‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 52 sur 69 · RÉTRÉCISSEMENTS · texte numérisé non relu

RÉTRÉCISSEMENTS

RÉTRÉCISSEMENTS. Appliquant au canal nasal la dilatation brusque ou le cathétérisme forcé employé sur l'urèthre, M. Galezowski se sert à cet effet d'un instrument dilatateur en forme de sonde, dont le volume ne dépasse pas le n° 4 de Bowman. Une fois engagé jusqu'au fond, on le retire lentement, en pressant sur une seconde tige qui dédouble la sonde en deux en en aue mentant considérablement le volume, au point de corres pondre au no 40 ou 12. En ayant lieu par l'extraction de 1 instrument, et sans effort, cette dilatation est relativement peu douloureuse et rarement sanglante

Le manuel opératoire consiste, dès que°la pointe incisive a franchi l'embouchure du sac lacrymal et s'appuie sur la paroi postérieure osseuse, à relever l'instrument en lui donnant une direction verticale. On l'enfonce en sui te lentement dans le canal nasal, aussi profondément que possible. Il ne reste plus qu'à écarter les deux valves en appuyant avec le pouce sur le manche, pour que la dilatation, en le retirant, soit aussi complète que possible

Les suites sont des plus simples et sans réaction inflammatoire. Quand le sac lacrymal est suppuré et enflamme un cataplasme de fécule de riz pendant vingtquatre heures suffit à calmer l'inflammation consécutif Des sondes graduées sont introduites du 3° au 4° jour pour s assurer que les voies sont libres et les dilater au besoin. En cas de gonflement du sac, des onctions lotapîasmls : P°mmade SUivante> sont ^oié'es aux ca-

* vSnl d.°.U.ble. ^"«W 6 grammes.

Camphre

(Journ. de mèd. et chir. praL, art. 12168 )

lombaire gauche, et, en attirant le segment rétréci à travers la piaie, il appliqua une ligature au-dessus et audessous du rétrécissement et les fixa aux lèvres de l'incision. La partie rétrécie était annulaire et comprenait environ un pouce de l'intestin, ne pouvant admettre le n° 8 de la filière. Ce segment fut excisé et l'opérée guérit parfaitement.

Ce succès est un encouragement pour tenter de bonne heure l'excision de ces rétrécissements, dès que le diagnostic est établi. On pourrait tenter de même l'excision des tumeurs cancéreuses, qui réclament la colotomie quand elles sont accessibles par cette opération. D'où l'indication de la pratiquer plus tôt.

C'est le premier exemple de cette opération en Angleterre; mais M. Cripps croit qu'elle a été pratiquée en Allemagne l'année dernière. Le rétrécissement du pylore excisé par Billroth en est une autre application. Tous ces rétrécissements commençant par un dépôt de substance adénoïde dans le tissu sous-muqueux, la malignité pourrait en être prévenue, ainsi que leur récidive, en les enlevant de bonne heure. Cette opération simple serait infiniment moins grave que la laparotomie, pratiquée dans des cas analogues. Le rétrécissement annulaire fut ainsi rencontré au-dessus de la valvulve sigmoïde, dans un cas opéré par M. H. Marsh, il aurait pu être enlevé par une simple incision lombaire, sans faire courir le danger d'un si grand traumatisme. Quatre à cinq pouces du côlon descendant peuvent être mis à nu par l'incision ordinaire de Ta colotomie sur le cadavre et bien plus sur le vivant. Les neuf dixièmes des rétrécissements intestinaux, siégeant dans la portion descendante du côlon et le rectum, on a d autant plus de chance de les atteindre par cette opération. (Royal med. and chir. society, 28 mars.)

RHUMATISME . Idolâtres du fait, les médecins anglais ont encore essayé de préciser mathématiquement les principaux effets du salicylate de soude par la statistique, en les comparant avec ceux de la sal.cyne et autres méthodes de traitement les plus en vogue Son action est assez universellement constatée et confirmée pour

RHUMATISME 427 qu'il soit superflu d'en signaler tous les détails. Il suffira c e montrer par un exemple à quels minutieux détails ils sont descendus, sans aucun résultat nouveau. (Med bociety ofLondon, novembre 1881, et Lancet, janvier j En comparant 50 rhumatismes traités par 'acide sa l.cyhque et 35 par d'autres moyens, le docteur Russell constate que la chute de la température, dans les ^prem ers futmanifeste des la trente-troisième heure avec une durée de séjour a 1 hôpital de trente-huit jours. Chez 20 n aacles, la diminution des douleurs arriva dans les vZt quatre heures. Il n'y eut qu'un seul décès, quoique des" vomissements en soient résultés 3 fois, du Se 6 foîs et o fois de la péricarclite. eo I01S

Avec les autres moyens, la chute de la temnénture eut ieu après trente-six heures, et le séjour à ffipTtS fut de trente-neuf jours en moyeune wnq 1'!, nopital çident soit démontré. ^SCŒ Z hcy .que doit donc être très attentivement surveillée" (British med.journ., avril.) "mveiua»

Seijrle ergoté. C'est en l'employant par méWde au

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ies nous eliets. Chevallerau, en pratiquant une iniection d ergo me contre une hémorrhagie chez un rhumatisant constata également une amélioration réell^de l é ai gênerai et en renouvela ainsi l'emploi avec avant.L I abaisserait la température, abrégerait la durée de ÏfL lâche, éloignerait les complications cardiaque et les a egera.t. (^Yorkmed. journée étude 2s corn plete pourrait donc en fixer utilement les indications

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tous h. caractère, de l'os nouveau. etçt^S

blastes, rangés régulièrement à la surface des amas de matière calcaire de l'os en formation, passent à L'état d'éléments caractéristiques des os par envahissement progressif, en formant des exostoses et des stalactites. Les vaisseaux sanguins sont augmentés de nombre, et les anciens sont très dilatés. Le périoste est épaissi, sans suppuration ni formation cartilagineuse. Jamais les deux surfaces articulaires ne sont atteintes à la fois. Un seul os est augmenté de volume, sans altération de la diaphyse d'où une déformation caractéristique. La tête du tibia, 'par exemple, peut faire de chaque côté du pli articulaire une saillie notable par rapport aux condyles du fémur, n'offrant au contraire rien d'anormal. Les parties molles sont indemnes, et les mouvements limites s'accompagnent de craquements dus au frottement des stalactites de nouvelle formation et à l'érosion des cartilages articulaires. Consécutivement, l'extrémité articulaire juxtaposée peut être envahie par l'ostéite rhumatismale et toutes les articulations se prendre successivement, avec douleur des os à la pression. La face et tout le squelette présentent ainsi des déformations considérables, surtout aux extrémités, par l'ostéite inflammatoire chronique et l'hypertrophie osseuse en résultant, comme des observations en sont relatées.

De là sa confusion avec le rhumatisme goutteux, l'arthrite sèche et même le cancer des os. L'arthrite déformante des vieillards en serait la con séquence par les nodosités et les déformations des doigts signalées par M Charcot, et la raréfaction du tissu des extrémités articulaires. Sa manifestation à tous les âges, chez les suiets bien constitués, forts, vigoureux, sans rhumatisme antérieur ni complication cardiaque, qu'il n'entraîne Jamais à l'exception des autres formes, voila autant de 3cond tionB pour déterminer les plus funestes erreurs, sur* son diagnostic. Sa résistance aux traitements ordinaires, comme les vésicatoires, les cautérisations sur les imntnres en est une autre cause.

3 se développe particulièrement chez les personnes soumises lu froid et à l'humidité, habitant des loge- S fnsilubres, des --de-chaussée ou le soleil ne pénètre pas, vivant dans les caves, les egouts, ou

posées aux intempéries, comme les cochers. Le changement de lieu, de local et de profession peut seul amener la guérison. Il suffît à une femme qui l'avait contracté dans une maison malsaine, un appartement froid, exposé au nord, d'habiter un local sec et exposé en plein midi, pour s'en guérir en peu de temps. Les bains d'air chaud associés au régime lacté ont aussi de bons effets; mais les eaux d'Aix en Savoie sont le meilleur adjuvant de l'hygiène, qui en constitue le traitement fondamental. {Revue de mèd., septembre.)

Œdème rhumatismal sus-claviculaire. Signalée pour la première fois en 1879 par le professeur Verneuil, sous le nom de pseudo-lipôme de nature rhumatismale 'cette affection inconnue vient d'être décrite plus amplement par le professeur Potain, d'après une vingtaine de cas observés en ville et à l'hôpital depuis lors. C'est montrer qu'elle n'est pas très rare.

Il est caractérisé par une saillie qui transforme la dépression habituelle, existant au-dessus de la clavicule en une convexité dont le relief peut s'élever de deux à trois centimètres au-dessus du plan des parties voisines Elle se présente clans l'espace libre de la clavicule, au bord du trapèze et du sterno-mastoïdien, sans changement de couleur à la peau, ni dure, ni fluctuante, mais élastique sans douleur au toucher et sans garder l'empreinte du' doigt. Il ne faut pas la confondre toutefois avec la saillie normale qui se rencontre assez fréquemment, dans cette région, chez les femmes un peu obèses, d'autant moins qu elle est plus fréquente sur la femme que sur l'homme La plupart des sujets qui la présentaient étaient rhumatisants, avec manifestations évidentes de la diathese telles que douleurs vagues, mobiles, à retour fréquent' au niveau des jointures, dans les masses musculaires ou sur le trajet des nerfs. D'autres fois, ces douleurs étalent fixées sur les jointures, avec ou sans craquement rès fins pendant es mouvements. Une tuméfaction chronique ou douloureuse existait même chez la plupart notamment aux genoux, aux poignets, au oou-de-pïd et aux doigts, avec renflement des têtes phalangien es Depot unque de l'urine ou gravelle véritable

Sur les quatre hommes observés, trois étaient diabétiques, dont un avec prurit excessif, et l'autre avait une affection athéromateusc de l'aorte. Un état anormal du système nerveux existait chez la plupart des femmes, sous forme d'excitabilité vague ou d'hypocondrie. Des émotions, des chagrins avaient souvent précédé l'apparition de cet œdème, survenu plusieurs fois après la ] ménopause. Quand la trace de l'arthritisme se rencon- j trait dans l'ascendance, c'était toujours dans la ligne maternelle. L'existence de l'arthritisme était ainsi ordinairement bien affirmée.'

Cet œdème sus-claviculaire, existant parfois des deux côtés, se complique de tuméfactions absolument semblables sur d'autres points : les côtés du tendon rotulien et le tendon d'Achille, au voisinage des malléoles, au-dessous des bosses occipitales et dans les régions temporales parotidiennes, sous-maxillaires, deltoïdiennes et partout où le tissu cellulaire se surcharge de graisse ou de sérosité. Une boursouflure du dos des mains, surtout entre les articulations métacarpo-phalangiennes. ■ où de petites éminences sont séparées par des fossettes caractéristiques des mains d'arthritiques, en sont souvent le caractère. Un œdème sous-cutané léger du bas des jambes se rencontrait même chez huit des malades, laissant la dépression classique à la pression, bien qu'aucun obstacle quelconque à la circulation ni albuminurie ne pût être décelé. Cet œdème était purement arthritique, comme le pseudo-lipôme sus-claviculaire, et se rencontre même assez souvent isolément chez les rhumatisants. Il suffit d'être en puissance latente de la diathèse rhumatismale pour en être atteint. Il ne faut donc pas le confondre avec l'anasarque des maladies du cœur ou de l'albuminurie ni avec l'anasarque à fngoreM (Acad. de méd., 17 octobre.)

Sans être grave ni une cause de mort, cette mamtestation morbide est un signe évident d'arthritisme, dont il y a à se préoccuper, par les dangers auxquels cette diathèse expose, et une indication à suivre pour IhM giène et le traitement qu'elle réclame.

Un cas en a été constaté, d'après la lecture de cet article, par un praticien anglais, sur un homme de cm-.

quante-neuf ans, le consultant pour une douleur du cou après une récente chute. Une grosseur élastique indolore et sans changement cle couleur de la peau fut découverte dans la région sus-claviculaire gauche que cet homme considérait comme une bourse due à son habitude de porter des sacs de blé sur 1 épaule de ce cote. Mais une tumeur semblable, quoique moins grosse du cote oppose, contredisait cette supposition et l'on ne savait trop h quoi s'en tenir, lorsque cette lecture académique est venue éclairer le diagnostic

Cet homme a éprouvé en effet des douleurs rhumatismales des membres depuis plus de trente ans et souffre fréquemment de lumbago. Le genou droit et les articulations métacarpo-phalangiennes sont e-onflées avec craquements clans les mouvements, œdème des deux jambes. L'urine pâle, à 1016 de gravité dépose des hthates. C'est donc bien un véritable œdème rhu matismal. (Lancet, 2 décembre, p. 962.)

Cette observation d'un obscur praticien de province est un exemple frappant de l'influence décisive qu'une des cription claire et précise peut avoir sur l'avenir d'une découverte pathologique. Il résulte en effet des recher ches bibliographiques du docteur H. Petit que celle-ci faite en France par le professeur Verneuil, serait d'origine anglaise. Curling en a présenté ainsi deux obser valons avec autopsie chez deux petits crétins à la So ciete medico-chirurgicale de Londres en 1850 Vin°-t m* après seulement, 4 nouveaux faits analogues en songeâtes, toujours chez des crétins, et c'est ainsi que cette .umeur, regardée comme un signe presque nathno-nn unique du crétinisme sporadi?uef «H££2E ans les Dictionnaires, fut distinguée par W. Giûîde état cretinoide ou myxœdème observé en partie lier mez les adultes. Toutefois, l'œdème muqueux Véw, du ;ur toute la surface du corps, a été spécialement s gTalé somme plus saillant au cou, au-dessus des c Ses >ar divers observateurs du myxœdème, mais sTs cru è •ucun cl eux, dans les autopsies qu'ils firent, peiïïat à^e- «rder ce qu'il y avait dans cette saillie' sus-cla4uaire. (Gaz hebdom., n° 1, 1883.) Constaté ainsi dans des états différents des deux côtés

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