PANCRÉAS
Loin d'être un examen impartial des avantages de la méthode antiseptique, cette thèse en est plutôt-une affirmation à priori. On trouve sous ce titre, rangés avec ordre sous une forme didactique et dans un style clair, une foule d'indications, de chiffres et de données positives et exactes sur les progrès de cette grave opération et ses plus récents perfectionnements. C'est une bonne œuvre classique, sans caractère original.
De Vova.riotom.ie antiseptique, considérée surtout au point de vue du traitement du pédicule et de la plaie abdominale, ainsi que de l'étude physiologique et pathologique des accidents dus aux lésions nerveuses, par le docteur J. Thiriar, aide de clinique chirurgicale à l'hôpital Saint-Jean. Un vol. grand in-8° de 300 pages. Bruxelles, 1882.
PANCRÉAS. Hémorrhagie apoplectiforme. Elle est
distinguée par le docteur Prince à propos de deux cas récemment recueillis, le premier à l'hôpital de Boston, chez un charretier de vingt-deux ans, pris, dans la nuit du 7 juillet, de violentes douleurs d'estomac, avec vomissements, frissons et sueurs, sans qu'aucun calmant et même l'acide hydrocyanique pût les calmer. Mort le 21. Il présente à l'autopsie un pancréas noir, volumineux, mou, comme une masse gangrénée, surtout au centre; la tête et la queue n'avaient plus aucune apparence de structure glandulaire, et une sorte de capsule centrale contenait les derniers vestiges de cette glande. La portion la plus voisine du duodénum était la mieux conservée. Tous les autres organes étaient sains.
Le second fut observé par le docteur Draper, chez une vieille alcoolique de soixante-cinq ans, qui était tombée dans les escaliers quelques jours auparavant. On la trouva morte un matin, et son autopsie judiciaire montra une hémorrhagie récente autour du pancréas, avec infiltration de l'organe surtout à la tête. L'artère splénique était dilatée, tortueuse, et ses parois épaissies.