SCIATIQUE
Mais il ne s'est produit qu'une légère amélioration
SaSToe00^ tréVhGZ Un SeC°nd malade " trot Zt' £ 6 d0rigUîe médullai^ remontait à trois ans. Un craquement de mauvais augure se ma-
ifl^laf^r — « acgcideent ultérieur, n n en faut pas moins être très modéré dm*
^:t~vidAtoT' par crainte de
luxations ou des ruptures musculaires, comme elle*
^te%ir de son refroi-
Elongation C'est au contraire en découvrant le nerf savoir combien la tmérison n rlnro of -i ,ancfue est de et qui ne guéri, pas constamment Têffêt dans^™
n'est plus douteuse fl co„t,entT'e de 06 r*» radical pliquer indistinctem ,n "a sefa,,'^,?:"8,06 ''"P" est seule justiciable tandis™ 2 ue /diopathique en des ataxiques n'en son 'ui 'emini ^ f"3 gantes chlrurg., mars.) """ement améliorées. (Soc. de
Un succès remarquable en n ér» nk»„
ments depuis deux ans qtS ^ ^T^V™^ pour sa sciatiquc. Le 21 octobre fssi To 1 f P1';ailx procéda a lotion ^
438 SCLÉRODERMIE
un mois après l'opérée quittait l'hôpital parfaitement guérie. [Lancet, 1er juillet.)
SCLÉRODERMIE. A en juger par l'analyse très bien faite des dernières études sur cette maladie de la peau, on n'a encore que des données bien incertaines et contradictoires sur son origine et sa nature. Découverte par Thirial sous le nom de sclérème des adultes, elle a reçu son vrai nom de Gintrac, sans que, malgré cette denomination française et les nombreuses observations de l'étranger, on puisse lui découvrir une origine commune, uniforme. Les différences et les contradictions constatées sont encore plus nombreuses que ses analogies, et les diverses interprétations théoriques émises sur son mode de production n'ont encore pu rendre compte de tous les cas, malgré son siège externe. Le plus grand doute existe donc sur sa pathogénie. {Archiv. de med., janvier.)
De l'incertitude et le vague qui régnent à ce sujet resuite la facilité de lui assimiler des affections nouvelles, aussi étranees clans leur apparition qu'inconnues dans leur essence. Le myxœdème des Anglais est ainsi pour M. Bouchut, sans l'avoir jamais observe, une simple sclérodermie. Le siège particulier de celui-ci a la face, tandis que l'autre siège spécialement aux membres, suturait à les distinguer à première vue. Mais le nom de cachexie pachvclermique, qui lui a été donné en France, tend à rXocher ces deux affections, ayant bien d'autres S —, L'influence uniforme du froid humide sur leur production, l'abaissement gênerai de la température qui en est la conséquence et leur prédi ction marquée pour la femme en sont les plus saillants, avec Tel? ténacité, leur résistance aux divers moyens riP tmitement. (Voy. Myxoedème, lbbl.) d ZT^lTJeCtlnMen plus étrangère en apparence, lui a été également assimilée : c'est la striction spontanée, ïtrangleLent des doigts et des orteils pouvant envahi u u'aux membres et déterminant leur amputation spontanée ou leur chute. Une certaine analogie existe Tus ce rapport avec la variété de sclérodermie clac lienne signalée par quelques auteurs. C est, a^ec la len
SCROFULOSE 439
teur du développement et la marche du mal, à peu près le seul trait de ressemblance avec, Yainhum des nègres du Brésil. L'exemple récent et curieux de cette altération, observé en France, semble devoir justifier cette assimilation et expliquer plus rationnellement les amputations spontanées congénitales. (Voy. ce mot )
Puissent ces divers rapprochements éclairer 'la pathogenie de la sclérodermie et surtout son traitement!
SCROFULOSE. L'inoculation est employée aujourd'hui comme le réactif par excellence pour résoudre toutes les questions cliniques, même les plus compliquées. Elle est mise au-dessus de toute autre épreuve. Lorsque vint d Allemagne au nom de l'histologie, la doctrine de 1 identité de la scrofule et du tubercule, elle a été aussitôt arrêtée a 1 importation française, par cette épreuve histologique que la cellule géante comme le follicule cl origine non tuberculeuse ont une structure anatomique semblable a ces mêmes productions pathologiques véritablement et réellement tuberculeuses. La clinique étant aussi insuffisante à trancher la question, elle était restée al étude. M Hipp. Martin la résout d'une façon bien simple par des inoculations en séries, c'est-à-dire répétées successivement sur plusieurs animaux, pour mieux démontrer l'identité du produit inoculé
Il inocule ainsi par injections, dans le péritoine d'un cobaye adulte, 20 centigrammes de pus crémeux, pris dans 1 unique ganglion sous maxillaire, trouvé à l'autopsie d une fille de quatre ans, morte d une broncho-
fcrofuTe nenrlnT PreS6nté t0US les Atomes de la
îultronJ î T V1G' 6t nulle traoe de tubercule ne iuc trouvée après la mort
defranuHHon ?Kaye in0Culé mou™fc bie»tôt' avec toStaw ^^^«^««"eaà la surface du foie, sur et d\2l, 1 tuberC^fs transparents dans les poumons inocuTé^ SaneS- 2 ^"tigrammes de ces lésions sont oixa, e nonnn ^ CObaye' ^ meurt subitement tiques au premier, lesquelles, inoculées à un troisième cobaye, les reproduisent de même à sa mort D'où h
MO SCROFULOSE
preuve et la conclusion que la scrofule ganglionnaire de l'enfant contenait des germes tuberculeux.
La confirmation fut aussi facile. On introduit dans le péritoine d'un cobaye adulte un fragment du doigt médian, qui venait d'être amputé sur une orpheline des Enfants trouvés, âgée de treize ans, avec tous les caractères de la scrofule, mais sans engorgement ganglionnaire. Il n'y avait ni cellules géantes, ni follicules tuberculeux dans le voisinage de l'os nécrosé. L'animal meurt cinq semaines après, avec une tuberculose généralisée, et, un ganglion mésentérique de celui-ci ayant été introduit de même à un second et de celui-ci à un troisième, les mêmes phénomènes se reproduisirent uniformément.
Telles sont les preuves de la scrofule tuberculeuse, car, dit l'auteur, le tubercule engendre seul du tubercule, et tout corps étranger non tuberculeux, quel qu'il soit, s'il donne quelquefois des lésions pseudo-tuberculeuses, généralisées chez un premier animal, perd infailliblement toutes ses propriétés de généralisation lorsqu'on a recours à la méthode des inoculations en séries. Et il le démontre aussitôt par la relation de plusieurs inoculations semblables faites avec des corps étrangers, comme la poudre de lycopode et de cantharides, des fragments pathologiques divers, épithéliomateux et même cancéreux, sans que la vie ait été compromise, ni que des lésions tuberculeuses se soient manifestées. {Revue de mèd., avril.)
De par les inoculations en séries, voilà donc la scrotule taxée d'être sous la dépendance du virus tuberculeux, comme la tuberculose ; mais, comme dans certaines de ses manifestations elle en paraît exempte, ces inoculations pourront seules fournir les éléments d'un diagnostic indiscutable. Le cobaye ou le lapin serviront ainsi de réactifs aux scrofuleux dont on voudra connaître les propriétés virulentes. Devant la clinique insuffisante, ce sera l'épreuve infaillible.
Scrofulose oculaire. L'œil et la région orbitaire sont le siège de prédilection d'une série de lésions spéciales, superficielles ou profondes, alternantes , dont l'évolution sourde, la marche insidieuse, opiniâtre, constituent des
SCROFULOSE 4{j
caractères communs. Elles se développent spécialement clans 1 enfance et l'adolescence, en se Attachant à un caractère commun : la diathèse scrofuleuse. Les ostéites scrofuleuses, sur le bord externe ou supérieur de For
^'c"e s7u?T'aVe? ffmati0n d'abcès Produits pir pour se g lé; r demandeût S°UVGnt ^™
lezow^ dnTl raPPdlent Ia '^Philis, suivant M. Galezmvski, dont elles formeraient les accidents tertiaires Telles sont les périostites, les exostoses du toSÏ orbitaire externe qui lui sont spéciales. Une ÏZo^J une parente incontestable existent entre ces deux la'
S! ^ î af^Cti°nS en P^ulier. La scrofule nts ainsi que la fille heureusement dégénérée de son n£„i» la syphilis.Ce sont, comme disait sSritu?UemeSï des scrofulades de vérole L'héréd té nP7f f ^ rd' ou par atavisme. La génératioi^dan 0^ modifiât
ee^Llon^^ contre
son mariaee d'un? «vnh • ete aUemt> avant
traitemenfs^cifique ^^t^™6!1* grave- Un ment l'enfant. q tltUG' qui guerit complète-
guérissent souvent Î T^18, SCr°fuIeUSes itérées ne les malades ÎS â ^ Ie.mfrcure- " faut envoyer vivre au grand air J T?*' daHS les Pa^s chaiuls, toniques, Slede'foTe t morue ^ f^**™* «es surtout du mercure Tr ? ' 1 hydr°tuérapie, mais la gravité du mal ' lmtepieup ou en frictions, selon
dep^^ avait conservé,
d'une choro^^
SPLÉNECTOMIE
tions quotidiennes avec 4 grammes d'onguent napolitain. Non seulement les accidents syphilitiques disparurent; mais, malgré leur organisation ancienne, les glandes cervicales diminuèrent graduellement et disparurent, à son grand étonnement, comme à sa satisfaction.
Cette filiation est encore démontrée par l'exemple d'un vieux monsieur présentant un vaste ulcère allant de la paupière inférieure à la moitié supérieure de la joue. C'était un impétigo rodens eczémateux, dont le siège est particulier à cette région. Malgré les dénégations énergiques du malade sur l'origine syphilitique de cet ulcère, qui avait résisté au traitement de plusieurs médecins éminents, les frictions mercurielles furent prescrites et, après dix-huit mois de fréquentes visites à la clinique, cet homme était presque guéri. Il n'y a donc pas a hésiter, en pareil cas, à recourir à ce traitement. (J ournal de thèrap., n° 3.)
SPLÉIVECTOMIE. D'un tableau synoptique et analytique de 29 excisions de la rate, dressé par M. Herbert Collier, il résulte que sur 13 de ces opérations, exécutées pour diverses conditions morbides de la rate, sans leucocythemie, il y eut 8 guérisons et 5 décès ; tandis que, sur 16 operations faites contre la leucocythémie, tous les opères succombèrent invariablement. D'où la conclusion, admise par tous les cliniciens, ,que ce grave traumatisme n est pas indiqué contre la leucocythémie.
Cette statistique est malheureusement incomplète, car, d'après le docteur Nussbaûm, cette opération a ete exécutée, depuis 1867, 22 fois pour des maladies de cette û-lande et 26 fois pour des blessures, dont 16 guérisons. La conclusion tirée de la précédente statistique contre la leucocythémie en particulier n'est donc pas aussi probante qu'elle le paraît, puisqu'elle ne comprend pas le résultat de toutes les opérations. (Lancet, 11 février.)
A défaut d'avoir consulté cette contre-indication, M W Haward a subi un nouvel insuccès, chez une femme de quarante-neuf ans, n'ayant jamais eu de lièvres intermittentes. Souffrant du côté gauche depuis un an et demi, et une tumeur croissante s'y étant montrée depuis dix mois, dont le poids seul l'incommodait, elle entra
a 1 hôpital Saint-Georges pour en être débarrassée. La tumeur ferme, bien limitée et légèrement mobile, dépassait de trois pouces le milieu du ventre et descendait des fausses cotes jusqu'à l'aine. Absence de palpitations et de dyspnée; pas d'hémorrhagies, depuis trois ans que les règles ont cesse, ni d'anémie appréciable Une incision s étendant à deux pouces au-dessous de
inhfff ? Xypi\0Ïte ju8Suîà deux P°uces au-dessus du pubis faite sur la ligne blanche, mit rapidement la rate a nu et sans adhérences. Une déchirure à la partie inférieure et une hémorrhagie furent les seules complications de l'opération; mais, alors que le pansement se terminait, 1 opérée tomba soudainement dans le collapsus etmalgre la respiration artificielle et une injection d'éSer
rér?nr\TenrS SUrvinrent' etelle ^ccomba dans la soi^ ree. Si le chloroforme eut été administré au lieu de l'éther
2 MGUT iS" T^T fattribuer le «hock à son emploi dit M. L ster. La rate fut trouvée simplement hypertrophiée a 1 œil nu et au microscope ; mais une augmentions des leucocytes dans le sang suffit à faire cSmntr
^?iv °Perat°|^ d'après la statistique précédente a leucocythemie en étant généralement regardée maintenant comme une contre-indication formelle
A 1 appui, le docteur Steph. Mackensie cite le cas d'un
etœdèmTTb ntT* ™" ^ ™l«—e , avec ^mT T^l T' 16 Sang contenait un leucocyte sur 7 à 8 globules rouges. Il demandait à être opéré et fut en voye à London Hospilal à cet effet. SoumL préalable"
^^^li^^T^^ doubie' —
fatale dans ce Ï^C^ .
auSiIiTo!?i;Le VÎrUS Si redoutaWe et indéterminé jus- ^^^^^^ -a, enfin trouVe I
^■sks^^ Ayant excisé L ch--
dans un ballon remP i £ C fc^' S? le plasMt la méthode pastorieLe, à
demain, de nombreuses bactéridies, sous forme de bâtonnets, dû diamètre d'un globule sanguin et de longueur variable, composés d'une matière claire, sans trace de noyau, d'enveloppe ni de granulation.
Pour tout œil non prévenu et exercé, ce serait là de simples flocons ou filaments nuageux, dont les mouvements lents et presque inperceptibles résultant de leur oscillation au milieu du liquide ne sauraient constituer les caractères d'un être organisé et vivant. Mais, ô merveille ! il suffit d'injecter une certaine quantité de ce liquide, dans le tissu cellulaire de la région pénienne d'un petit cochon de" cinq mois pour observer les mêmes bactéridies, dès le lendemain encore, dans le sang de
l'animal. . , ,
A défaut d'avoir constaté préalablement qu il n en contenait pas, on pourrait récuser la filiation ou la mettre en doute ; mais la preuve s'en montra un mois après 1 inoculation. Des manifestations cutanées syphilitiques papuiosquameuses, que ni vétérinaires ni médecins n avaient iamais observées sur le porc, apparurent sur le ventre, en même temps que la chute des poils. Et, pour en établir la nature spécifique, une aiguille a vaccin, ayant ete chargée de la sérosité d'un chancre infectant, fut introduite à la même place, sur un autre cochon de quelques semaines, et non seulement son sang présenta de nouveau des bactéridies analogues le quatrième jour mais les manifestations cutanées ensuite. D'où a confirmation que c'est bien là le corps essentiel du délit, le microbe mfectieux transmissible au porc.
H est vrai que ces manifestations syphilitiques du cochon ont été purement éphémères et quen faisant inoculer ce liquide de culture à un porc et à un chevreau par un prSfësiur de l'Ecole d'Alfort, M. Nocard ne constata n bactéridie dans leur sang, ni aucune éruption cutanée ZnsïcvCe Ces expériences semblaient donc invalidées, lorsque 'auteur vient d'annoncer qu'il avait réussi a noouïer la syphilis directement de la femme au singe : ce au ne proïve rien en faveur de la prétendue bac er d ?e /philitique, qui pourrait bien n'être qu'une nébulosité de plus. (Acad. de mèd., septembre.)
Topographie des syphilides. Dans leur distribution
sur les différentes régions du corps, ces éruptions précZ«? Cerftaine^ 'Particularités qui ne se retrouvent pas dans les autres affections delà peau. Le docteur Mauriac, de 1 hôpital du Midi, leur assigne les sièges suivants d après leur nature :
La syphUide èrythêmateuse se rencontre principalement sur le tronc et les flancs, la partie interne des membres et plutôt celle qui se fléchit que celle qui s end
Lz forme papuleuse a son siège de prédilection sur la
mrti ul" 6 iadrer 6t lG fr°nt' à la racSle descheveu'en particulier, la partie supérieure du cou, le tronc et sur les membres, dans toutes les directions
prmaci^meÏtaHeMSe' ^ ^ S6S ™iétés> ™™lùt pieds! PaUme d6S maillS et la Plante des
Les syphilides pustuleuses, superficielles et imnèti gineuses, affectent le cuir chevelu! l^Te et eT^t ral les régions recouvertes de poils.
Vecthyma et le rupia attaquent de préférence les membres et en particulier les membres inférieurs le coerSpïWPh°nS tuberculeuses ^nt disséminées sur tout
Toute la surface cutanée peut donc se recouvrir d'érun
tz:/!^:t?f^ parties —^entpotz
ormer except on a cette règle, comme la région clavien la.re et sternale, où les éruptions simples et n Z seules sont communes. De même du dos de f m V éruptions papulo-squameuses ne se rencon rent amais a la surface de l'extension des membres, au mo ns Tvs
srsc::sdr le rriasSs:
l'anus, son le S ^ ^orge, *a vulve et tions svphilitia 7 1 Ctl0n des Premières érupparticfcaT^ P^ues muqueuses L
rencontre sur toutes rZ h" i 1 ervthème simPle se tandis que la Sto-feSSéE^g8 ^f™*™^' litique affecte de préférée H ato:PaPuIeuse Bypfailes voisinages de h I ï "Uque' les Joucs> Ie front, bres et desfesses Le ftl^T^ Qtinteme des me™' fondcmen le tissus Ztl * affeCtant Pr°"
le crâne, le ^S^S&*^
446 syphilis
quemment près des articulations des membres plutôt que sur les cuisses. (Leçon clinique, novembre.)
Arthropathies. Deux formes en sont distinguées par Schuller, selon qu'elles résultent de la syphilis secondaire acquise ou de la syphilis héréditaire. Dans la première, c'est une inflammation séreuse aiguë, apparaissant en même temps que l'exanthème, et frappant plusieurs articulations à la fois. C'est une simple synovite séreuse. Contre ceux qui doutent de sa nature spécifique, l'auteur allemand affirme le contraire sans preuves.
L'arthrite séreuse, subaiguë ou chronique, mono-articulaire, est plus fréquente dans la syphilis tertiaire. Elle amène un épaississement de la capsule et une prolifération des franges papillaires de la synoviale, produisant un frottement caractéristique. La synovite panneuse ou papillaire se caractérise par une douleur relativement intense, le frottement, l'insuccès de la thérapeutique ordinaire et l'absence de suppuration.
L'arthrite gommeuse succède aux précédentes par la présence de la gomme dans l'articulation ou autour d'elle. Elle se reconnaît aisément par les symptômes cliniques ordinaires de la gomme et la suppuration. Des pertes de substances ulcéreuses du cartilage ont même
été observées. .
L'arthrite peut enfin être provoquée parfois par la périostite, l'ostéite, ou l'ostéo-myélite. d'un os voisin.
Dans la syphilis héréditaire, l'arthrite séreuse, subaiffuë décrite par Hueter, chez les enfants syphilitiques, n'a qu'un faible exsudât. Dans un cas où la suppuration semblait imminente par les symptômes généraux, la résection ayant été pratiquée, l'auteur ne rencontra au'une injection de la. synoviale remplie d un peu de liquide louche. D'où l'indication de ne pas intervenir
haL'arS.rite' gommeuse ne se distingue pas de la précédente et l'arthrite consécutive à l'inflammation des os n est justifiée que par le fait d'une fillette qui souffrait d'une ostéite syphilitique du fémur.
L'arthrite produite par une lésion epiphysaire speci-
fique est toute spéciale à la syphilis héréditaire. Elle commence par une tuméfaction notable et rapide de l'épiphyse avec synovite consécutive; puis la capsule s'épaissit, l'articulation se fléchit et devient douloureuse sans fièvre. Le décollement du périoste et la suppuration peuvent survenir avec séparation de la diaphyse. (Archiv. de Langenbeck et Gaz. hebd., n° 44.)
Traitement. Excision abortive du chancre induré. Cette méthode curative n'est évidemment rééditée qu'cà la faveur des nouvelles doctrines solidistes, qui fixent maintenant le virus syphilitique, comme les autres, l'infection et la contagion, sous la forme infinitésimale et imperceptible d'un microbe spécifique. On imagine facilement ainsi, qu'il se localise clans le chancre induré, première manifestation sensible de la contagion pendant un certain temps, comme celui de la tuberculose locale. Il paraît dès lors aussi rationnel d'enlever le premier que d'exciser les secondes, en vue d'éviter l'infection secondaire, la généralisation du mal par la prolifération des microbes.
De là sans doute, avec l'influence du voisinage de la pratique allemande, ce qui a provoqué les recherches du docteur P. Spillmann, de Nancy, sur ce sujet. L'opération consiste à saisir le chancre nouvellement apparu avec une pince h griffe, et, en le soulevant fortement à exciser d'un coup de bistouri toutes les parties malades La douleur est amoindrie par l'anesthésie locale ; aucune hemorrhagie important n'en est résultée, malgré la profondeur de l'ablation des parties indurées, et il a suffi après avoir lavé la plaie avec une solution phéniquée au millième, d en reunir les bords par une suture en fil d'argent, pour que la réunion immédiate s'en effectue rapidement, sans que les opérés aient cessé de travailler.
bur 8 syphilitiques ainsi traités en 1881, du dixième au quinzième jour de l'apparition du chancre induré et alors que la confrontation, l'inoculation et l'examen histolog.que en établissaient le caractère infectieux la cica rice était a peine visible un mois après, quel que fut le volume du chancre. La plaie suppura dans un seul cas, par suite de l'emploi d'une éponge sale dans le
448 SYPUILIS
premier pansement. Aucune manifestation syphilitique n'a paru ensuite', et la cicatrice est restée souple, sans aucun accident consécutif. La date récente de la guérison ne garantit pas malheureusement contre les dangers de la récidive. {Revue rnèd. de l'Est.)
Injections hypodermiques d'iodo forme. L'application externe de l'iodoforme contre les affections vénériennes et syphilitiques a conduit le docteur Thomann, de Graz, à l'essayer sous cette nouvelle forme. Une solution de 6 parties sur 20 de glycérine, ou dans l'huile d'amandes douces, lui servit à cet effet à la dose croissante de 30 centigrammes à 75. Après dix à douze injections sur diverses parties du corps, dans des cas de syphilis constitutionnelle, la plupart des symptômes sont disparus, sans suppuration locale ni aucun accident, sinon une douleur passagère. La solution huileuse en est spécialement passible. Aucun trouble de la santé générale, ni action narcotique, ni effet sur la température et le pouls, ni la moindre odeur de l'haleine n'en résultèrent, bien que l'urine contînt des traces d'iode deux jours après l'injection.
Injections de peptone mercurique. L'auteur revient pour la troisième fois sur leurs avantages, en invoquant une nouvelle série de 600 malades, ayant reçu plus de 11 000 de ces injections sans aucun accident. Un diabétique, rendant jusqu'à 60 grammes de sucre par litre, n'a môme pas vu survenir de phlegmon. La salivation n est apparue que chez les sujets présentant des altérations préalables de la bouche, dues à l'alcool ou au tabac.
Une expectation de huit jours a montré que le régime hospitalier était sans influence sur le poids des syphilitiques le nombre de leurs globules sanguins et la qualité de leurs urines. Traitant les uns par les injections de sublimé à 5 milligrammes par jour, d'autres avec nareille dose de peptone ammonique mercurique, par la voie gastrique, et un autre tiers par une friction de 5 grammes d'onguent napolitain, M Martmeau s est assuré que, dans les trois séries, 1 augmentation de poids était sensible, ainsi que le nombre des globules,
l'abondance des chlorures et de l'urée dans l'urine Mais les malades recevant des injections hypodermiques offraient ces modifications au plus h a u t d e ^é sans traces d'intolérance mercurielle, suffisant à emrl ver toutes ces améliorations. (Soc. méd. des hôp ) 30 malades traités avec ces injections, par M. Vi-
ac idents Lefdv8^ rL°UiS' °nt Vu paître leurs acc ments. Les dyspeptiques et tous ceux qui présentent
de 1 intolérance des voies digestives peuvent êtr^t a 2<?\? Plus/a™^e cette voie que par ﻣto
Semen^:méhoeréyPhil0me ^ fut
mement améliore en quinze jours
soffiUonee!erlPréCaUti0nS à °bser'Ver SOnt de ^ la S™ f de la Préparer presque tous les jours en ne 1 injectant que dans les parties charnues en plein tissu cellulaire sous-cutané. Une vive douleur et des odosi es plus ou moins persistantes en sont résultées narfo s~ sans abcès. 4 malades atteints de gin«ri^telSIS„~ ont eu une salivation assez intensf f] suffrf ! ï prévenir de faire frotter- les gencfvw touSÎ 1pP T heures avec la poudre suivant! ^ lGS deUX
Poudre de quinquina..,
Poudre de ratanhia. parties.
Chlorate de potasse pulvérisé!.'!.'.'.'.'.'.' .'.'.'.'.'.'." ' \
{Soc. de thèrap., janvier.) T™tt^ de mercure
rement des acc Ment Mn, "'n déte™in™' ordinalnate, dont votait tomuîe? ° leUr Préfère
Bichlorure de mercure
Eau distillée * gramme.
Faire dissoudre et ajouter :
Blanc d'oeuf, soit
Agiter le précipité formé ei' ajouter 'la solutioTde'-
Chlorure de sodium, sel marin 2 grammes.
Eau distillée 60
Agiter le mélange et filtrer.
Ajouter de l'eau distillée jusqu'au poids total de 130 "grammes, soit une solution légèrement visée au titre cle 1 centigramme d'albuminate de mercure pour 1 gr. 30 de liqueur que contient la seringue.
Employées tous les quatre jours en moyenne, sur un grand nombre de filles syphilitiques, dont 26 observations sont relatées, ces injections, pratiquées sur les fesses ou dans les masses musculaires du dos, n'ont jamais amené aucun accident local ni déterminé de salivation. Six à huit ont suffi à amender les accidents, soit 8 à 10 centigrammes d'albuminate en moyenne pour le traitement, sans aucune application complémentaire. (Bull, gènèr. de thérap., n° 2.)
C'est aux praticiens de comparer et de choisir entre ces deux préparations.
Syphilis cérébrale. Les cas de guérison en sont d'autant plus intéressants que le diagnostic est le plus souvent incertain, sinon impossible, et le traitement institue par essai, comme dans l'exemple suivant :
Une femme d'une cinquantaine d'années est apportée, le 16 octobre, à l'hôpital Saint-Antoine, placée dans le service du docteur d'Heilly, dans un état d'idiotisme complet. Gâteuse, elle ne répond que par des sanglots et des grognements inintelligibles. Faciès hebete decubitus dorsal avec mouvements des membres. Légère hémiplégie faciale droite incomplète. Aucune trace extérieure, ni cicatrice, n'existe sur le corps, sauf une large cicatrice blanche rayonnée sur la partie antero-superieure du crâne du côté droit, s'etendant sur 8 centimètres de long en arrière, avec une largeur de 4 à 5 Les os sousgjacents, auxquels elle adhère intimement, sont légèrement tuméfiés, avec cheveux courts et
ClCeteunique indice fait penser à une syphilis cérébrale quoique sans pléiade ganglionnaire dans l ame. Dès le 20 octobre, le traitement spécifique est insti-
tué, avec 4 grammes d'onguent napolitain en frictions et 3 grammes d'iodure de potassium en potion. Quatre jours après, l'amélioration est considérable. Une interrogation brusque amène aussitôt une explosion de sanglots ; mais, en répétant les questions avec douceur, on obtient des renseignements assez nets; elle a recouvre une partie de son intelligence et exécute facilement tous les mouvements qu'on lui commande spontanément; elle accuse de grandes douleurs dans la tempe et la région massétérine gauche, des fourmillements très pénibles clans la main gauche, dont la sensibilité est aiiaiblie.
Le 25 octobre, l'amélioration continue. 5 grammes d iodure de potassium et frictions avec 8 grammes d'onguent napolitain.
Le 26, la douleur de la tempe a disparu; il ne reste que des phénomènes douloureux, qui surviennent par accès vers le sommet de la tête et que la malade compare a des coups de marteau. L'intelligence est revenue presque complète, et l'on obtient ainsi la confirmation dune syphilis ancienne, démontrée par le succès du traitement.
Son siège dans la région bulbo-médullaire a été constate par les symptômes chez un laboureur de vingt-sept ans. Six mois après un chancre, et alors qu'il était en pleine période secondaire, affirmée par la cicatrice indurée au gland, des papules syphilitiques de la verge et cies plaques muqueuses dans la gorge, un affaiblissement gênerai se manifeste avec faiblesse des jambes, douleurs lancinantes et incoordination motrice des plus accusées. Quinze jours après son entrée à l'hôpital Cochin, service de Bucquoy, et pendant qu'il était soumis au traitement de cuillerées de sirop de Gibert par jour, il est pris i ! ,S <ïUVapPellent la paralysie labio-glosso-laryn- E : les levre* ^nt parésiées, ne peuvent plus
retenir es boissons ni les solides, qui s'écoulent au
t.Tll f gï? 6St l0Urde' le malade ne P^tt prononcer fnn rl! S' 7* m°is aPrès' a la suite d'administration de 1 iodure de potassium, le malade était complètement guen L existence de signes médullaires précoces chez un syphilitique, leur disparition complète après deux
mois de traitement, quatre mois après leur début, voilà les deux raisons pratiques qui rendent cette observation doublement intéressante. (Revue de mèd., août.)
Manifestations tardives. Elles ont été observées chez le frère et la sœur, le premier âgé de onze ans, et la seconde de neuf. Le père, maladif et alcoolique, avoue un chancre pour lequel il se soumit à un traitement spécifique, tandis que la mère n'a jamais éprouvé aucun accident et conservait une santé parfaite. De ses cinq enfants, trois sont morts peu après leur naissance, et sa fille, atteinte de kératite légère, devint très malade à quatre ans. En 1877, un gonflement notable apparut à l'extrémité inférieure de l'humérus droit, avec suppuration au bout d'un an et issue spontanée de petits séquestres. Perte des dents à sept ans. Rien à l'anus ni à la vulve.
En janvier 1882, le frère, pour la première fois, éprouva de vives douleurs dans les cuisses. A son entrée à l'hôpital Trousseau, le 10 mars, M. Lannelongue constate une hyperostose à la portion terminale des deux fémurs, avec douleurs fugaces, sourdes et surtout nocturnes. Une tumeur molle, existant depuis un an en haut et en arrière de la fosse temporale droite, présentait les mêmes caractères, avec céphalée, vertiges et étourdissements confirmatifs.
Outre ces lésions osseuses, l'appareil dentaire offrait des dépressions caractéristiques. Desquamation de la langue au centre, avec de petites rainures ; crête palatine très saillante ; papules jaunâtres, avec de légères fissures aux commissures labiales.
Malgré cette apparition tardive, des frictions mercurielles et l'usage interne de l'iodure de potassium ont amené la disparition de tous ces accidents, deux mois après l'entrée à l'hôpital.
Les accidents étaient moins caractéristiques chez une fille de onze ans, en raison de son aspect scrofuleux. Atteinte de coryza chronique datant de trois ans, elle présenta, à son retour de Berck-sur-Mer un ventre énorme. A l'examen, le 16 avril, M .Cadet deGassicourt constate une dureté ligneuse du foie, avec nodosités dures et de volume variable à son bord tranchant. Des
hyperostoses à l'extrémité inférieure des deux fémurs et à la partie supérieure de chaque tibia, ainsi qu'une altération marquée des dents, donnaient un caractère spécifique à la lésion hépatique, de même que plusieurs stigmates cutanés. Mais le défaut de renseignements sur la santé des parents ne permet pas de préciser l'hérédité syphilitique, aussi positivement que dans les cas précédents. (Revue médicale.)
Syphilis et scrofule. Voy. Sgrofulose oculaire.
Syphilis héréditaire. Le cadre s'en étend tous les jours sous l'observation féconde du professeur Parrot. Après y avoir fait entrer les ostéophytes du crâne, les lésions dentaires, voici qu'il étudie celles de la langue des enfants, pour en faire un nouveau signe, comme M Diday a considéré les enchifrènements chroniques et d'autres affections du nez. L'état lichénoïde de la langue, signalé par Aubier et étudié depuis complètement, comme étant sans rapport avec la syphilis, en devient un signe apparent sur l'autorité officielle du maître. La description en devient donc indispensable sous son nouveau nom.
Syphilide desquamative de la langue. Elle se distingue par une petite tache blanche comme une tête d épingle, paraissant à la pointe de la langue et résultant d un epaississement de l'épithélium. Sa chute est remplacée en un jour ou deux par un point rouge entouré dune zone blanche, produite par l'extension périphérique, de epaississement de l'épithélium ; en gagnant sans cesse, elle n est plus circinée et se divise en demi-cercles ou croissants plus ou moins réguliers, dont la concavité est toujours dirigée vers la partie antérieure de la langue. C'est son caractère distinctif
Cette évolution dure en moyenne cinq ou six jours et
î In nn \'Z dofnouveUea taches apparaissent souvent a la pointe avant que l'autre soit terminée, et cette érup faon semblable à la précédente, se répète ainsi indéfmt ment a des in tervalles plus ou moins espacés, sous forme de poussées dont la cause est inconnue et qui peuvent durer pendant sept à huit ans. 4 peuvent
En se montrant exclusivement chez les enfants de six mois à trois ans, époque où les manifestations syphilitiques sont très fréquentes, cette affection se rencontre principalement chez les enfants syphilitiques. Sur une trentaine de cas observés, 28 se rencontraient avec d'autres signes non douteux de syphilis héréditaire. C'est là l'unique raison qui a conduit M. Parrot à en faire un attribut spécial. L'apparition d'affections analogues de la langue chez les enfants, à la suite des maladies fébriles et desVièvres éruptives, commandait d'être plus réservé pour ranger celle-ci dans la syphilis, surtout si elle ne disparaît pas avec elle sous l'influence du traitement. Son défaut de communication, de contagion est une autre raison de suspendre au moins son opinion. (Journ. demèd. et chir. pratiques, février.)
Syphilis du cœur. En 1878, un oflicier de cinquante ans présente de la dyspnée et des palpitations, sans hypertrophie du cœur ; pouls irrégulier et dépressible ; bruits affaiblis à la pointe, avec dédoublement du premier bruit au niveau du ventricule droit.
En mars 1879, le cœur est augmenté de volume, avec souffle diastolique à la pointe. Hypertrophie du foie, urine albumineuse, jambes œdématiées. La digitale fait disparaître ces accidents. Mais ils reparaissent trois mois après, et le même traitementen obtient encore raison.
En mars 1880, le souffle n'est plus exactement diastolique • il a son maximum au niveau de l'artère pulmonaire et s'est rapproché du premier bruit. Dilatation du cœur avec pulsations épigastriques intenses.
Assez obscurs, ces accidents cardiaques sont éclaires par l'apparition d'une périostite douloureuse à la face antérieure du tibia droit. Des cicatrices récentes sur les bords de la langue et des ulcérations au dos achèvent le diagnostic. Neuf ans auparavant, le malade a été traité pour un chancre suivi de roséole et s'est marié ensuite. L'iodure de potassium est prescrit par le docteur Mayer, et les douleurs de jambe disparaissent aussitôt. Des le 22 juillet la pulsation anormale du ventricule droit a diminué notablement, mais le soulle persiste encore. Frictions mercurielles et bains sulfureux, avec lodurede
fer à l'intérieur ensuite. L'iodure de potassium est repris •en novembre.
Un nouvel examen, fait le 6 décembre, permit de constater une grande diminution du souffle cardiaque; les bruits sont mieux frappés et distincts, plus de palpitations. Pouls régulier; respiration libre; l'œdème et l'albuminerie ont disparu. Cette remarquable guérison indique donc bien la nature de la maladie. (Archiv. de méd., août.)
Syphilis chez la femme. Quoique se comportant, ainsi que toutes les autres maladies virulentes et contagieuses, •chez la femme comme chez l'homme, à de légères différences près, il n'est pas moins important de signaler celles-ci. La forme aphoristique, choisie par le professeur Fournier, pour marquer les principales, convient d'autant mieux ici qu'elle les grave plus profondément dans l'esprit que les plus savantes et éloquentes leçons par leur diffusion.
Toutes choses égales d'ailleurs, la survie de l'induration, à la suite de l'induration du chancre, est généralement moindre chez la femme que chez l'homme.
Le chancre, chez la femme, est souvent un accident minime, assez dépourvu de caractères pour ne pas permettre d'instituer un jugement. Non seulement il peut disparaître souvent d'une façon rapide, sans laisser de traces, mais encore passer fréquemment inaperçu.
Toutes, choses égales d'ailleurs, le bubon syphilitique est souvent moins apparent, moins manifeste chez la femme que chez l'homme; conséquemment, il a plus de chances de rester ignoré chez elle. Il reste aussi plus souvent que chez l'homme au-dessous de son développement moyen habituel. Il est possible aussi qu'il persiste moins longtemps en général et qu'il «se résorbe plus rapidement chez elle. F
L'entrée dans la période secondaire est en général plus variée comme accidents et moins latente, moins inconsciente, moins larvée que chez l'homme. Les syphilides muqueuses sont surtout chez la femme les premiers accidents qui succèdent aux chancres.
Les papules utérines peuvent être confondues avec
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les granulations de la métrite, et il est souvent impossible d'en affirmer la nature spécifique.
La syphilis peut stimuler, surtout chez la femme, certaines névroses préexistantes et en réveiller d'éteintes ou cachées. {Leçons cliniques sur la syphilis, étudiée plus particulièrement chez la femme, 2e édition, Paris.)
TAILLE EXPLORATRICE. Voy. Tumeurs.
TARSOTOMIE. Depuis un quart de siècle que cette résection d'un ou plusieurs os du tarse a été proposée, et pratiquée en Angleterre pour le redressement du pied bot congénital, elle n'a pas même été discutée en France, malgré ses progrès. Les chirurgiens, même spécialistes, y ont fait à peine attention, en la dédaignant par leur silence. L'orthopédie est si perfectionnée par la ténotomie et les appareils, que cette résection des os leur paraissait absolument inapplicable. C'est à peine si l'on en parlait pour mémoire dans les récents Dictionnaires sinon pour la blâmer, plutôt que pour en discuter les indications et en étudier les résultats à l'étranger.
Les progrès récents de l'ostéotomie ou la résection des os longs, dans certaines déviations des membres, comme le genu valgum notamment, et les beaux résultats obtenus surtout depuis l'emploi de la méthode phéniquée, ont conduit plusieurs jeunes chirurgiens français à pousser leur pointe jusqu'au pied bot. Le docteur Poinsot, de Bordeaux, qui prend volontiers l'initiative des audaces chirurgicales étrangères, n'a pas craint de présenter l'examen de cette question de la tarsotomie à la Société de chirurgie en 1880, d'après un succès, et de préconiser cette opération dans certains cas de pied bot varus ancien. Et c'est ainsi que, par imitation, le professeur Chauvel, du Val-de-Grâce, examine dans une revue critique tous les faits publiés jusqu'ici au nombre de 50 pour en tirer les conséquences qu'ils comportent. (Archiv. de mèd., avril et mai.)
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Attaqué ainsi clans sa spécialité, le doyen des orthopédistes français, M. J. Guérin, toujours aussi ferme à son poste de combat qu'il y a bientôt un demi-siècle a cru devoir intervenir pour signaler le danger. Ce vaillant lutteur a publiquement reprouvé, du haut de la tribune académique la méthode « de pratiquer, pour le traitement du pied bot, soit l'ablation de l'astragale du scaphoicle ou du ouboïde, soit même la résection de ces os et ce le du calcanéum, chez des enfants de tout â4
JetanT^nhl^ et môme moi^> J^qu a l'adolescence^ » Jetant un b lame énergique sur ces opérations et l'ignorance des chirurgiens qui les pratiquent, il les renvoie a son enseignement de 1839, « montrant que toutes Tes formes et les degrés si variés du pied bot peuvent et doivent être traités parla ténotomie, la syndeamotomie le massage et les appareils orthopédiques Latarsotôn fé ï? USeXCUSable' -Joute-t-il, chez l'adulte, pour des pieds bots invétérés. Et le représentant le pk s honore et autorisé de la chirurgie française, M. Gossebn
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un concert d'approbation de lui fafreS On Tmême traite cette opération de folie chirurgicale
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xviii. — 26
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trois ans après le pied était parfaitement redressé. Personne ne voulut se rendre à l'évidence, et l'orthopédie, alors dans toute sa vogue et fière de ses succès, ne pouvait reconnaître des limites à son action. Mais, depuis que de nombreux insuccès et des obstacles insurmontables l'ont convaincue d'impuissance absolue , pourquoi refuserait-elle à la chirurgie d'intervenir, dès qu'elle le fait plus efficacement? L'extraction du cuboïde s'est ainsi renouvelée en Angleterre, en faisant de nouveaux adhérents parmi les chirurgiens, et M. Poinsot en a obtenu de même un succès remarquable en France, sur une fille de douze ans en 1878.
Bien plus, en passant en- Allemagne, l'opération s'est modifiée, perfectionnée, simplifiée, et sur 37 applications un seul décès en est résulté du -fait même de l'opération. Les ténotomies, les myotomies sous-cutanées n'en ontelles pas produit davantage? Quand, après deux ans de tentatives renouvelées et des appareils perfectionnes, aucune amélioration ne se manifeste contre un double pied bot congénital chez un enfant qui n'a que ses jambes pour gagner sa vie, comme je l'ai vu dans ma famille, n'est-il nas permis de tenter une opération plus expéditive et radicale devant les succès obtenus? Dédaigner d'en tenucompte, sous prétexte que cette opération est contraire a la saine chirurgie, c'est renouveler les diatribes de Velpeau et ses contemporains contre l'ovariotomie des Américains et des Anglais. On a fini néanmoins par l'adopter comme un bienfait, et que de vies précieuses eussent été conservées, en y regardant de plus près et en 1 adoptant dIus tôt! Devant cet exemple frappant et les succès acquis des résections osseuses contre les difformités il ne faut donc pas renouveler ces déclamations stériles contre la tarsotomie. Il est bien plus logique d'en examiner scientifiquement les applications pratiques, comme M Chauvel l'a fait dans les conclusions suivantes : 1 î° Certains pieds bots invétérés ne peuvent être guéris par les appareils et la ténotomie; ils sont justiciables cle la résection des os du tarse ou du cou-de-pied.
^ Contre le pied bot équin, la résection t bm-tarsieime complète ou partielle doit être préférée a 1 extraction isolée de l'astragale.
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3" Dans le pied bot varus, l'extirpation simple du cuboidc est inférieure à la résection cunéiforme totale du tarse.
4° Ces opérations, réservées aux difformités incurables par les moyens orthopédiques de traitement, seront pratiquées avec toutes les précautions antiseptiques et suivies de 1 application immédiate d'un appareil contcntif pour maintenir le redressement obtenu
Une expérience plus concluante est fournie par Rupprecht, de Dresde, par la pratique personnelle de 27 tarsotomies, sur dix-sept individus, dont le plus âgé avait vingt-neuf ans les autres n'ayant que de quatre à dixsept ans Ces derniers sont donc particulièrement clans les conditions blâmées explicitement par M. J Guérin pour cette opération. Or l'auteur n'a obtenu que des succès par le développement ultérieur du pied, sans le moindre arrêt du fait de l'opération, et la difformité a été combattue ainsi beaucoup plus rapidement et bien mieux qu avec les appareils orthopédiques et la ténotomie
L auteur donne la préférence à la tarsotomie postérieure par l'extirpation de l'astragale, inaugurée par Lund. Pratiquée dix-huit fois, elle ne lui a donné que des succès sans que les opérés aient eu besoin d'appareils prothetiques. Au contraire, la tarsotomie antérieure par a resection cunéiforme du tarse, pratiquée 9 fois
eHMf'1 r^V2 SUCCèS- LeS aUtreS 0nfc 6té d*s "succès relatifs. L un des opères est même mort d'une rougeole
comphqueede diphthérite. La raison en est que, en sut
primant une portion importante de la voûte p an taire
elle empêche le développement ultérieur des S
dïïquS 7anditUer P|US M la base de "u&7n h const tuti^ i l qUf l astragale, n'appartenant pas à
Lucou^ ïn t a ^nte du Pied> Peufc ^re enlevé beaucoup plus impunément. (Centralblatt f. chirurg.,
Havre soumis à la Société de chirurgie S ™ il convaincre ici, pas plus qu'à l'Académ^é. L opération est pourtant des plus simples. Elle consiste purement à