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On sait que ces alcaloïdes se forment clans l'économie vivante, au cours de divers états pathologiques, de même qu'à l'état physiologique dans plusieurs sécrétions. De là leur importance, quand l'élimination spontanée n'en est pas immédiate. Leur action peut ainsi se confondre avec celle des microbes dans la production de certaines maladies.
En recueillant les urines d'un grand nombre de malades atteints de fièvre typhoïde, pleurésie, pneumonie, ictère malin, ayant le caractère infectieux, le professeur Bouchard en a extrait des matières tout à fait analogues, par leurs caractères physiques et chimiques, aux alcaloïdes végétaux. Ils se développent alors chez l'homme et les animaux vivants, comme ils se produisent, après la mort, par invasion clans l'organisme d'agents végétaux inférieurs. On ne parvient à constater leur existence qu'en opérant sur 15 à 20 litres d'urine, réduits par évaporation à quelques centimètres cubes,' dont on isole les alcaloïdes par divers réactifs. Leur proportion ne dépasse pas un milligramme par vingt-quatre heures; mais leur puissance toxique est si grande que leurs effets sur l'organisme sont explicables, quoique les expériences d'inoculation sur les animaux soient restées jusqu'ici négatives. (Soc. de biol., 5 août.)
La présence de ces alcaloïdes dans les urines normales, constatée par M. Pouchet, a été confirmée par 1 auteur et tend ainsi à ruiner son interprétation exclusive dans les maladies infectieuses. Mais, en trouvant ces mêmes alcaloïdes dans les matières fécales normales, dont les uns sont solubles dans 1 elher et d'autres dans le chloroforme, il en infère qu'ils peuvent être fabriques dans 1 intestin, résorbés, versés dans le sang et élimines par es urines à l'état normal : hypothèse ~ °e fU ,ls toujours en moindre proportion ci que dans les selles. Leur principal siège de formaton ZTâ°nG ?T rinteStin : d où leur augmentahTin l !ladl,e? qui gèrent les putréfactions intestinales, soit qu'ils aient pour origine les microbes répandus dans l'organisme, soit autrement, comme M. Quinquaud l'affirme. (Revue de méd., octobre.)
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Distinction médico-légale avec les alcaloïdes végétaux. La confusion facile des alcaloïdes cadavériques avec la plupart des alcaloïdes toxiques ne pouvait manquer d'être invoquée par les avocats, dans certains cas d'empoisonnement douteux. C'est un moyen habile de mettre les jurés dans l'embarras de se prononcer. Ainsi le fit, devant la cour d'assises d'Epinal, l'avocat des accusés, malgré l'analyse des organes de la jeune fille, ayant donné une substance pesant environ 1 gr. 8."» et contenant la moitié de son poids de beaux cristaux, présentant toutes les réactions physiques, chimiques et physiologiques de la strychnine. Dans l'impossibilité d'établir par les réactifs les différences avec les ptomaînes, c'est dans la quantité proportionnelle des deux alcaloïdes que M. Garnier trouve le moyen de résoudre la difficulté. Le plus souvent, l'expert, appelé a opérer peu après la mort, est dans des conditions favorables a cet effet, car, si l'exhumation a tardé, la putréfaction est considérablement ralentie par la soustraction du cadavre à Faction de l'air et de la température de 1 atmosphère, de sorte que le développement des alcaloïdes cadavériques est peu avancé. D'autre part, la quantité de poison administrée est toujours bien plus considérable que celle qui constitue la dose toxique, et la même influence qui a retardé le développement des ptomaines se sera opposée à la transformation du toxique. Si donc l'expert arrive à isoler une certaine proportion d alcaloïde crïstallisable à l'état libre et présentant un accord parfait dans ses divers caractères avec ceux d un poison végétal, lors même qu'il présenterait plus ou moins la réaction d'une ptomaïne, que l'on n aura pu éviter totalement, il aura le droit de conclure a la présence de ce poison, surtout s'il insiste sur ce fait que, malgré l'assertion de certain avocat, la réaction physiologique est décisive, et que la persistance de 1 impressionnabilité du muscle au courant d induction est exclusive d'une ptomaïne.
Les difficultés de l'expertise ne sont donc pas insurmontables, et, en attendant que l'étude des ptomaines se précise et se complète, pour mettre les médecins légistes fl'abri des objections qui peuvent leur être faites, c est
clans les caractères précités qu'ils devront insister pour communiquer aux juges leur conviction personnelle sur la nature du poison. (Revue méd. de l'Est, et Soc. de mèd. de Nancy, juillet.)
RAGE. On s'aperçoit de plus en plus, en étudiant cette effrayante maladie, qu'elle n'est pas seulement une des plus difficiles à guérir, mais à reconnaître, malgré ses caractères bien tranchés dans la plupart des cas. De même qu'elle revêt plusieurs formes chez le chien, où elle se développe spontanément, et qui en est la' source par excellence, elle en a plusieurs chez l'homme, où la vraie rage ne se montre jamais que par inoculation. Son incubation a ainsi une durée variable suivant les individus, et ses manifestations extérieures diffèrent même, suivant le caractère, le tempérament de chacun. Elle affecte surtout un appareil effrayant chez les personnes impressionnables, nerveuses, sanguines, et c'est ainsi que la peur, la crainte de cette maladie suffit, non a la développer assurément, mais à provoquer des symptomes nerveux qui la simulent. Plusieurs névroses convulsives, spasmodiques, peuvent faire croire à la rage et la simuler aux yeux des meilleurs observateurs, fin cas de guenson, on croit avoir guéri la vraie rage et la vogue populaire de certains remèdes, n'ayant eu réalité jamais guéri un seul enragé, n'aurait pas d'autre origine que cette erreur.
Ces considérations sont justifiées par un fait récent, qui a mis ces questions à l'ordre du jour. Un berger de rente-huit ans est mordu par un chien enragé errant le 16 avril, ainsi qu'une femme et une petite fille. Il s était cautérise seulement le lendemain. Le 48 mai, il apprend que la femme mordue comme lui était atteinte de la rage et mourait le lendemain. Préoccupé de ce fait il est pris cl une soif extraordinaire, avec difficulté d avaler dans la nuit du 21 au 22 mai; puis il devint agite, inquiet, errant sans but, s'arrêtant dans plusieurs
414 nAGE
maisons pour boire du café ou du cidre et n'en pouvant avaler que quelques gorgées. 11 étouffe, court subitement sans motif, manifeste des envies de mordre en effrayant les voisins, qui le garrottent aussitôt et le transportent à l'Hôtel-Dieu de Caen, à 10 kilomètres du village. Il se mord lui-même à la main gauche pendant le trajet.
Admis comme atteint de rage par le docteur Denis Dumont, on constate qu'il demande souvent à boire, repoussant avec énergie tout autre liquide que le cidre, dont il met une gorgée dans sa bouche en la rejetant violemment aussitôt. 11 se plaignait d'un poids sur la poitrine, de douleurs vives dans la gorge, et priait qu'on le fît mourir. Il avait souvent des crises, pendant lesquelles il perdait connaissance ou voulait mordre, cherchant à saisir avec les dents tout ce qui se trouvait à sa portée.
Le traitement consista d'abord en bromure de potassium, de 4 à 8 grammes par jour, sirop de codéine, chloral, et ensuite en injections sous-cutanées de nitrate de pilocarpine, répétées trois fois par jour, puis deux
fois à la fin. . ,
Sous l'influence de cette médication, les crises s éloignèrent de plus en plus, la dysphagie diminua, puis cessa; l'agitation disparut, l'appétit revint; et, au bout de quinze jours, la guérison pouvait être considérée comme complète.
La nature rabique de ce mal paraissait donc bien indubitable, et l'observateur distingué de ce fait vint la soutenir avec conviction devant l'Académie de médecine, en se fondant sur la morsure d'un chien enrage, la période d'incubation ordinaire de trente-six jours, i agitation prodromique avec allées et venues sans motifs, le prurit partant de l'avant-bras, où siégeait la morsure avant le premier accès, une soif intense avec une vive douleur de la gorge et contraction ^modique a Ç bar que tentative de déglutition, la répulsion des . qui es et les excitations provoquées surtout par le b uit des dents, la connaissance revenant après la crise, les convulsions latérales, la tendance à mordre et les morsures l'anxiété précordiale, la raucité de la voix avec aboie ment au début des accès. De ce tableau complet, 1 auteui
concluait que les injections de pilocarpine avaient guéri la rage.
Mais M. Bouley, rapporteur, n'est pas de cet avis, qu'il a fait partager à la commission. Tout en reconnaissant les preuves de la rage, il est frappé de ce que ce berger n'est pris de ces symptômes qu'en apprenant la mort de la femme qui a été mordue comme lui par le même chien. Et, soupçonnant que son imagination seule a été atteinte, l'explosion des crises, des aboiements, de la fureur de mordre, l'impossibilité d'avaler est d'autant plus simple et naturelle que cet homme est berger et connaît tous les phénomènes rabiques.
Voilà toute l'explication, et trois observations sont citées à l'appui, montrant que trois hommes ont, comme Grillé, présenté tous les phénomènes cle la rage après avoir été mordus par des animaux qu'ils croyaient enragés pour avoir disparu, et qui guérirent subitement cà la vue de ces mêmes chiens et chats revenus au logis. La cessation subite et complète de tous les accidents, par la preuve même de leur erreur, montre bien qu'ils étaient produits sous l'influence unique de l'imagination; mais il n'en est pas de même dans le cas actuel. La guérison n'a été obtenue que graduellement et par un traitement actif, sans rien qui pût agir sur l'imagination directement. D'ailleurs, ce berger présentait un stigmate de rage au-dessus du pouvoir de la volonté et cle l'imagination : la rupture de la cicatrice déjà ancienne de la morsure et l'écoulement sanieux de la plaie en résultant au moment des crises. Cette différence est donc capitale et met ce cas tout à fait hors de pair.
Pour triompher de cet argument irréfutable, M. Bouley assimile ce stigmate à ceux, mêmes sanglants et suppurants observés chez certaines hystériques sous 1 influence de la men-truation. L'imagination y était donc tout a lait étrangère. Il veut en démontrer le rôle ou elle n existait pas, tandis qu'il ne la rend ni évidente ni distincte ou elle peut être soupçonnée. Ces objections spéculatives ne peuvent annihiler le fait en question. La guer.son seule, par son extrême rareté, les iustilie, et cest pourquoi il est regrettable que l'inoculation expérimentale de la salive de ce berger n'ait pas
été faite sur des chiens, pour en mettre la virulence hors de contestation. C'est l'épreuve absolument indispensable aujourd'hui, en cas de guérison, pour n'en pas faire une rage imaginaire.
Siège. L'influence de l'imagination et du système nerveux, en général, sur les symptômes de la rage, est rendue d'autant plus probable que le siège du virus se localise de plus en plus dans les centres nerveux, la région bulbaire en particulier, par les lésions rencontrées à l'autopsie d'hommes et d'animaux morts hydrophobes. M. Pasteur ayant réussi à la communiquer à des animaux en leur inoculant directement, par la trépanation, du tissu des centres nerveux : cerveau, bulbe, moelle d'animaux enragés, considère cette expérience comme démonstrative. Le bulbe rachidien d'une personne et d'un animal quelconque, morts enrages, est toujours virulent, comme les différentes parties de l'encéphale et cle la moelle, tant qu'elles ne sont pas envahies par la putréfaction, qui en détruit la virulence en tuant le microbe qui s'y rencontre. Un cerveau rabique a pu être conservé pendant trois semaines, en le tenant dans une température de 12" environ. On espère ainsi rendre appréciable, sous la forme d un microbe de la salive, le virus de la rage, et parvenir, en 1 atténuant par la culture, à l'inoculer comme un vaccin preseryatit. Quatre chiens seraient déjà dans cet état d'impossibilité de devenir enragés, quels que soient le mode d inoculation et l'intensité de la virulence de la matière rabique, tandis que d'autres chiens témoins, inocules simultanément, meurent bientôt enragés. (Acad. des sciences et de méd., décembre.)
• On se demande si ces découvertes, résultant exclusivement d'expériences faites in anima vili, par des procédés inconnus et compliqués, comme pour le charbon, pourront jamais servir à l'extinction de la rage ou a sa Suérison chez l'homme, comme chez le chien. Tout opposés à ceux de la vaccine contre la variole, ces procèdes ne sont pas en effet à la portée des praticiens, ni médecins ni vétérinaires, et restent à peu près le privilège et le monopole des inventeurs. Etrangers a la médecine et a
l'observation clinique des malades, ceux-ci ne peuvent en connaître ni les lois ni les secrets. Ils agissent dans un monde tout nouveau et spéculatif d'entités microbiques, d'organismes infinitésimaux, en dehors des lois ordinaires de la vie humaine et qui n'ont rien de commun avec la réalité de la pratique. Aussi bien M. Pasteur met-il encore en question si ces quatre chiens, au lieu d'être guéris de la rage par ses vaccinations, n'y sont pas tout simplement réfractaires, comme il en est de certains hommes pour les différents virus....?
Lésions des glandes sous-maxillaires. Les recherches du docteur Elsenberg (de Varsovie), sur 12 chiens enragés, ont montré de nombreuses cellules dans le tissu interstitiel, de nature lymphoïde pour la plupart. Elles l'infiltraient à divers degrés et en différentes parties. Elles abondaient surtout autour des petits conduits plutôt que des vaisseaux, et leur accumulation, de 1 à 2 millimètres de diamètre, simulait un foyer de suppuration; l'infiltration était plus légère cà la périphérie. De petites cellules parfois en rangées étaient accumulées entre ces lobules. Dans le tissu connectif dense, autour des grands conduits et vaisseaux, les cellules étaient comparativement rares. Une infiltration modérée existait aussi dans le tissu nerveux ganglionnaire. Le sang, distendant les vaisseaux, contenait beaucoup de leucocytes réunis contre les parois, et toutes les apparences étaient en harmonie avec cette idée que ces cellules lymphoïdes provenaient de ces leucocytes. Les alvéoles de la-glande étaient rétrécîtes par l'infiltration, avec altération des cellules épitheliales, diminuées de volume et infiltrées d'éléments lymphoïdes. De larges granules s'y trouvaient, remplissant les alvéoles.
Des altérations semblables furent trouvées clans les glandes sublinguales, avec changements moins étendus des cellules. Elles étaient encore plus légères dans les glandes lacrymales et ne se révélaient que comme une infiltration du tissu interstitiel; la glande parotide au rantraire était parfaitement normale dans la plupart des 3as. Les altérations trouvées dans 3 étaient semblables xux précédentes.
Dans un seul examen de ces glandes, chez un homme enragé, des altérations semblables ont été rencontrées : infiltration leucocytique, changements partiels des cellules glandulaires, et transformation protoplasmique des cellules muqueuses.
Ces lésions, ne pouvant être attribuées à la salivation chez le chien, sont rapportées à l'inflammation, et leur constance semble résulter de l'excrétion du poison par ces glandes, dont la parotide est exempte. Elles constitueraient donc une ressource pour le diagnostic de la rage après la mort. (Virchow Archiv et Lancet, 11 mars.)
Pilocarpine. En raison de ses effets manifestes sur la salivation, ce nouveau remède à la mode a été logiquement employé contre la rage, en injections hypodermiques de 2 centigrammes chacune, contre les accès d'un homme de trente-huit ans, mordu à la main par un chien enragé, deux mois auparavant. Une abondante salivation et des sueurs en résultèrent, comme à l'ordinaire. Tout en amenant de terribles paroxysmes de suffocation, les souffrances en étaient diminuées ensuite. La soif, augmentée par ces pertes, ne pouvant être satisfaite, par l'impossibilité d'avaler, un tube fut introduit dans l'œsophage, pour conduire les liquides dans l'estomac. Néanmoins, quarante-huit heures après le début de ce traitement, cet homme mourait subitement, assis sur son lit et en parlant. (France mèd.)
Les six cas de rage traités aussi infructueusement par M Dujardin-Beaumetz et un septième par le professeur Sée avec ce médicament montrent que la guérison obtenue par le docteur Denis Dumont ne peut lui être attribuée. Les expériences récentes faites sur les animaux par différents vétérinaires, sur l'annonce de cette guérison, ont d'ailleurs été des plus décisives. Le professeur Nocard d'Alfort, qui de mars à juin 1878 avait pratiqué des injections hypodermiques de nitrate de pilocarpine a G chiens atteints de rage furieuse, n'avait pas observe la moindre atténuation des symptômes. Deux chiens, atteints l'un de rage furieuse et l'autre de rage mue, soumis depuis à ces injections, ont aussi succombé, de même qu un cheval de grande valeur, mordu à la lèvre inférieure
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par un chien enragé. Malgré des injections de 12 centigrammes de substance active et une salivation abondante avec sueur profuse en résultant pendant une heure et demie environ, aucune amélioration ne s'est manifestée. Les crises ont même semblé redoubler de fréquence et d'intensité après une seconde injection de 16 centigrammes, et l'animal succomba clans d'horribles souf- . frances, après s'être fracturé la mâchoire inférieure en mordant sa mangeoire.
Afin de rendre ces expériences plus concluantes, trois jeunes chevreaux, qui prennent très facilement la rage, sont inoculés le 23 juin avec la solution de 2 grammes de la substance bulbaire d'un chien enragé furieux, par injection dans la cavité arachnoïdienne. Le septième jour, et sans qu'aucun symptôme de rage se manifeste encore,' des injections préventives de chlorhydrate de pilocarpine sont pratiquées, sans empêcher le développement de tous les symptôme rabiques quelques jours après et la mort consécutive. On ne peut donc attendre aucune action curative, prophylactique ni sédative de la pilocarpine contre la rage. {Archiv. vétérinaires, n° 17, et Joum. de tixèrap., n° 19.)
Pas plus qu'aucun des autres moyens proposés et essayés publiquement par le Conseil d'hygiène et le Comité de la rage, celui-ci n'est efficace, pas plus pour la prévenir que pour la guérir. De là l'incrédulité générale sur sa guérison réelle et les espérances que font naître les vaccinations de M. Pasteur sur les chiens pour s'en mettre à l'abri.
RÉSECTIONS. Ce mot continue à être détourné de son acception ordinaire au retranchement partiel des os, en s appliquant le plus souvent aux parties molles. La première diminue autant que celle-ci augmente tous les jours. Les organes creux, comme l'estomac, l'intestin, en son particulièrement l'objet, et des exemples s'en trouvent ainsi relates a Estomac, Hernies. Le pylore est devenu surtout le point de mire des plus audacieux opérateurs. C est a qui y portera le couteau, et ils rivalisent a qui mieux mieux pour l'exciser, en s'inquiétant plus du succès ou de la réussite de l'opération que de la vie
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de l'opéré. La résection s'est ainsi introduite en Italie (Voy. Cancer du pylore), et M. Sydney Jones l'a exécutée avec éclat, le 17 octobre dernier, à Saint-Thomas hospital,suv un homme de cinquante-sept ans, pour un cancer; 52 sutures furent nécessaires pour la réunion des parties'divisées, et l'opération dura trois heures et demie. L'opéré ne put survivre au shock en résultant et s'éteignit trois heures après son réveil, en accusant de viofentes souffrances; mais l'autopsie montra la réussite de l'opération, comme en Italie, et l'honneur chirurgical est satisfait. (Lancef, 25 novembre.) .......
On a même tenté la résection de la vésicule biliaire, signalée à Chirurgie ; on verra par quels motifs les chirurgiens allemands, qui sont les promoteurs de cette chirurgie hasardée et expérimentale sur l'homme, ont justifié cette nouvelle opération. Celle du côlon, consacrée par son nom spécial avec des exemples et des perfectionnements à l'appui (Voy. Colotomie), va ainsi nécessiter un terme analogue pour la résection des nerfs, crue celui de névrotomie n'exprime plus exactement et dont l'exemple le plus remarquable est à Torticolis Après ces indications bibliographiques, passons en détail aux véritables résections osseuses.
Résection du coude. Une jeune fille de dix-huit ans, avant eu une série d'abcès épiphysaires à la suite d'une rougeole survenue cinq ans auparavant, fut atteinte d'une arthrite symptomatique du coude gauche terminée par ankylose osseuse, avec persistance d une fistule et atrophie musculaire très prononcée. La rupture ayant ete impossible, le docteur Pozzi sépara les surfaces articulaires avec le maillet et le marteau et réséqua ensuite 8 centimètres de l'extrémité des os.
A l'examen de l'opérée six mois après, elle est guérie, sauf une toute petite fistule postérieure; la flexion se fïït complètement, la mobilité latérale etan relativej ment peu prononcée. Elle soulève un poids de 10 kilo avec ce bras. Ce résultat s'améliorera encore. (Soc. de
en a été présenté par M. Ollier sur une pièce pathologique que l'opère lui a léguée en
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mourant. C'était un homme de vingt-sept ans, atteint d'une ostéo-arthrite fongueuse suppurant depuis huit ans. Scrofuleux et présentant des accidents nombreux et variés de cette diathèse, il ne se trouvait donc pas dans des conditions très brillantes. 4 centimètres d'humérus, ainsi que la partie supérieure du cubitus et du radius, furent réséqués en 1873.
Quand le malade quitta l'hôpital, il avait retrouvé la plupart de ses mouvements. La flexion était complète l'extension presque satisfaisante. Il y avait des mouvements de pronation et de supination suffisants au point de vue pratique. Enfin, détail important, il pouvait tenir a bras tendu un poids de 10 kilogrammes. La guérison était donc bien complète.
Cet homme a succombé à une autre affection en 1882 et l'examen de la pièce montre que les muscles ont tous conservé leur insertion normale. Les ligaments sont d une perfection irréprochable. L'humérus présente de 15 à 16 millimètres de néoformation longitudinale. Jamais, en effet, la récupération longitudinale n'est complète, même chez les enfants, à cause de l'enlèvement des cartilages de formation. La néoformation latérale est également satisfaisante. Deux tubercules se sont organisés aux deux extrémités du diamètre transversal, comme sur d'autres opérés. Ils sont très importants au point de vue delà démonstration, car ils empêchent tout mouvement latéral et contribuent grandement a la constitution du type de l'articulation nouvelle Loiecrane est reformé et présente l'aspect d'une large apophyse. Il y a une véritable tête radiale. Pas de cartilage. Jamais en effet, même chez les enfants, on n'observe dans 1 articulation que du tissu chondroïde. Une sorte de synovie baigne les surfaces en contact Ln résumé, si cette articulation nouvelle n'est pas
d^ra^m'b ^le " rarticulati™ ^ coude, elle est nh vïn évidemment construite sur le même typn
phys olog.que. C est un ginglyme, et, à ce point de vue elle démontre absolument la vérité de la reconstitution!
niè^ paTM Sée8'1?1? dU?°Ude' ^née dei"
mcre par M See a donne un résultat pratique très satisfa.sant. Il se demande comment on peut ménageHa
GARNIER. xvmi *
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capsule dans le cas de fongosités considérables. « Je ne les racle ni ne les enlève, je les brûle, » répond M. Ollier ; modifiées par les caustiques, elles disparaissent par le pansement à l'iodôforme. {Idem, 19 avril, et Gaz. hebdom., n° 16.)
Résection du poignet. Pratiquée pour la première fois par Moreau (de Bar-le-Duc), il y a près d'un siècle, cette grave et difficile opération a perdu peu à peu son crédit, par l'impossibilité de rendre l'usage de la main. M. Ollier fait appel de ce jugement défavorable, et malgré la difficulté d'appliquer la méthode sous-périostée à ces petits os du carpe, lorsqu'ils sont nécrosés, il prétend favoriser leur reproduction par la cautérisation chez les enfants et leur excision chez les adultes, grâce à la méthode phéniquée. Une masse ostéo-fibreuse peut ainsi remplacer les deux rangées du carpe. Ce sont des grains osseux disséminés dans une gangue fibreuse assez épaisse et résistante pour servir de point d'appui à la main et assez souple aussi pour lui permettre de se mouvoir sur l'avant-bras.
L'âo-e du sujet et les conditions anatomiques de la o-aine°périostéo-capsulaire sont les principales causes de cette reconstitution. Dans les ostéo-arthrites fongueuses, la gaine est transformée en partie en tissu de granulations, et les petits os du carpe sont plus ou moins isoles par les fongosités. Mais, à moins qu'ils ne soient complètement nécrosés, ils tiennent par une partie de leur revêtement fibreux, et c'est là qu'il faut les séparer méthodiquement et sans violence des tissus encore résistants, au moyen de la rugine. Il ne faut pas, d autre part enlever systématiquement toutes les parties fongueuses; il faut les modifier par le fer rouge ou le chlorure de zinc, de manière à changer leur vitalité et à susciter des processus plastiques, là où s'accomplissaient antérieurement des processus destructeurs. G est en ménageant ainsi tout ce qui est sain ou suscep .b e de redevenir sain que l'on conserve les éléments de là reconstitution ultérieure de ces articulations complinuées dans leur structure.
5 que ces granulations présentent les caractères
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histologiques de la tuberculose et soient constituées par de nombreux follicules tuberculeux, on les ramène à letat de granulations simples par des cautérisations successives qui n'ont pas pour but de les détruire, mais de les modifier. Et si le sujet n'est pas atteint de tuberculose des organes internes, on arrive à les transformer en tissu sclereux stable et susceptible de s'organiser
et les oT XSl ■ °Sté0;fbreUTSe distincfce< e»tre le métacarpe et les os de 1 avan -bras. Le pansement à l'iodoforme est très utde en pareil cas.
Les résultats obtenus paraissent devoir étendre ces applications aux ostéo-arthrites du poignet et surtout aux suppurations carpiennes d'origine traumatique. L'ablation de ces os est suivie clans ce cas d'une reconstitution plus rapide, d'autant que les gaines tenSses voisines n'ont pas subi les altérations profondes au! empêchent le retour des mouvements des doigïs *
Sur do cas d'ablation totale du carpe ou résection radm-carpienne, les 4 premières ont donné des résultats très impar aits , mais les dernières sont beaucoup plus satisfaisantes. L'articulation nouvelle a pu être constatée dans plusieurs cas, permettant aux opérés de se servir de la main, pour les petits usages de la vie et même de se livrer a un certain travail. En voici deux exemples
Un opère depuis deux ans soulève avec les do Us' et
Z 0 tn™^<rdr qUeIqUeS — ^s, un t ids .nnf ii 'r ,S0S cUlcarPe avaient été enlevés
sauf le pisiforme, la surface articulaire et l'apophyse styloide du cubitus, l'extrémité inférieure des deuxième quatrième et cinquième métacarpiens et la totalité dn troisième, ainsi que le doigt qu'il support ^ ^
Un autre opère, auquel ont été enlevées il y a onze
et est devenu habile dans l'exerrinp r\+r + V,
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succès - sur 6 opérés, M. Verneuil en a perdu 5; d'autres résultats montrent 39 insuccès sur GO opérés. D ou il conclut que la grande perfection des méthodes de pansement n'a pas d'action sur le tempérament scrofuleux Ces résultats sont donc contraires aux précédents.
Mais il résulte de la discussion soulevée à ce sujet entre MM. Ollier et Verneuil, qu'il faut supprimer les résultai des résections traumatiques, traitées par la contention grâce à la méthode antiseptique. Si celle-ci permet la résection dans les cas pathologiques, a 1 aide d'incisions, de cautérisations, ces opérations ne sont jamais que palliatives chez les scrofuleux sau quelques rares succès définitifs, comme l'unique cite ci-dessus par M Ollier Ces opérés meurent souvent quelques années après et ce n'est qu'une prolongation de l'existence. Ces dernières résections ne peuvent être envisagées qu'à ce point de vue et condamnent la résécomanie : c es chirurgiens anglais, il y a quelques années, et des Allemands actuels. {Association française.)
Résection du genou. De l'analyse de 14 opérations faites dans son service de l'hôpital de Dublin pour des maladies chroniques, -le docteur ^^veU gisons complètes. Trois fois on dut pratiquer une amputation secondaire, dont un seul opère guérit.
Ces résultats favorables sont attribués au procède d'immobilisation du membre. Des rouleaux de flanelle soXlacés de chaque côté de la jambe et de là cuisse; Seux iteïles de tô e perforées sont appliquées exacte- S s u la cuisse et la jambe, et maintenues par une rafre Pièce de fer. Un tourniquet s'appuyant sur des Xaues placées en avant maintient les os dans immohihte Le membre est entouré d'un appareil plâtre et, ïenda* Tt ce te opération, on donne à la jambe la position ^"eUe ^ doit occuper par rapport à la cuisse. Le pans ment est celui de Lister. Par ce moyen, on assure lim- So lotion absolue du membre et la PO^gJgH ÎSpéré de changer de position dans son ht. (Dubhn fourn. of med. science, février.)
' Résection des côtes. Voy. EMPYÈME, PLEURÉSIE SI l-