‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 49 sur 69 · PLAIES · texte numérisé non relu

PLAIES

Ses propriétés sudorifiques et sialalogues, bien constatées, ont permis au professeur Wannebroucq, de Lille, en l'employant dans sa clinique médicale de l'hôpital Saint-Sauveur, d'en démontrer l'indication très précise contre les néphrites (Voy. ce mot) et notamment contre la sécheresse et les fuliginosités de la bouche, dans les affections fébriles graves, comme Gubler l'avait conseillé dès le début de ses études à ce sujet. 1 centigramme de nitrate de pilocarpine en potion, à prendre dans la journée, a suffi à combattre efficacement ce phénomène si pénible dans la fièvre typhoïde, la tuberculose aiguë ou granulie, le rhumatisme articulaire aigu, la pleurésie et la pneumonie, en ramenant l'humidité de la bouche en vingt-quatre ou quarante-huit heures, comme son externe Druelle en rapporte sept exemples très concluants. Il devient ainsi facile de combattre cette complication pénible, sans interrompre le traitement général.

La polyurie azoturique a été aussi combattue efficacement par ce moyen, non pas en injections hypodermiques, à l'exemple de M. Huchard(Voy. Diabète, 1881), mais en potion. La diaphorèse en résultant, ainsi que la salivation, diminue d'autant la soif, l'appétit et l'urination, réduite de moitié en quelques jours, sans que la quantité d'urée diminue proportionnellement. C'est donc là une arme sûre et puissante pour remédier à ces phénomènes morbides qui entravent souvent la guérison de la maladie principale. (Bull. mèd. du Nord, septembre.) Voy. Pleurésie.

PLAIES. Plaies par éclatement. Des six cas observés sur les doigts et les orteils, à la gare de Lille, par le docteur Guermonprez, il résulte qu'elles sont produites par l'action absolument subite d'un corps contondant, de consistance assez dure et de surface lisse et large,comme les machines, outils, sur un doigt, dont la peau est dure et sans souplesse. La forme en est ordinairement linéaire, jamais ecchymotique, toujours exsangue. Les deux lèvres sont séparées par des pelotons graisseux, qui font hernie ; elles sont unies par des tractus ce luleux. Elles sont également nettes, insensibles, sans tuméfaction, ni rougeur, ni chaleur. Les deux faces qui

ont supposé directement l'effort du traumatisme sont très sensibles, alors même qu'elles ne portent pas d'ecchymose.

La marche de la cicatrisation est très simple, mais lente, toujours sans notable réaction inflammatoire. L'angioleucite et l'adénite peuvent la compliquer. La cicatrice récente est aisément réouverte.

Tous les pansements ordinaires des plaies paraissent convenir également bien pour le traitement de celles-ci. (Bull, de thèrap., mai.)

Plaies ulcéreuses. Sous-ca.rbona.te de fer. Voy. Ulcères.

Pansement a Viodo forme. Voy. ce mot.

PLEURÉSIE. Injections hypodermiques de nitrate de pilocarpine. Pratiquées dans trois cas de pleurésie aiguë avec épanchement, dont une double chez une femme enceinte de trois mois, sans aucun autre traitement, elles ont amené la guérison dans un délai de huit à quinze jours seulement. Sans être nouveau, ce résultat obtenu par le docteur Coriveaud (de Blaye), se distingue' de 1 emploi du jaborandi par la rapidité de la guérison La facilite de ces petites piqûres est aussi préférable à 1 infusion de cette plante. Llles constituent donc un mode de traitement beaucoup plus commode.

Le nombre de ces injections ne peut être déterminé slles se font tous les jours jusqu'à la disparition de l'épanjhement. La dose est de 15 à 20 milligrammes à la fois La sia orrhée en résultant immédiatement soula-e vite Les malades sans qu'il en résulte aucun accident L'inflammation locale en est modifiée profondément, au point :l enrayer la formation de l'épanchement et de prévenir îelle des fausses membranes. Pour être analogue à l'action des purgatifs et des mret.ques celle de la pilocarpine est bien plus directe, mi s exerçant sur les glandes salaires. On peut l'employer chez les enfants, comme chez les grandes personnes, même les femmes enceintes, sans avoir à rebuter aucun effet sur la grossesse. Si des observations

GARNIER. XYnii 23

ultérieures confirment celles-ci, ce sera un traitement très facile de la pleurésie. (Gaz. hebd., n° 9.)

Tout en s'accordant avec les résultats précédents, ceux du professeur Farge diffèrent sur quelques points dans l'emploi qu'il a fait de ce moyen à la clinique de l'Ecole d'Angers. Ainsi l'effet de la pilocarpine s'est montré d'autant plus marqué que la diaphorèse était plus abondamte, plus exclusive et prédominante sur la salivation. I Dos qu'elle a manqué, l'épanchement a persisté.

La nature et l'abondance de l'épanchement, nécessitant la thoracentôse immédiate, la température et la faiblesse du malade seraient aussi des contre-indications à ces injections. Aussi bien M.Coriveaud les emploie-t-ii nu début de la pleurésie." L'hyperthermie d'emblée s'y ; opposerait seule, en les remplaçant par des lavements phéniqués pour la faire tomber. La dépression, l'accablement, la faiblesse, consécutifs h la période d'excitation , exigent aussi des boissons toniques, vin chaud, punch; pendant la sueur, elles sont ainsi contre-indiquées chez les cardiopathes. {Idem, n° 14.)

Un malade, en traitement depuis une quinzaine de jours avant son entrée à l'hôpital, dans le service du professeur Peter, offrait un êpanchement qui remplissait toute la plèvre droite. Une ponction fut pratiquée le lendemain, qui donna issue à 1 200 grammes de liquide séro-fibrineux. On ne vida pas complètement la plèvre; le liquide restant pouvait être évalué à un litre et ne varia pas en quantité, malgré l'application successive de troisvésicatoires ; la percussion et l'auscultation indiquaient toujours le même niveau. On administra alors en injection hypodermique une solution de 2 centigrammes de nitrate de pilocarpine. Quelques instants après commencèrent une sueur très abondante, profuse, qui se prolongea une heure un quart, et une salivation telle quedeux crachoirs furent complètement remplis dans ce même espace de temps, pendant lequel on ne donna pasà boire au malade. A la visite du soir, on constata la disparition de l'épanchement pleurétique; il n'y avait plus de matité, et la respiration s'entendait, avec son timbre tout à fait normal, depuis le sommet jusqu'à la base difl poumon.

Pleurésie suppurée. Indications de Vempyème. Deux formes en sont distinguées par le docteur Moutard-Martin : la pleurésie suraiguë, devenant purulente d'emblée, et celle qui est consécutive à l'épanchement séreux avant ou après la thoracentèse. La première peut être diagnostiquée par l'extrême acuité du point de côté de l'anxiété surtout et la fièvre, comme il en a cité ' un exemple : c'est l'abcès pleural. Il faut alors pratiquer la thoracenthese dès l'apparition de l'épanchement La guénson s'en est suivie clans 4 cas, bien que le pus ne fût que de 220 à 370 grammes. En cas de reproduction avec fièvre, 1 empyème est indispensable. 9 guérisons radicales en vingt-trois à vingt-sept jours, sans un seul insuccès en témoignent.

Les ponctions successives sont au contraire indiquées dans la forme consécutive. Les contre-indications sont 1 arrêt du liquide par des fausses membranes, sa reproduction très rapide, la persistance de la fièvre. Autrement, le malade peut guérir après deux à quatre ponctions et même davantage. Sur 37 malades ainsi traités W ont guéri après deux ponctions, et, sur 5 en avant subi trois, 3 sont morts. J

Sur 19 opérations d'empyème dans le cas de pleurésie purulente ouverte dans les bronches, dont 8 in extremis il y a eu 12 guérisons, dont 4 des opérés in extremis Des M autres, 7 ont guéri lentement à cause de la fistule broncho-pulmonaire et 4 ont succombé à ses suites

7 empyèmes pratiqués contre la pleurésie purulente résultant de kystes hépatiques ouverts dans la plèvre avec ou sans fistule bronchique, ont donné 6 guérisons'

Les 4 opères d'un pyo-pneumo-thorax tuberculeux ont tous succombe après un soulagement marqué de un a quatre mois. De même des 3 opérés de pleurésie tuberculeuse. La fièvre hectique, avec gros râles humides ou craquements secs au sommet du côté malade, pâleur amaigrissement, sueurs nocturnes, crachats muco-pu^ ru en ts, ne sont pas toujours absolument concluants pour «abstenir, 1 autopsie, clans plusieurs cas semblables n ayant pas montre de tubercules

Ce total de ,84 opérations a donné ainsi 57 guérisons et 27 décès, soit, en retranchant les 7 tuberculeux, une pro-

portion de 20 morts sur 77 opérés. C'est donc trois guérisons sur quatre opérés. (Bull, de thérap., août.)

Résection des côtes. Le pyo-pneumo-thorax exige absolument une large ouverture, selon le professeur Marshall, de University collège, et une ponction exploratrice est une sage précaution pour déterminer le point précis où Ton doit la faire , le cinquième espace intercostal ne méritant par toujours la préférence.

Sous l'influence d'un ratatinement du poumon ou d'une affection générale, comme la scrofule et la tuberculose, la cavité purulente reste béante, l'ascension du diaphragme n'a plus lieu, la cloison médiastme ne cède plus à l'effort expansif du poumon sain, les parois costales ne s'affaissent plus et le poumon reste imperméable Les parois de la poche purulente ne peuvent ainsi se rapprocher, et la réparation reste impossible. De la la résection costale, tendant à affaisser la paroi, pour se mettre en contact avec l'intérieur.

La résection d'une seule côte suffit à cet effet chez l'enfant, mais plusieurs sont nécessaires chez 1 adulte, et c'est en en réséquant jusqu'à trois, sur un pouce et demi de long environ, que l'auteur a pu obtenir des succès dans les trois observations relatées. [Lancet, 11 mars.;

PNEUMONIE. Complication de la méningite supvurèe Un charretier de cinquante-trois ans se présente, le 3 mars 1881, à l'hôpital de la Pitié avec tous les caractères d'une pneumonie à droite, dans la moitié supérieure. Six jours auparavant, il s'était éveille avec lassitude, céphalalgie, frissons. C'était donc une pneumonie au septième jour, avec dyspnée extrême, point de cote, toux cruinteuse et expectoration franchement pneumonique. Pouls inégal, à 120 ; température 38», 4.

Sous l'influence du traitement, 1 amélioration est rapide dès le surlendemain ; mais bientôt les accidents reparaissent, et, le 10 mars au soir, on trouve une no uvefle et sérieuse aggravation de tous les symptômes.

Mort dans la nuit du 12. ■ ,

Outre les lésions d'une pneumonie double le docteur Barth découvre une suffusion d'un jaune verdatre, opa-

que et uniforme, à la surface des hémisphères; une infiltration purulente occupe la trame de -la pie-mère et les espaces sous-arachnoïdiens. Très concret et de consistance gélatineuse, cet exsudât inflammatoire est le plus abondant à la convexité du cerveau. Un peu moins épaisse à la base, l'infiltration est nulle au niveau du bulbe sans aucune trace au-dessous. La pie-mère se détache sans résistance, entraînant la totalité de l'exsudat purulent, d'une épaisseur considérable, sans que la substance cérébrale sous-jacente paraisse altérée, bile a sa consistance et sa coloration normales; sa surface est fisse et sans excoriation. Les autres parties clu cerveau sont intactes. *

Ce cas n'est pas unique. L'auteur en a déjà signalé quatre en 879, et depuis lors plusieurs complications méningées dans la pneumonie l'ont convaincu de la reation fréquente qui existe entre ces deux maladies. L exemple précèdent offre un type de cette complication, surtout accompagnée d'une endocardite végétante Le caractère infectieux de la pneumonie est donc probable clans ces cas. (Revue de mèd., août.)

Ces faits se rattachent évidemment aux divers accidents cérébraux déjà signalés par plusieurs auteurs,

con^ f n Pneurni6-,Steiner de P™S'ue attribuait ce

i Te tTl °U^Pe+rémif des ™ninges et du cerveau

bles cirel W ^ ^ temPérat^e et aux trou-

nlL 68 Provoctues la phlegmasie pulmo-

nku; YT fnn^;869') l'hémiplégie pneumo-

aZne 1 • L<3pine n'ayant ^oontrl à l'autopsie

aucune lésion organique dans les centres nerveux il

870- ï1 CeesC;o rerafti0n reflexe' Hémiplégie, tation d'un rsï adlCtl0nS choctuantes, dans l'interprél

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en affectant particulièrement le sommet des poum^s.'

Elle débuta en mai, sur un enfant de cinq ans, et se transmit ensuite à cinq autres de trois à cinq ans, ainsi qu'à une femme de trente-huit, habitant trois maisons contiguës, dans le haut de la ville, près de l'église de Saint-Acheul. Puis elle apparut également dans le bas du village, sur deux autres enfants, le frère et la sœur, su us la même forme; ces 9 à 10 victimes ont été frappées dans l'espace de trois semaines, d'où le nom d'infectocontagieuse que lui donne l'auteur. Mais il est possible que l'influence de certains vents froids suffise à produire cette manifestation morbide, sans que la contagion s'en mêle. Elle est d'autant moins probable ici qu'il s'agit d'un pays essentiellement marécageux, ou rèo-nent les fièvres palustres, tellement que Padieu y avait cru observer autrefois une pneumonie paludéenne. D'ailleurs, chez quelques malades, la pleuro-pneumome a évolué régulièrement, et, chez les deux derniers enfants, le délire fébrile fut si violent au début que « 1 on crut à une méningite pendant les trois premiers jours ». La contagion ne produit pas des types si dissemblables, alors que des conditions météorologiques particulières déterminent parfois une infection qui la simule.

Exemple ce ménage parisien, venant louer et habiter une agréable maison dans le haut de la ville. Le mari succombe à une pneumonie en six jours, et sa robuste femme est atteinte aussitôt et succombe en huit jours, alors crue le docteur Bernard, médecin traitant, prit ensuite une légère pneumonie du sommet. Au lieu de supposer dans ce fait un cas de contagion évidente d une maladie qui ne se transmet pas d'ordinaire, n est-il pas plus rationnel et clinique de prévoir une infection spéciale de l'habitation pour ces nouveaux venus {boc. cie mèd. d'Amiens.)

Iodure de potassium. A l'exemple de Schwartz qui en donnant une solution de ce sel à 28 malades au début de la pneumonie, en avait enrayé la marche des le second jour, le docteur Riebe, voulant contrôler ces resuïtatl, a soumis ses malades

administrant dès le premier jour une cuillerée a bouche, toutes les deux heures, de la solution suivante :

% Iodure de potassium 5 grammes.

Eau distillée 200

Une vessie de glace étant appliquée sur le siège du mal, il n'y a eu qu'un seul décès, sur 37 malades traités, bien que la pneumonie fût double chez 12 et compliquée de pleurésie. Tous les autres ont guéri.

Pneumonie disséquante. Une seule observation type de cette grave variété anatomique, recueillie à l'hôpital de la Pitié sur une domestique de trente-cinq ans, a été 1 occasion, pour le docteur Ilutinel et son interne Proust d'une excellente revue sur ce sujet. En résumant les faits antérieurement publiés et en en limitant exactement l'interprétation à la pneumonie gangréneuse et purulente, disséquant bronches et vaisseaux, comme certaines fontes tuberculeuses, ils montrent la confusion faite à cet égard et les caractères cliniques distinctifs de cette forme, fatalement mortelle.

Tel est un début brusque, subit, avec un appareil effrayant, une douleur vive et profonde, comme dans la pleurésie gangréneuse, que n'expliquent pas ordinairement les signes locaux, chez un organisme affaibli débilite, appauvri. Néanmoins la maladie se prolongé au delà du terme ordinaire, en revêtant des caractères infectieux avec des alternatives d'amélioration apparente et recrudescences successives. La vomique en est le caractère essentiel et les malades succombent ainsi plus ou moins tardivement épuisés, dans le marasme et le coma.

Cette forme disséquante ne se reconnaissant souvent qu a 1 autopsie, 1 étude en est surtout complète au point de vue anatomique. Deux variétés distinctes, l'une profonde, autre superficielle, en sont décrites. C'est la peri-bronchite disséquante, se limitant ordinairement à un seul poumon, parfois même à un lobe; mais la dissection des lobules et des vésicules est si complète que le poumon es converti en un faisceau de petites grappes formées par les lobules et suspendues par leur pédicule bronchique dans la matière purulente. Dénudés par la suppuration, bronches et vaisseaux flottaient

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ainsi au milieu d'une boue purulente, mélangée de détritus grisâtres dans plusieurs des faits rapportes: 11 s'agit donc ici d'une inflammation interstitielle aiguë et uéri-bronchique. i

Elle est au contraire superficielle et périphérique dans la seconde C'est un phlegmon diffus sous-pleural, qui, envahissant cle dehors en dedans les cloisons conjonctives des principales divisions des lobules, es sépare, les divise id'oùle nom de disséquante. C'est la forme la nlus fréquente- et la mieux connue, par la participation de la plèvre et le point de côté violent qui la distingue cle l'autre au début. Un choc, une contusion, une piqûre, une plaie du poumon peuvent la déterminer. Des abcès, la gangrène même y succèdent clans quelques cas

Ces deux formes de la pneumonie disséquante ont donc également pour origine une inflammation interstitielle aiguë phlegmoneuse du poumon, comme elle se Encontre dans la plupart des autres organes. (Archiv. de mèd., novembre.)

POLYDIPSIE. Siège de la soif. Cette question s'est récemment élevée dans l'esprit des rêveurs allemands, a ï'occTsion d'un fait rare et curieux, observe par le professeu Sothnagel. Un homme reçoit «in coup de pied de cheval dans l'abdomen, qui le renverse, son occiput frappant sur la pierre dure. Sans être étourdi il ne put se relever, par les douleurs qu'il éprouve se reieve*' soif vive se manifeste tellement

aï 1 b"— cmq pintes ou litres de liquide durant

?es roi heures qui suivirent l'accident. La première

miction n'eut lieu que deux heures et demie après. La

™ivu 4e n'était donc pas la cause de cette soif exagérée.

Aucune lésion apparente du crâne n'en rendait compte

température normale, pupilles étroites. Les douleurs de

abdomen et de l'occiput se dissipèrent rapidement, une

eoî intense seule persista, sans sécheresse de la bouche

ni de â gorge, ni transpiration anormale La soif resta

I n Mont lés trois semaines que cet homme fut en telle pei ?dantles tao s s ^ ^

S^rqueVtoiuem^t l'ait en rien modifiée. Rien que 'de 'élu en grande quantité pouvait l'etancher,

et la quantité journalière variait de deux à huit litres. L'urine rendue était des trois quarts, avec une gravité spécifique de 1002 à 1010. C'était donc bien de la polydipsie pure, sans- aucune complication, résultant de cet accident.

Une lésion cérébrale pouvait seule en rendre compte En l'absence d'aucun signe en incliquant la nature ni le siège, on imagina la présence d'un centre de la soif rendu probable par l'intensité même de cette sensation' . L analogie du besoin d'air ou centre respiratoire l'a Tait aussitôt localiser dans son voisinage et, de théorie en hypothèse, on regardera désormais comme établies positivement sur ce cas, l'existence et la localisation de ce nouveau centre. Ainsi se produit la science... en Allemagne. (Virchow Archiv, janvier.)

PRIX. Ils se sont personnifiés cette année en M Pasteur qui en a reçu de toutes parts. L'Albert medal en est le principal. Il a reçu la grande médaille d'or de la bociete des agriculteurs de France, pour ses recherches sur les fermentations et les vaccinations applicables aux animaux. Le gouvernement l'a élevé à la dignité de grand croix de la Légion d'honneur dont aucun savant n avait ete honore jusqu'ici. Une médaille commémorait l Gt+e aUI$i °fferte Par ses admirateurs, sous la haute initiative de son illustre maître, M. Dumas. Il devient ainsi le grand lauréat, non de la France ni de I Lurope mais du monde entier, en raison de l'universalité de application de ses découvertes. C'est la glorification de la microbiotique.

deîo'ûrm^î113"*^^1, déGret du 11 Juin im> ce P^, ment iZr ' i?™ dé°erné en 1887> Par ^ gouvernerélect H r ' a 1 aUt6Ur de la ^couverte qui rendra des annl ï™^ a mterve™ avec économie dans l'une TlZtTtT SU1Vantes : c°™ie source de chaleur, missZ nonr lPU!SSanCue méca»i(ï^, de moyen de tran^ mission pour les dépêches ou de traitement pour les ma-

cours S? t t0UteS 1CS nations sont admis au conau i iVv rll 30 JUm 1887' en adressant leurs travaux au jury d examen nommé à cet effet.

Académie de médecine de Paris.

Prix de l'Académie, 1883. Déterminer la valeur clinique des procédés antiseptiques dans la pratique chirurgicale. 1 000 francs.

prix portai. Le tubercule est-il de nature parasitaire?

1 000 francs.

prix civrieux. Paralysies et contractures hystériques. 2000 francs.

prix capuron. De l'influence des bains de mer sur la scrofule des enfants. 2 000 francs, prix Barbier. 2 000 francs. (Voy. année 1878.) Prix Godard. Au meilleur travail de pathologie interne.

2 000 francs.

Prix Desportes. 1 500 francs. (Voy. année 1881.)

Prix Buignet. Au meilleur travail, manuscrit ou imprimé, original et français, sur les applications de la physique ou de la chimie aux sciences médicales. 1 &00 francs.

prix Daudet. Du lymphadénome. 1 500 francs.

Prix Amassât. Recherches basées sur l'anatomie et rexpérimentaUonréalisantoupréparantle progrès le plus importantdanslathérapeutiquechirurgicale.2000francs.

Prix Stanski. Existence ou non-existence de la contagion miasmatique par infection ou par contagion a distance. 1 000 francs.

Prix Huguier. Au meilleur travail, manuscrit ou imprimé original et français, sur les maladies des femmes ^ spécialement le traitement chirurgica de ces . affections, non compris les accouchements. 3 000 francs.

Prix Saint-Lager. 1 500 francs, pour 1 expérimentateur qui aura réussi à produire la tumeur thyroïdienne.

Prix saint-Paul. 25 000 francs. (Voy. année 1880.)

Prix A. Monbinne. Subvention annuelle de 1 500 francs,

•ou biennale de préférence, à des missions scientifiques d'intérêt médical, chirurgical ou vétérinaire.

Prix de l'hygiène de l'enfance. Observations précises sur le rôle que peut jouer, dans la pathologie infantile le travail de la première dentition. 2000 francs.

Prix Vernois. Au meilleur travail sur l'hygiène. 800 fr.

Les mémoires et ouvrages destinés à ces prix doivent •être envoyés a l'Académie avant le 1er juillet 1883 Ecdtg en français ou en latin, ils seront accompagnés d'un pli cacheté, avec devise incliquant les noms et adresses des auteurs des travaux manuscrits. Les concurrents aux prix Godard, Barbier, Huguier, Desportes, Buignet, Amussat Vernois, Saint-Paul et Stanski sont exceptés de cette disposition.

Mme Renard, au nom de son premier mari M le

i0n^U? Perr01V fait d0n à ^Académie d'une somme* de 0 000 francs, destinée à fonder un prix quinquennal de ï> 000 francs. Ce prix sera décerné à l'auteur du travail

cineaUra rCahSé 16 Pr0grès Ie plus imP°rtant en méde-

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