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organe. Dans un cas de méningite, avec tubercule de la choroïde, constaté au microscope, le docteur Sansom | ayant porté un diagnostic grave en conséquence, le vitj heureusement détruit par la guérison. D'où il suit que celui-ci n'entraîne pas fatalement la tuberculisation des méninges ni d'aucun autre organe en particulier. Le diagnostic ophthalmoscopique du tubercule de la choroïde est donc susceptible d'erreur, et sa confirmation par l'autopsie peut seule en établir la valeur. (Ophth. Society, 12 octobre.)

Tuberculose chirurgicale. Les progrès croissants de l'histologie pathologique ayant démontré la localisation du tubercule dans quelques cas, la chirurgie s'est emparée de ce nouveau fait, plus soupçonné, entrevu, que démontré péremptoirement. La clinique avait bien montré à Cruveilhier, à Velpeau que des tumeurs testiculaires, offrant tout l'aspect du tubercule, existaient, sans lésions pulmonaires ni généralisation, et ne récidivaient pas après leur extirpation. Vaincu par ces faits, le grand Louis avait même reconnu que le tubercule testiculaire, faisant exception à la loi générale, avait une marche très lente et pouvait rester localisé pendant un temps indéterminé. Le professeur Richet a particulièrement guéri un certain nombre d'individus, en leur retranchant par abrasion, soit un testicule tuberculeux en apparence, soit même les deux successivement. Il est vrai qu'il établit une distinction entre ces tumeurs cal séeuses du testicule avec le véritable tubercule, et, à défaut de caractères histologiques bien tranchés, il a trouvé, dans l'inoculation stérile de leurs produits à des lapins, la preuve qu'il cherchait autrement. (Voy. TestiI

GULE TUBERCULEUX, 1880.)

Fondé sur ces observations et d'autres analogues de localisation de certaines tumeurs et ulcères tuberculeux, un jeune chirurgien, M. Reclus, vient de rompre ej visière avec l'ancienne école chirurgicale, qui faisait ui devoir de s'abstenir devant toute production ou plutôt toute nécrobiose tuberculeuse, à cause de la récidive! la généralisation fatale qui devait infailliblement s'en! suivre Devant quelques succès obtenus contre ces tu-.

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meurs, il ne craint pas de faire une indication aussi rationnelle et positive d'extirpation de ces tumeurs externes que contre le cancer. (Voy. Prix Gerdy, Tumeurs

TUBERCULEUSES.)

Excision desulcérations tuberculeuses. Voy. Langue.

Tubercule du sein. Malgré les observations cliniques d A Cooper, de Velpeau et de Biilroth, on doutait de la réalité de ce néoplasme avant sa confirmation historique On ne connaît pas d'exemple de tubercules de la marne le, disaient Gornil et Ranvier, dans leur ZeLTèrl édition d'Histologie pathologique. Ils ne le répéteronî plus dans la seconde, car deux faits, appuyés sur l'ex men microscopique constaté chez la femme en sont décrits dans la thèse de M. Dubar, soutenue à la Faculté de médecine de Paris, en 1881, et récompensée ,

ae La mamelle.) G est montrer ostensiblement crue la science exacte ne date que du microscope et de histologie, pour les médecins d'aujourd'hui tIiI existait avant reste comme non avenu

Promulguée scientifiquement, cette découverte n, pouvait manquer de se confirmer chez l'homme Oui ÏS la tubercuhsation des mêmes organes 00!!! mons et le cerveau, n'est séparée c K P0U" quepar des mmeels^oS^^et^ contrer dans le sein de l'homme, comme e cancé ! ^ un cas en a-t-U été bientôt découvert et «S ^? logiquement chez un cantonnier de cri ard ! at? hlst°portant une tumeur fluchnnt* cIuarante-six ans,

au sein droit. CeVZT^ZlZTf ^ de celle que l'on observe M n ? sembIant a aucune lympho-sircome, ^SW^^P°^ °*

elle montra tous lea olv&ôt^TiStnt! ^ im> cule ramolli ou caséeux, avec obïïSSdp^ ^ vaisseaux et ganglion, dégénérés aUtou ° t0US 1<3S

Deux mois après, la cicatrice éf»'if «« r trace de récidive. Aucun ^^^ïïft ^ aucu»e L'extrême ressemblance cîe c tu] ^ cule ^ P°Umo^ avec celui du testicule formantt

ramollissent et s'ouvrent par de petits trajets;; fistuleux, pour se fermer parfois ensuite, permet ainsi de le rapprocher de ces foyers caséeux testiculaires que le professeur Richet enlève sans crainte et toujours sans récidive, comme il en a donne de nombreux exemples. Oes tumeurs du sein n'auraient que l'apparence du vrai tubercule, comme une observation de M. Horteloup semble précisément le prouver. (Archiv. de mèd., janvier.)

Ce point d'interrogation n'est pas inutile à placer ici, car il n'est pas douteux, maintenant que les caractères histologïques du tubercule mammaire sont tracés, que les cas vont s'en multiplier rapidement. Les tumeurs douteuses sont si fréquentes dans cette région et le microscope si complaisant, qu'il finira bientôt par le rendre assez commun.

Ulcération tuberculeuse du rectum. Elle se montra chez un journalier de trente-trois ans, sans antécédent de scrofule ni de syphilis, par un petit tubercule cutané, mou, sortant de l'anus en arrière, et le siège de quelques douleurs lancinantes. Il y eut simultanément une toux légère, avec expectoration abondante, sans hémoptysie. Troubles digestifs, anémie, vomissements. Il entre ainsi à l'hôpital Lariboisière, le 6 février 1882, six mois après le début, très amaigri, son poids normal de 135 livres étant tombé à 111.

A l'examen, le professeur Duplay constate une saillie de 1 centimètre, en forme de collerette, avec une ulcération déchiquetée à la partie interne et se prolongeant dans le rectum, mais sans apparence des points blanchâtres caractéristiques des ulcérations tuberculeuses. Les ganglions inguinaux ne sont pas engorgés. L'état général est assez bon ; mais une submatité évidente du sommet droit, avec expiration prolongée, soufflant sous la clavicule, et des râles sous-crépitants dans la fosse épineuse gauche, tendent à donner indirectement un caractère tuberculeux à cette ulcération.

La douleur de la défécation en résultant lit procédera l'excision avec le thermo-cautère. Elle eût lieu presque sans effusion de sang, quoique la partie enlevée eût le, volume d'un petit œuf de poule. La zone externe étâil

formée de tissu embryonnaire, cellules lymphoïdes et corps fusiformes, contenant de nombreuses granulations comme une grosse tête d'épingle, d'un blanc grisâtre' quelques-unes déjà jaunâtres et d'autres entourées d'une zone fibreuse.

Toutes les 'présomptions sont donc en faveur de la nature tuberculeuse, sans que l'on puisse l'affirmer absolument. La plaie pansée à l'iodoforme s'est cicatrisée rapidement, et, deux mois après, la guérison était complète, sans incontinence et avec amélioration de l'état gênerai, par l'absence de douleurs clans la défécation (Archiv. de med., juillet.)

Abcès tuberculeux. Il s'est manifesté, chez un Breton de vingt-trois ans, faible et lymphatique, après vingt mois d incorporation au 8" de dragons, par une tuméfaction lente et diffuse de la région parotidienne droite sans cause appréciable. Ce n'est qu'au troisième mois du début qui entre au Val-de-Grâce, le 2 juillet 1881, pour un gonflement énorme qui empêche la mastication L'ouverture en est faite le 11 juillet, par une double ouverture donnant passage à un drain. La suppuration se tant a la fin du mois mais un empâtement profond persiste Ri en d appréciable dans la poitrine, malgré l'hérédité tuberculeuse du malade, son père étant mort phthl sique cinq ans auparavant. P

Au lieu de s'épuiser sur place, cet abcès de la joue, que es anciens n auraient pas manqué de considérer comme un abcès froid idiopathique, est bientôt suivi de dou!

SlT $\™m*l ft1Sant penser a un abcès congestion Puis 1 ulcère tuberculeux de la joue détruit le périoste'

emnoraff Le n ?" «W* S0Û -t/culation

îff ; P ,1S°n tuberculeux se répand et se généra-

toSSL toîïl16!* °SSeUX' GnVah!t succe-ivement les os du h ulcere1 P^sque toute la face antérieure,

ttrL Tu'- °U 11 Creuse de Profondes cavernes S6T Ct/!isIocIue et jusqu'au crâne, doi t il perfore la paroi. La fièvre est continue avec diarrhée incoercible pendant deux mois, et un *r\nul le ! monaire démontrée par l'autopsie, v^entTrmffier^es" ravages, le 15 janvier 1882, six mois après le dé ut

Ces tuberculoses localisées, se manifestant par des suppurations prolongées, sans retentissement sur le poumon, ne sont donc pas toujours si innocentes qu'on pourrait le penser, d'après quelques exemples; le plus souvent, elles conduisent à l'hecticité, et c'est ainsi que l'on a pensé à en faire l'ablation dès le début, alin de prévenir l'autoinoculation et l'empoisonnement tuberculeux. Mais comment le prévenir quand il se répand aussi rapidement, soit sur les séreuses, les ganglions lymphatiques ou les viscères, soit sur le tissu osseux, comme dans ce cas ? Il es t même permis de se demander si l'intervention chirurgicale hâtive n'est pas dangereuse, en favorisant cette généralisation, dit le docteur Charvot, narrateur de ce fait. Sans pouvoir trancher cette question, deux ou trois cas analogues au précédent, s'étant terminés par une généralisation rapide, à la suite d'épididymites caséeuses et de fistules anales opérées, le disposent à répondre affirmativement, contre la tendance trop générale qui se manifeste actuellement. (Gaz. hebdom., n° 23.)

TUMEURS. Tumeurs du cerveau. Diagnostic. De l'examen de 12 cas, suivis d'autopsie, le docteur Mills admet que le diagnostic peut s'en faire avec plus de certitude que pour toutes les autres maladies cérébrales, en se basant surtout sur la céphalalgie. Elle existait dans tous les cas d'une manière constante avec des paroxysmes d'une grande intensité. Elle était plus intense près du siège de' la tumeur dans deux cas. La percussion, pratiquée dans 4 cas, indiqua cette douleur locale dans 3. Les vomissements et les vertiges viennent ensuite par ordre de fréquence, ceux-ci étant surtout prononcés dans les tumeurs du cervelet. La névrite optique avec disques étranglés dans cinq cas, est aussi un bon signe, ainsi que la température du crâne. Elle était au-dessus de la normale dans cinq cas. (Amer, neurolog. Association, 22 juin.)

Tumeurs blanches. Appareil de Scott modifié. Une confirmation éclatante des avantages de ce bandage spécial, dont l'application est déjà signalée (Voy. <-mnêe 1879), vient d'être faite par le docteur Cazin à l'hôpital de Bercksur-Mer. Après avoir lavé et frictionné l'articulation

malade, il remplace la pommade mercurielle par une copieuse quantité de vaseline, étendue sur une couche de coton cardé. Celle-ci est fixée par des bandelettes de diachylum imbriquées. Une nouvelle couche de ouate sèche recouvre cette carapace, maintenue par une bande roulée sihcatee. Les petits malades peuvent ainsi aller et venir, jouer et se promener sur la plage, avec de grands bienfaits.

Ce pansement n'est renouvelé que tous les quinze jours et si la tumeur est souvent le siège d'un érythème intense au sortir de l'appareil, il suffit de laver et poudrer la peau, pendant un ou deux jours, pour le faire disparaître avant de replacer l'appareil. (De l'appareil de bcott dans le traitement des tumeurs blanches, thèse inaugurale, par Poirier, Paris, 1882.)

Tumeurs tuberculeuses. Excision. Les dépôts caséeux des testicules, proclame M. Reclus, ne s'accompagnent pas toujours d'autres dégénérescences. Il l'a prouvé dans sa thèse, après Cruveilhier, Velpeau, Richet et d'autres en montrant que, sur 30 autopsies d'individus morts avec des tubercules de la glande spermatique, 20 seulement avaient simultanément des lésions pulmonaires identiques et 10 en étaient exempts. L'énorme proportion d'un tiers ou 33 pour 100, sinon davantage, seraient donc opérables.

La nature infectieuse de ces foyers caséeux s'accréditant de plus en plus, comme cause de la généralisation et la récidive de la tuberculose, et le traumatisme léger que doit entraîner leur ablation n'étant plus redoutable comme autrefois, grâce aux nouveaux pansements, 1 indication précise d'enlever ces tumeurs s'ensuit, dès quelles sont une cause de souffrance, de gêne, d'inqmetude quand les poumons sont indemnes^La preuve n en est plus seulement clans les castrations suivies de guenson, mais dans les abcès froids, ossifluents des os les ganglions tuberculeux suppurés, les ulcérations tuberculeuses < des lèvres et de la langue, enlevés avec le même succès, dans ces dernières années. Il ne s'agit que d évacuer complètement le liquide par une lame incision de la tumeur, l'énucléation ou le grattage de

son enveloppe, avec un drainage consécutif de la plaie.

D'après ce procédé, toutes les tumeurs tuberculeuses externes et même les ulcérations localisées, sans généralisation appréciable, chez des malades dont les poumons paraissent sains, seraient justiciables du bistouri dès qu'ils y sont accessibles sans un traumatisme étendu. Le thermo-cautère, l'anse galvanique ou la curette peuvent le remplacer avec avantage dans certains cas, suivant les indications. Une dégénérescence locale, gênant ou s'opposant à l'une des fonctions principales de l'économie : la mastication, la défécation, peut même être enlevée avec avantage, comme un moyen palliatif, quoique les poumons soient déjà envahis. (Gaz. hebdorn., n° 48, décembre 1881.)

Il n'y a donc plus qu'un pas à franchir pour les jeunes chirurgiens français, imbus des nouvelles doctrines, pour aller, à l'exemple de quelques intrépides Allemands et Américains, enlever des ganglions tuberculeux autour des grosses bronches, ou ouvrir des cavernes caséeuses au sommet des poumons, comme en voici un exemple récent :

Tumeurs de la prostate. Enuclôation. La question, agitée à plusieurs reprises par les chirurgiens anglais, de savoir s'il ne convenait pas de tenter l'énucléation des tumeurs de la prostate au moyen de la taille latérale, s'est présentée de nouveau, à l'occasion du fait suivant : Un homme est admis à l'Infirmerie royale de Liverpool avec une grosse pierre clans la vessie et une prostate volumineuse. M. R. Harrison pratique la taille, le 5 septembre 1881, et le volume du calcul rend la section bilatérale de la prostate indispensable pour son extraction. Malgré cet agrandissement, l'obstacle persiste par une tumeur de la prostate même. Elle est aussitôt énucléée avec le doigt, et le calcul est facilement extrait ensuite avec des pinces. L'opéré guérit parfaitement. Grosse comme une noisette, cette tumeur était un adénome.

Fondé sur ce succès et un autre semblable de M. Bickersteth, l'auteur érige en pratique rationnelle l'exécution de la taille latérale dans certains cas de prostate

volumineuse, donnant lieu à de graves symptômes ou des souffrances de rétention, en vue d explorer cet organe et si c'est une tumeur de l'enlever. D'où l'indication d'explorer soigneusement avec lé doigt la prostate volumineuse dans tous les cas de taille pour calculs et d'enlever les tumeurs existantes. Enfin il y aurait lieu à cet effet de préférer la taille à la lithotritie pour l'extraction d'un calcul, quand il y a complication d'une prostate engorgée, volumineuse, afin d'en faire disparaître les causes par une seule opération.

Mais sir H. Thompson, comme spécialiste, a mis une sourdine h cet enthousiasme, en disant que depuis longtemps cette pensée avait germé. L'idée première de cette opération a été suggérée par Guthrie, pour enlever ces tumeurs, et les chirurgiens n'ont pas cessé de s'en préoccuper depuis. En 1882, Cadge appela l'attention de la Société pathologique de Londres sur ce sujet, et Keith, d'Aberdeen, dit alors avoir énucléé ainsi huit h dix de ces tumeurs prostatiques, sans résultats fort satisfaisants. W. Fergusson en a enlevé quatre à cinq, et luimême en a extirpé autant. Sur trois malades qui ne pouvaient rendre leur urine que par le cathétérisme, la taille latérale ne remédia à rien, malgré l'extraction même d'une petite tumeur prostatique chez l'un d'eux Le cathétérisme resta nécessaire après comme avant' Une très grosse tumeur ne détermine parfois aucune obstruction, et une très petite, imperceptible, peut obstruer le canal. Il serait désirable de soulager en pareil cas par une opération; mais la mortalité de un sur quatre, chez les hommes de soixante à soixante-dix ans et presque au terme de leur vie, la rend très redoutable! Delà .ses rares indications. (Royal med. and chir. Society, 13 décembre 1881.) J'

Tumeur^ fibreuse du vagin. La rareté et l'ignorance de son origine en sont la seule distinction. Le docteur

fii II fa ren°°ntrte ei? 1881> ^eZ une dame qui avait fait une fausse couche de deux mois, six semaines environ auparavant. Elle se trouvait sur la paroi latérale gauche du vagin, à un centimètre et demi seulement de son insertion sur le col. De la grosseur d'une noix,

TUMKl'HS

sa dureté au Loucher excluait absolument l'idée d'une hernie ni d'un lipome, et l'état de la malade ne permettait pas de songer au cancer.

L'excision fut facile avec le spéculum de Denonvilliers, qui permet d'arriver facilement sur le fond du vagin. La recherche des battements de l'artère vaginale permit de pratiquer l'incision avec sécurité et d'énucléer ensuite le néoplasme avec les doigts, quoiqu'il eût un petit pédicule.

Elle fut trouvée absolument fibreuse au microscope, sans que son origine pût être rapportée à d'autres causes que l'excès même de l'usage de l'organe, étiologie infirmée par la rareté même de ces tumeurs. Leur ablation est néanmoins commandée par leur accroissement, toujours à craindre. (Soc. centrale de méd. du Nord, 10 février.)

Tumeur fibreuse du col utérin faisant obstacle k Vac-

couchement. Voy. Accouchements.

Tumeurs du ligament rond. Leur rareté n'a permis jusqu'ici d'en établir le diagnostic que par leur excision, sans trop savoir à quoi l'on avait affaire, car leur histoire est absolument nulle. Heureusement la guérison en a toujours été la conséquence, et c'est d'après leurs caractères histologiques purement fibreux qu'il a été possible d'en fixer l'origine et le siège. Un exemple récent, observé à Lariboisière sur une cuisinière de cinquante-deux ans, par le professeur Duplay, qui l'opéra comme un sarcome des ganglions inguinaux, lui a seul permis, en collectant huit cas analogues dans la presse médicale, de tracer une ébauche historique de ces tumeurs.

En raison même du siège et de la constitution anatomique du ligament rond, ces tumeurs extra-abdominales occupent la région inguinale ou l'épaisseur de la grande lèvre, sous forme de masses plus ou moins volumineuses, avec ou sans pédicule, en se développant lentement et sourdement. Leur forme est variable, globuleuse ou ellipsoïde, à surface lisse ou lobulée, de consistance ordinairement fibreuse, avec une fluctuation apparente en certains points. La toux ni les efforts ne leur impriment aucun changement; mais elles augmen-

tent parfois de volume, à l'époque des règles et pendant la grossesse. Elles sont irréductibles en général, une seule s'étant montrée réductible au début, sans avoir été vérifiée par l'opération. Indolentes à la palpation et à la pression, elles sont le siège de douleurs spontanées, continues et surtout intermittentes plus ou moins vives, s'irracliant dans le bassin, les lombes ou le membre correspondant, avec exacerbations aux époques menstruelles. Leur développement dans le sac dartoi'que les rend indépendantes de la peau et du tissu cellulaire et leur permet des mouvements latéraux et de haut en bas, mais impossibles d'arrière en avant.

Pédiculées, ces tumeurs peuvent se confondre , quand le pédicule passe au-dessus de l'arcade crurale, avec une hernie graisseuse par le défaut d'impulsion dans les efforts et la toux. Mais la douleur de celle-ci pendant la marche et surtout à la pression, qui peut en réduire le volume, suffira à la distinguer.

Le diagnostic différentiel avec une épiplocèle irréductible, surtout ancienne par sa dureté et l'absence d'impulsion à la toux, est presque impossible, si ce n'est par les douleurs mensuelles propres à la tumeur du ligament rond... quand la femme est réglée.

Par sa forme et sa mobilité, l'ovaire hernié peut aussi simuler ces tumeurs, surtout par les douleurs périodiques. Mais l'augmentation du volume de l'ovaire, sa sensibilité à la pression suffisent à le distinguer, et le toucher pourra ensuite lever les doutes.

Sans pédicule, ces tumeurs peuvent être confondues, dans l'aine, avec différents produits pathologiques qui s'y rencontrent. L'uniformité, l'immobilité et l'indolence seront, avec les commémoratifs, les meilleurs 'signes pour les distinguer. A la vulve, on ne peut les reconnaître qu'à leur point de départ, au niveau de l'orifice inguinal externe. Dans la grande lèvre, elles siègent toujours à la partie supérieure. Celles qui descendent au-dessous ne peuvent venir du ligament rond.

Par leur nature fibreuse ou myxomateuse, ces tumeurs sont bénignes; leur dégénérescence seule peut les rendre malignes. L'excision, aussi simple que facile,

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