le docteur Galezowski a appliqué spécialement l'iodoforme à la forme croupale, qui se caractérise, chez les enfants de deux à cinq ans, par un gonflement excessif des paupières, bourgeonnement des papilles, avec exsudation superficielle sur certaines parties de la conjonctive qui laisse une surface saignante en se détachant. La cornée ne se prend que tardivement et reste souvent intacte- mais, comme dans l'ophthalmie diphthéritique, la suppuration est très abondante et résiste à tous les traitements. La glace ou les compresses glacées ont seules amené quelques succès; mais, le plus souvent, tous les moyens échouent, et le mal se prolonge pendant deux à trois mois et plus, avec une ténacité déses-
^(TesT'clans cette variété que l'auteur emploie la pommade suivante :
Iodoforme
Vaseline
On introduit avec un pinceau une grande quantité de cette pommade, entre les paupières, plusieurs fois par iour en l'engageant profondément jusque dans le cul; de^sac conjonctival. Ce traitement devra être continue tout le temps que durera la suppuration. t
L'iodoforme peut trouver son application partout ou il existe de grandes surfaces ou de grandes cavités en suppuration , cette préparation, employée en poudre ou
ORGHITE
combinée à la vaseline sous forme de pommade, pourra modifier d'une manière très avantageuse et rapidement l'état de la surface suppurante. (Recueil cfophthalmologie.) Voy. Scrofule oculaire.
ORCHITE. La forme traumatique, par contusion directe surtout, aurait une gravité exceptionnelle sur la perte du testicule, d'après MM. Monod et Terrillon; elle serait infiniment plus dangereuse que par inflammation directe ou sympathique. Tandis que l'action d'un instrument piquant ou tranchant est presque innocente sur cette glande, elle s'enflamme rapidement après un coup ou un choc violent, comme A. Cooper l'a signalé le premier, particulièrement chez les adolescents. « Un coup sur le testicule, dit-il, cause fréquemment son inflammation. Violent, il provoque le vomissement aussitôt et presque sous la main qui a exercé la violence. C'est le signe de son intensité. La pression du testicule par l'exercice du cheval est la plus fréquente, lorsque le cavalier est porté violemment sur le pommeau de la selle. Un épanchement de sang se forme dans le scrotum par la rupture des vaisseaux, et une vive inflammation en résulte, dont l'atrophie de l'organe peut être la conséquence, surtout à l'époque de la puberté. Un coup porté sur la partie, dans l'exercice de certains jeux, en est une cause aussi fréquente que l'équitation. »
Trois formes en résultent, suivant que l'inflammation envahit l'intérieur des tubes séminifères, se limite au tissu qui les unit ou seulement à l'enveloppe même du testicule. Mais elles sont rarement aussi distinctes. La plus grave est lorsque les tissus étant déchirés, quelquefois écrasés, une violente inflammation s'allume dans le corps même de la glande et en entraîne la perte. Sa substance est détruite par la suppuration ou s échappe sous la forme d'un pus brunâtre, mêlé de petite cordonnets qui sont les conduits séminifères. D ou la destruction même de la fonction spermatique. Des expériences toutes récentes, faites sur les chiens en leur portant des coups sur le scrotum, ont montré qu à la suite des différentes lésions en résultant, suivant l'intensité des coups, l'atrophie des testicules en
GARN1ER, XVIIT an
350 OttClllTE
est la conséquence, soit par l'obstruction seule des tubes séminifères, comme le prétend M. Reclus, soit avec la lésion coïncidente du tissu conjonctif inter-canaliculaire. C'est donc une orchite interstitielle et tubulaire scléreuse.
Dans ces conditions, le testicule atrophié se présente ordinairement sous forme d'une petite masse très dure, réduite aux dimensions d'un haricot ou d'une noisette, offrant à la coupe toutes les apparences d'un tissu fibreux dense. L'épididyme reste intact, au moins extérieurement, quand il n'a pas été touché; mais la difficulté qu'il ne soit pas atteint le rend le plus souvent dur, bosselé, hypertrophié, atrophié et d'un aspect fibreux.
De là les différences considérables avec l'inflammation testiculaire d'origine uréthrale ou simplement vénérienne. Les phénomènes sont localisés ici à l'épididyme, et les lésions siègent exclusivement dans l'épithélium. Les parois tubulaires ne sont atteintes que secondairement, et la prolifération cellulaire du tissu conjonctif est en foyers distincts au lieu d'être disséminée. L'atrophie de l'organe par sclérose est ainsi impossible. Le testicule n'est envahi qu'accidentellement. (Voy. Epididymite, 4881.)
Au point de vue clinique, l'orchite traumatique se distingue par une réaction inflammatoire moins intense que dans l'épididymite uréthrale. Elle s'établit lentement, sans gonflement ni douleur vive, comme dans celle-ci. La résolution se manifeste dès le huitième jour dans les cas simples; mais la diminution, l'atrophie du testicule suit bientôt avec une marche croissante, tandis que l'épididyme reste intact, s'il a échappé à l'action du corps contondant, comme dans les quatre observations rapport tées à l'appui ; mais, dans les autres cas, l'atrophie le frappe également.
Ces expériences et ces observations tendent donc a établir deux espèces d'orchites, aussi distinctes par leur oridne qu'elles le sont dans leur siège et surtout leur eravité quant à la fonte, la perte du testicule atteint, sinon des deux. L'inflammation uréthrale, blennorrhagiaue vénérienne ou syphilitique, se fixerait de préférence sur l'épididyme, c'est-à-dire la tête ou la calotte du testicule, et se limiterait là, en respectant le corps de 1 or-
ORGHITE
gane. L'atrophie, quoique possible, en serait exceptionnelle et très rare, tandis qu'elle est la règle presque fatale, inévitable, dans l'inflammation traumatique, par compression ou contusion à tous les degrés, en se fixant sur les tubes séminifères. D'où la fonte et la perte entière de l'organe. Ce caractère essentiel distinguerait Forchite glandulaire ou par contusion de l'orchite épididymaire.
L'atrophie du testicule est si fréquente après sa contusion que, sur 15 exemples collectés dans les hôpitaux par le docteur Coutan, dans sa thèse soutenue à Paris en 1881, 11 furent suivis de la perte de l'organe, dont 8 par atrophie et 3 par suppuration. La plupart de ces atrophies étaient sur des jeunes gens de quatorze à dixneuf ans, 3 seulement ayant de vingt à trente ans, tandis que ceux qui ont été frappés de suppuration étaient des vieillards de soixante ans et au-dessus, à une seule exception près. La guérison est donc une rare exception. Sur 39 cas, il n'y en a eu que 6, et encore était-ce dans les cas moins graves où le testicule avait à peine été lésé, touché.
Cette atrophie se complique parfois de douleurs névralgiques si atroces et insupportables que la castration a été réclamée et exécutée, comme dans le testicule névralgique, douloureux. Heureusement, un seul testicule est ordinairement atteint à la fois, et l'autre peut le remplacer dans sa fonction. Mais un danger le menace, si le porteur est prédisposé héréditairement à la tuberculose. Elle peut se développer spontanément sur ce testicule unique et le détruire en entier par ramollissement caséification, comme elle le fait du poumon. Ce dange^ est d'autant plus grave que le sujet est jeune, adolescent et que la castration n'est en pareil cas qu'un remède palliatif avec récidive à court terme. (Archiv. de mèd octobre, novembre et décembre 1881.)
Si ces expériences se confirment', l'inflammation la plus fréquente et commune des testicules serait la moins -rave, en n entraînant leur fonte que par exception. Elle n agirait que par obstacle à la circulation du sperme dans 1 epididyme, sauf les cas d'origine syphilitique C est le point de départ de l'infection sur le testicule II se tuméfie alors, s'infiltre d'une substance scléro-°-om-
352 OHCHITE
meuse, dit le docteur Reclus, et, après un temps variable, elle détermine l'atrophie de l'organe ou bien le ramollit et l'abcède, pour s'évacuer au dehors par de petites ouvertures listuleuses du scrotum résultant de l'inflammation interne. Tout ou partie de la glande s'échappe par ces orifices sous forme de bourgeons, ou bien elle se ramollit et envoie au dehors des granulations ou des végétations exubérantes, qui, en sortant, s'étalent sur le scrotum en masse champignonneuse. (La stérilité humaine et l'hermaphrodisme, p. 307.)
Badigeon phéniqué. C'est le moyen simple, employé depuis 1874 par le docteur A. Drouet. Une solution de 9 grammes d'acide phénique cristallisé étant faite dans un gramme d'alcool, on en badigeonne toute la surface cutanée correspondant au trajet du cordon du côté malade, après l'avoir rasé, bien entendu, sur une largeur d'environ quatre à cinq centimètres, en repassant trois ou quatre fois de suite. Une sensation de brûlure en résulte immédiatement; mais on l'apaise de même avec une compresse ou un mouchoir trempé dans l'eau froide. C'est là tout le traitement, et il ne s'agit ni de sangsues, ni de cataplasmes, ni de bains, et en huit jours l'orchite est ordinairement évanouie.
C'est donc là un simple effet révulsif. Lateinture d'iode, le nitrate d'argent, les vésicatoires peuvent sans doute remplacer ce badigeon phéniqué; mais celui-ci mérite la préférence par son emploi facile, propre et rapide. 3 à 4 minutes suffisent pour son application, et une seule séance dans la majorité des cas. L'épiderme devient nacré par la cautérisation, puis rouge brun et parcheminé. Dans les orchites graves avec funiculite, il est bon de répéter le badigeon le troisième ou le quatrième jour. Jamais on n'a observé de rechutes.
Expérimenté au Val-de-Grâce par le docteur Mathieu et à l'hôpital Cochin par M. Th. Anger, ce traitement simple a eu le même succès qu'entre les mains de l'auteur. Il n'y a donc aucun danger de l'employer. {Courrier mèd., n° 32.)
Salicylate de soude. Sa propriété spéciale d'apaiser
ORCHITE
les douleurs articulaires dans le rhumatisme aigu a conduit le docteur Henderson à l'essayer contre la douleur si vive de l'orchite aigiie, consécutive à la blennorrhagie. Il en a commencé l'usage à l'hôpital, de Shangaï, chez des malades ayant de la fièvre avec gonflement douloureux d'un testicule et suppression de l'écoulement uréthral. Un gramme de salicylate était administré d'heure en heure, sans autre moyen local ni général. Dès la quatrième dose, une sueur profuse avait lieu avec diminution de la douleur et de la température, soit 2 degrés Farh. En continuant encore pendant quatre à six heures le médicament, la cessation de la fièvre amenait un sommeil réparateur et le troisième jour la douleur et le gonflement avaient disparu avec retour de l'écoulement.
Trois observations , relatées en détail , témoignent de cette action presque uniforme. Ce médicament serait donc préférable au précédent par son administration facile et sans danger à aussi faible dose, autant que par ses effets rapides et presque spécifiques. Il suffira d'en faire l'essai dans Forchite aigiie pour vérifier la réalité de cette action surprenante. (Lancet, 16 décembre.)
Orchite ouriienne. Dans une épidémie d'oreillons qui a sévi à l'Ecole polytechnique en 1881, le docteur Védrènes a observé 15 cas d'orchite sur 25 malades, soit 60 0/0, alors que dans 25 épidémies précédentes, dont les relations ont été publiées, cette proportion n'a été que de 28 0/0. Toutes ces orchites ont été précédées d'oreillons, sans qu'aucune ait apparu primitivement, comme dans certains cas. Toujours la tête de l'épididyme a été affectée la première, comme dans l'orchite blennorrhagique. Ce n'est donc pas là un signe distinctif. L'atrophie testiculaire a été aussi assez fréquente, sans qu'on ait pu juger des suites, les malades n'ayant pas été suivis assez longtemps.
C'est en combattant surtout activement la stomatite, qui marque l'invasion des oreillons, que le mal a été le plus sûrement atténué. Au lieu de gargarismes à l'alun et au chlorate de potasse, restés sans effet, une solution au 200" de chloral a été employée, soit un à deux litres dans les vingt-quatre heures. Pas un cas d'orchite ne
s'est manifesté chez les malades qui en ont fait usage. Ce moyen inoffensif, pouvant remplir une indication antiseptique et détruire les germes morbides, mérite donc d'être répété avec les émollients, les calmants, le repos et le suspensoir, qui ont formé le traitement, à l'exclusion de toute émission sanguine, locale ou générale. (Recueil des mèm. de mèd. et chir. milit.)
OVARIOTOMIE. Les gynécologistes américains, en gens pratiques et utilitaires, sont en train d'établir sur des bases solides et durables leur priorité à la pratique de cette grande opération. En sa qualité de président de Y American gynecological Society, le professeur Byford, de Chicago, en a pris l'initiative dans son discours d'ouverture, au dernier meeting annuel, tenu à New- York, au siège même de l'Académie de médecine, à la fin de septembre 1881. L'unique honneur rendu par la profession à Ephraïm Mac Dowell pour ce grand bienfait à l'humanité tout entière, a-t-il dit, est un modeste monument en pierre placé dans l'obscure petite ville du Kentucky, où il a passé sa vie comme praticien. Ses confrères de l'Etat et quelques admirateurs des environs l'ont élevé à sa mémoire. Il n'est ainsi connu et contemplé que par eux seuls.
Si louable que ce souvenir soit pour le cœur de ceux qui l'ont conçu et exécuté, la reconnaissance de la profession médicale américaine ne doit-elle pas se manifester plus hautement et dignement? Les gynécologistes qui ont presque monopolisé cette grande opération léguée au genre humain, et qui en ont le plus bénéficié, ne lui doivent-ils pas un témoignage particulier? La réputation de plusieurs de nos éminents confrères est presque seule due à leur adresse comme ovariotomistes et tous ceux qui ont acquis de la célébrité dans la chirurgie gynécologique doivent leur renommée et leur fortune à l'exécution de cette grande opération.
Pour ce magnifique legs professionnel, nous pouvons honorer Mac Dowell par une grande fondation qui servira en même temps aux progrès de notre Société. C'est la création d'un grand fonds à son nom, recueilli parmi nous, et dont l'intérêt annuel servira de prix pour ré-
compenser les meilleurs travaux présentés sur des sujets, indiqués et relatifs à la gynécologie. L'adjudication de ce prix sera un encouragement substantiel à l'excellence des travaux des concurrents, et l'honneur en résultant stimulera l'ambition. La possession de ces mémoires et le privilège de les publier seront la compensation de la Société, comme gardienne de ce fonds et juge du concours.
Il est à prévoir que cette provocation de l'amour national et professionnel n'est pas restée sans écho. Une souscription a dû s'ensuivre, qui sera probablement présentée aux ovariotomistes du monde entier. C'est donc un prix de plus que nous aurons à enregistrer.
Nuage phéniquê. Son influence paraît des plus favorables dans la statistique des ovariotomies faites en Suisse et s'élevant au chiffre de 233. 87, faites sous le spray, dans huit des principales villes, par onze chirurgiens différents, ont donné 68 guérisons et 19 décès, soit 21,8 pour 100. D'autres chirurgiens, opérant alternativement avec ou sans le spray ailleurs, ont obtenu dans 91 ovariotomies avec le spray, 75 guérisons et 16 deces, soit 17,5 pour 100, tandis que dans 23, faites sous le nuage, il y eut 15 guérisons et 8 morts, c'esta-dire 1 énorme proportion de 34,7 pour 100. La différence est donc du double.
La preuve de cette influence se confirme par le résultat de 32 autres ovariotomies, faites par d'autres chirurgiens n'employant pas le spray. Il y eut 20 guérisons et 12 deces proportion encore plus élevée que la précédente. Voila donc des arguments topiques pour les partisans de la méthode antiseptique complète. (British med lou m., janvier.) * K nea-
3auses para t dépendre du défaut de précaution anti optiques 34 cas exécutés aseptiquemenTpar e docteur Bantock donnèrent 8 décès, tandis que fes 41 opérés
i en rourmrent que > , 9, traites de même par M Merprtith ruénrent tous. C'est donc 2 décès sur K cas tS
3Kg OVAIUOTOMIE
mtiseptiquement. Aussi le premier invoque-t-il le shock, l'hémorrhagie et tous les autres accidents pour expliquer ses insuccès sans l'asepticité. (Lancet, 27 mai.)
A l'opposé de ces résultats, M. Lawson Tait donne ceux qu'il a obtenus dans les 100 ovariotomies pratiquées dans les treize ou quatorze derniers mois sans aucune précaution antiseptique. Or il n'a eu que 3 deces, dont un par suffocation pendant le vomissement et deux par thrombose et embolie veineuse, parties du pédicule et ayanî gagné instantanément le cœur. Six des malades é àS enceintes au moment de l'opération ; une autre eut une péritonite aiguë, tout se passa bien L une belles avorta; les cinq autres accouchèrent a terme d'e Lnts vivais. Dans 2 cas, la tumeur étai consMuee par un fibrome de l'ovaire gauche dans les 98 autres par un kyste. Sur ces 98 kystes, il y en avait H du para-ovarium, 60 d'un seul ovaire, parmi lesquels il faut compter es 3 insuccès, et 27 des deux ovaires.
Dans 53 cas, il y avait des adhérences multiples; mais elles n'ont eu aucune influence sur la mortalité
Sur les 3 cas fatals, 2 ne présentaient aucune adhérence 1 seul kyste était légèrement adhérent au fascia
f ''Cp Dix-sept fois la tumeur était sessile. Le pantransverse D x sept tt de ^ gec et
Tetnt Dans un v Tngtième des cas, la plaie a supfurf on Va ''p^nse'aîors'avec de l'onguent de zinc ou
^ette atéLrratigoen de la mortalité est attribuée : I A 1 Tandon total du clamp de Spencer Wells ; lu îavage minutieux et complet du péritoine et a son
i nînïio'p comme le recommande Keitn ;
Au perfec ronnement de son expérience personnelle ,i la diminution des cas où la ponction avait ete pra-
! I nnSurement. Les deux malades'.qui moururent
TthromboB^ "Paient été ponctionnées au préalable
K^e^ ff — du tétanos.
entendues de l'hôpital. Ces deux éléments ont tant d'importance que ce n'est que très exceptionnellement qu'il consent à opérer en ville. (Association mêd. britannique.)
Malgré les nombreuses objections faites à ce système, il est remarquable qu'il n'ait pas soulevé l'unanimité. Il a même rencontré des adhérents comme le docteur Sutton, qui, d'adepte fervent du listérisme après l'avoir vu employer en Allemagne, s'en déclare le contempteur, depuis que la pratique de Keith père et fils a montré que les 53 dernières ovariotomies, faites sans listérisme, n'ont donné qu'un seul décès. Dans l'ouest de l'Amérique, la chirurgie antiseptique perd ainsi tous les jours ses partisans.
Refroidissement. C'est le point important, suivant M. Houzé (de l'Aulnoit), qui l'a constaté dans plusieurs cas. La grande surface habituellement cachée des intestins, qui se trouve exposée à l'air, en serait la principale cause, avec la gêne de la respiration. Si l'eau phéniquée et l'eau salée rendent des services dans cette opération, la grande propreté est surtout indispensable et en fait tout le succès. {Bull. mêd. du Nord.)
Expansion et adhérences de la vessie. Cette rare et redoutable complication de l'ovariotomie a été signalée dans ce Dictionnaire dès l'année 1868, par le fait, peutêtre le premier relaté, du docteur Neale, qui en offre un exemple type. Aussi l'opération est-elle restée inachevée et laissa une fistule urinaire, qui ne paraît avoir cessé quavec la vie, un an après. Mais cette observation est depuis lors passée inaperçue, et, malgré l'empressement mis de toutes parts a rechercher et signaler les complications possibles d'une si redoutable opération, aucun oyariotomiste n a rappelé explicitement celle-ci. Les cas d ouverture de la vessie n'ont pourtant pas manqué pour fixer 1 attention à ce sujet. Sur 12 cas signalés par le docteur Eustache, suivis de 9 guérisons et 3 décès? la principale cause de ces malheurs restait négligée, maigre une observation coïncidente d'ouverture de la vessie par dissection des adhérences, de M. Vanverts, mettant de
nouveau cette cause en évidence. (Voy. année 1879.) Cette leçon s'offrit encore en vain ici, comme en Allemagne, où plusieurs cas d'ouverture de l'uretère ont été signalés en 1877.
La généralisation prompte et rapide de l'ovariotomie d'un bout du monde à l'autre et le grand nombre d'exemples publiés chaque année, tenant lieu d'une expérience presque séculaire à cet égard, on pouvait croire que la liste de ses nombreuses complications possibles était épuisée, lorsqu'un célèbre gynécologiste américain, Gaillard Thomas, de New- York, en cita une nouvelle à Y American gynecological Society, en 1881, d'après un exemple observé en novembre 1880 sur une Canadienne de trente-huit ans, entrée à son Woman's hospital pour une volumineuse tumeur ovarienne. Une incision de trois pouces et demi lui montra une surface singulière qui arrêta sa main avant de plonger le trocart dans le kyste. Il agrandit l'incision, et, soupçonnant que la masse recouvrant celui-ci était la vessie, il y passa un long cathéter, qui lui en donna immédiatement l'assurance.
Mis en demeure de rechercher les limites de ces adhérences pour les détruire, il acquit la preuve d'une union si intime avec la tumeur qu'il fut impossible d'y pénétrer d'aucun côté, même en prolongeant l'incision audessus de l'ombilic. Elles s'étendaient en haut entre l'ombilic et le cartilage ensiforme et latéralement jusque dans les régions lombaires. Les dimensions de la vessie étaient si vastes qu'il eût été impossible de croire à son identité, si la présence du cathéter à l'intérieur n'en eût révélé l'immense étendue. Il eut d'abord l'idée de refermer l'ouverture abdominale, comme le docteur Neale le fit le 3 décembre 1867, lorsqu'il rencontra le premier une disposition identique de la vessie. (Voy. année 1868.) C'était abandonner la femme à son sort fatal; et dans l'impossibilité absolue de détruire ces adhérences sans ouvrir la vessie, comme le docteur Van verts en 1879, le chirurgien américain tenta de le faire de propos délibéré avec aise et sécurité de la manière suivante :
Incisant la paroi antérieure de la vessie, il introduisit son index gauche dans sa cavité et put ainsi constater
exactement et avec précision qu'elle adhérait intimement à la tumeur clans toute sa circonférence; le centre de la paroi postérieure seule était libre. Il réséqua toutes les parties adhérentes de la tumeur, le doigt servant de conducteur au bistouri, et, malgré une hémorrhagie abondante et de nombreuses ligatures, il put ainsi mettre le kyste à découvert, le ponctionner et le vider, lier le pédicule et le sectionner ensuite.
Le kyste enlevé, il restait l'embarras de cette immense vessie hypertrophiée, avec une incision au milieu de sa paroi antérieure. Cette difficulté fut surmontée en se servant des parois abdominales comme d'un clamp, en unissant les parois vésicales par leur adhésion. L'incision de la vessie devenait ainsi externe, afin que, si un pertuis fistuleux s'établissait, l'urine ne tombât pas dans la péritoine. A laide des aiguilles de Vidal la plaie abdominale fut aussi suturée de haut en bas avec des fils d'argent, les lèvres de la vessie étant à la surface. Un cathéter sigmoïde de Sims fut placé dans la vessie.
Malgré cette opération laborieuse et cette suture externe des parois vésicales, dont les vaisseaux béants donnèrent lieu à une légère hémorrhagie le second jour sous l'influence de la fièvre, la convalescence s établit rapidement. Les sutures furent enlevées le dixième jour et, quoique un léger écoulement d'urine eut lieu par la plaie le quatorzième jour, il n'y eut pas heu de s en préoccuper jusqu'à ce que l'opéré pût quitter le ht Vers le quarantième jour, un petit ténotome traversant le pertuis urinaire filiforme, suffit à ail ' quer une suture qui l'oblitéra et permit à cette femme de retourner au Canada parfaitement guérie
Cette opération, peut-être unique en gynécologie est pleine d'enseignements quant à la nratimiP £ v tomie La difficulté du tïfiS^S autant que sa rareté et son extrême gravité e Cl un des plus redoutables problème* i ' , collectés par l'auteur à S^ïîS".
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déterminé des accidents mortels. Un mois avant le cas précédent, le docteur Noëtggerath avait ainsi ponctionné et incisé la vessie, croyant avoir à faire au kyste, et ne s'aperçut de sa méprise qu'en l'ouvrant ensuite. La ponction du kyste avant l'ouverture de l'abdomen, suivant la coutume du docteur Kimball, en est ainsi absolument défendue. Au contraire, une précaution préalable à prendre à l'avenir, en vue de cette complication, sera le cathétérisme de la vessie, pour en apprécier les dimensions ou la capacité, surtout quand des troubles de la mixtion se sont manifestés ou que des accidents inflammatoires locaux, des péritonites partielles ont accompagné le développement du kyste. .
Il est remarquable en effet, d'après la discussion de ce fait que les adhérences intimes et étendues de la vessie ' comme des autres organes adjacents, s'observent surtout dans les tumeurs fibro-cystiques de 1 utérus simulant des kystes de l'ovaire. Plusieurs cas en ont été relatés, où la vessie a été ainsi ouverte accidentellement et suivie rapidement de la mort (rransact. of the amer, gynecol. Society, vol. VI, p. 259, 1881.)
L'expansion anormale de la vessie et son adhérence intime sur les kystes ovariens et les tumeurs utérines constituent donc un obstacle et une complication redoutable C'est là le principal danger à l'ovariotomie, bien nlus crue l'ouverture de la vessie pouvant en résulter. Les cas déjà nombreux où la blessure de cet organe a été suivie ae guérison en témoignent. En voici un tout récent présenté à la Société médicale du district de Suffolk, le 7 janvier 1882, par le docteur John Homans, pour montrer que cet accident, produit par ces mêmes complications, n'est pas fatalement morte .
Une veuve de quarante-cinq ans, nullipare, n ayant • li« pi-i de péritonite et dont un énorme kyste parais- 2S el^ pences, fut opérée le 5 octobre 1881. T UncTsion de la ligne blanche de trois pouces de long montra une paroi musculeuse, pâle, épaisse d'un quart montra un t- pouvait être la paroi mus-
c'uleus TdeTa vï" afin d'e juger seulement de son ex ension 'opérateur prolongea l'incision en haut et renc0 ra le même tissu derrière le muscle droit, en
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dehors même du péritoine. Une courte incision transversale étant faite sur cette membrane, elle fut divisée longitudinalement sur une sonde cannelée et mit le kyste à découvert. Mais le fond allongé de la vessie, en glissant entre les feuillets du péritoine dans une étendue de deux pouces environ, avait été lésé dans l'incision. Un fragment, comme l'ongle du pouce, thumb nazi, avait été réséqué. Le kyste, sans adhérences, fut enlevé aussitôt. Il était dermoïde et pesait 22 livres.
La vessie ouverte ne contenait pas d'urine, et le fragment, enlevé et adhérent au péritoine, laissait une plaie nette de ses parois. Que cette élongation résultât d'un défaut de contraction ou de la persistance de l'ouraque, l'ouverture n'en était pas moins intra et extra-péritonéale. Jugeant de ce qu'il y avait à faire contre cette ouverture du haut cle la vessie par ce qui se fait contre celles du bas-fond, les fistules vésico-vaginales, et sans penser à rapporter le lambeau adhérent au péritoine, M. Homans fit une suture continue des parois de la plaie avec la soie phéniquée, en comprenant la membrane musculeuse seule, lia ensemble les deux extrémités du fil, en fixant l'angle du péritoine par une anse, afin que l'urine ne pût entrer dans sa cavité. La plaie abdominale fut réunie et pansée comme d'habitude. Un cathéter de Sims, placé dans la vessie, amena d'abord un peu d'urine sanguinolente et quelques caillots noirs Des injections d'eau chaude phéniquée à l'intérieur deux fois par jour, mirent bientôt fin à ces accidents' sans qu'aucun liquide urineux s'écoulât à l'extérieur par le drain. Aucune autre complication ne s'ensuivit et le dixième jour la sonde et le drain, enlevés avec les ligatures, permirent à l'opérée de retourner chez elle, .a troisième semaine, parfaitement guérie. (Boston med. mol surg. journal, février, n° 7.)
Ce succès, réuni aux précédents, montre bien mieux lue les expériences sur les chiens combien les plaies de a vessie se reunissent facilement, sans offrir aucune implication redoutable.
t Complication de fibromes utérins. On doit toujours ; abstenir de les enlever, suivant le professeur Duplay
GARNIER. xvm> ^
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Un volumineux fibrome ayant été rencontré avec des kystes dermoïdes des ovaires par le docteur Queirel, chez une femme de quarante-trois ans, il excisa l'utérus, et l'opérée succomba subitement dans la nuit. Plusieurs fois, M. Duplay a suivi la pratique opposée avec succès. Souvent il a rencontré, en faisant l'ovariotomie, de petits fibromes qu'il n'a pas même songé à enlever. , Chez une femme de quarante-sept ans notamment, opérée il y a un an d'un kyste énorme et adhérent, il existait plusieurs fibromes utérins, dont l'un avait le , volume des deux poings. Il le respecta, et l'opérée va très bien depuis. Peut-être eût-elle succombé à l'ablation de l'utérus. A moins d'indications spéciales, on doit se borner à enlever les kystes.
Trois ou quatre de ces opérations doubles d'hysterectomie surajoutée à l'ovariotomie se sont toujours terminées par la mort. (Terrier.) La pédiculisation de ces fibromes permet seule leur excision; mais il faut respecter les tumeurs englobant le corps de l'utérus, d'autant plus que la suppression des deux ovaires, comme dans l'opération de Battey, peut atténuer et même supprimer les accidents du corps fibreux.
Un volume excessif ou des accidents sérieux et des cysto-sarcomes susceptibles d'infecter l'économie, ajoute M. Trélat, justifient seuls l'extirpation de l'utérus en pareil cas. (Soc. de chirurg., 29 mars.)
On a vu que la même règle , promulguée par M K Thornton devant les gynécologistes américains, a été 'approuvée par eux d'après les résultats déplorables de l'hystérectomie en pareil cas. (Voy. Fibromes.)
Péritonite consécutive. Un signe propre à la faire redouter, selon M. Després, serait la rougeur de 1 intestin à la fin de l'opération, quand il est mis a découvert Son exposition à l'air avait duré une demi-heure, et l'onérée est en effet morte de péritonite en deux jours.
M Terrier a vu également les intestins rougir notablement durant l'ovariotomie, et dans un cas récent, Sa succombé; mais il en est d'autres ou ce changement de couleur a été suivi de guérison. (Soc. de ci,rurg., février.)
^ lodo forme. Sans avoir une influence spéciale sur la cicatrisation de la plaie cruentée, cette poudre très fine, par ses propriétés antiseptiques persistantes, résultant de son insolubilité dans les liquides des plaies, peut rendre de grands services. Répandue ou soufflée très légèrement sur les surfaces divisées du fond surtout, après une hémostase complète et la toilette du péritoine, elle peut prévenir la décomposition putride des liquides qui s'exhalent consécutivement. Sans cette précaution, ces liquides, en s'accumulant dans les parties déclives du bassin, peuvent s'altérer et provoquer une auto-infection de tout le péritoine, sans que le drainage ni la compression la conjurent toujours efficacement. C'est ainsi que Billroth éponge les surfaces avivées avec une gaze iodoformée et les saupoudre ensuite très légèrement. C'est une précaution à ne pas négliger. {Revue de chir., août, p. 676.)
Ovariotomie sans anesthésie. Sur 8 ovariotomies pratiquées à l'hôpital de Vicence par le docteur Rossi, dont la moitié en 1881, presque toutes ont été exécutées sans anesthésie, dit le docteur Marocco. Il a suffi d'employer le nuage phéniqué avec une solution au 20e d'acide pur cristallisé pour faire supporter la douleur et prévenir la fermentation purulente. On ne dit pas quels ont été les résultats. (Gazz. med. Venete, n°s 32 et 33, 1881.)
Ce fait est assez rare pour être enregistré. L'auteur a voulu justifier sans doute la pratique des premiers ovariotomistes et montrer que l'anesthésie n'était pas absolument indispensable à cette redoutable mutilation, sans avoir à redouter le shock en résultant. Ce n'est pas un exemple à imiter.
Ovariotomie vaginale. Deux cas en ont été relatés par le docteur Braithwaite, chez des femmes de trente à trente-deux ans. L'une était hystérique, avec prolapsus de 1 ovaire, qui fut enlevé, sans que les accidents de dyspnée disparussent. La seconde, à peu près dans le même 3tat, fut complètement guérie. Mais ces faits ont attiré une severe réprimande du docteur R. Barnes pour la chirurgie anglaise, supposant par là aux progrès de la 3hirurgie gynécologique. Tous les grands perfectionne-