‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 55 sur 69 · SCIATIQUE · texte numérisé non relu

SCIATIQUE

fascia ou du périoste près de la hanche peuvent la simuler également. La véritable sciatique doit être basée exclusivement sur la douleur limitée au tronc du nerl clans la plus grande partie de son étendue. Ces exemples sont rares et les erreurs beaucoup plus fréquentes. (Med. Times and Gazette.)

L'auteur confond évidemment ici la névrite avec la névralgie du sciatique. Or tout praticien sait que celleci est aussi fréquente que la première est rare. C'est donc bien de la vraie sciatique. Un signe depuis longtemps indiqué par le professeur Lasègue peut lever toutes les indécisions. Il suffit de soulever la jambe atteinte à angle droit sur le tronc. Dans le cas de sciatique vraie, le patient accuse une douleur de plus en plus vive, à mesure que la traction du nerf a lieu, dont il indique le siège précis. Aucune autre affection douloureuse du membre inférieur ne produit le même effet. [Archiv. de mèd., mai.)

Étirement sous-cutanê du sciatique. Un nouveau procédé des plus simples paraît en vogue en Allemagne • c'est l'élongation de ce nerf sans couteau, m traumatisme, ni plaie. Le patient, couché sur le dos. est profondément anesthésié, et son fémur est alors fléchi avec un degré de force suffisante contre l'abdomen. La théorie est que, par ce procédé, le sciatique est étiré autour du col du fémur, et la pratique, entre les mains du professeur Nussbaûm, à Munich, et du professeur Billroth à Vienne, a été des plus satisfaisantes, d'après les résultats obtenus. Il n'y aurait aucun danger, quant a la luxation, la déchirure ou la fracture pouvant résulter de cette violente manipulation. (Lancet, 7 janvier.)

M Duiardin-Beaumetz en a aussitôt fait l'essai dans son 'service, sur un malade souffrant d'une sciatique depuis deux mois. Après l'anesthésie, sa cuisse fut fortement fléchie contre le tronc, et la jambe étendue sur la cuisse, de manière que le gros orteil touchât 1 oreille. Le lendemain, des douleurs ont été refse»ties.f muscles postérieurs de la cuisse au-dessus du creux poplité; mais elles ont disparu dès le lendemain, sans je reproduire depuis.

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