‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 9 sur 69 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

Amputations sous-périostées. De six amputations pratiquées avec ce procédé par M. Nicaise, en 1881, à l'hôpital T aennec sur des hommes atteints de tumeurs blanches, cincr de cuisse et une de jambe, il n'y eut qu'un seul deces, le vino t-neuvième jour, avec cicatrisation du moignon, comme l'a montré la pièce anatomique. Le canal médullaire était oblitéré par une lamelle osseuse de nouvelle formation. Il n'y a eu de la suppuration consécutive que dans deux cas; la réunion immédiate des parties profondes sur l'os a eu lieu dans les quatre autres.

Ce résultat est donc satisfaisant et encourageant en faveur de cette modification consistant a décoller un manchon de périoste avant de scier l'os, avec le soin de rïïparêr en aucun point la face externe du périoste conservédes parties molles sus-jacentes. Le manchon est facile à relever, notamment sur le fémur, grâce aux déchirures qu il subit presque toujours. Si la section de os en est rendue un peu plus difficile, les avantages obtenus, en recouvrant ensuite la surface de section avec la membrie Pédostique,le compensent grandement. Ce procède lit donc ^ à imiter, pour rendre le moignon plus épais, mllgrél impossibilité alléguée par M. Despres de faire ^déco lement. La preuve du contraire se trouve dans ZZ nraticrue suivie par beaucoup de chirurgiens, ^^ffi^atita" faites parceprocédé M.Poncet, de C m V a vu le périoste reproduire un champignon de Lluny , a v conformation et aux usages du

"n H ÏÏÏ même recollé facilement sur la sur-

fa^3é"ia réunion par première intention,

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Neal' voTc'oi seU é ce procédé, l'a délaissé en raison après w™™™*^ du moignon résultant des osteo- Tf •rréauUcrTet saillants qui se produisent che*. phytes « WB^ a dû meme les réséquer secondaire-- "as. Autrement, il facilite la reunion im-

médiate. Mais l'imminence de la nécrose de l'anneau d'os dénudé peut annihiler cet avantage. C'est ce qui l'a fait délaisser par M. Pozzi. Une antisepsie rigoureuse assurant presque la réunion immédiate, M. Ollier a ainsi abandonné sa propre méthode dans les amputations pour la conserver exclusivement aux résections, bien que des succès s'observent aussi sans elle, même au coude (Voy. RÉSECTIONS.)

A l'autopsie d'un amputé de la jambe par M. Polaillon, sans conservation d'une manchette de périoste, et qui est venu mourir un an après dans le service de M. Nicaise, le tissu cellulaire et les muscles étaient accoles sur l'os, sans que les alvéoles du tissu spongieux fussent oblitérées. Le canal médullaire était ferme au contraire sur la pièce qu'il a présentée après un temps plus court. Cette conservation du périoste n'est donc pas indifférente au résultat définitif. (Soc de chirurgie, mars.)

L'écho de cette grande discussion s'est répercuté à la Société centrale de médecine du Nord, où les amputations penostées ont au moins deux partisans résolus Trois moulages de moignons de ces amputations avec grand lambeau antérieur, faites par M. Houzé de L'Aul noit, deux de cuisse et une de jambe, au lieu d'élection sur un enfant de sept ans, présentaient en effet la meilleure apparence. M. Paquet a fait également quatre amputations par cette méthode avec d'excellents résultats La première date de 1879, sur une jeune fille dont le moignon est resté aussi beau qu'au début. Il s'en déclare ainsi partisan avec un grand lambeau périostioue Sopny?^ ^ manCh6tte' SUSCeptible de P-duire des'os!

mTpUwCGS beaux succès sont clus simplement d'anrès e non àiaTai^ ^ lambea- ^ands et é^a mo^nrls an! ol per\0stiqUe- " obtient d'aussi beaux cèdent Sans T ^ 6XempIeS °PPosés aux Pré" Ktuel ÏVSta^î* qU ih conse™ront leur aspect actuel avec le temps, il ne peut admettre que la languette periost.que empêche cette modification du ten psfSi on peu lui démontrer le contraire, c'est-à-dire Absence de déformation après cinq à six ans, il s'inclinera, car

on ne s'explique pas à quoi cette languette peut être utile. (Bull. méd. du Nord, mai.)

Amputation nouvelle du membre supérieur. Au lieu d'enlever le bras avec l'épaule, comme on la fait deux fois dans le cas de broiement de l'omoplate, M. Després a exécuté avec succès l'amputation de l'épaule contre un ostéo-sarcome de l'omoplate par le procédé suivant.

Premier temps. Ligature de l'artère sous-claviere en dehors des scalènes par le procédé classique ; ligature double, afin de se prémunir contre les hémorrhagies secondaires.

Deuxième temps. Incision en raquette partant du milieu de l'espace qui sépare la saillie des apophyses épineuses des vertèbres, du bord interne de l'omoplate, en suivant le dos, contournant la partie saillante de l'epaule et passant sous l'aisselle au milieu des poils, puis rêvenant sur le dos rejoindre l'incision près du point de

départ. ,

Troisième temps. Dissection d'un lambeau supérieur, sans communiquer avec la plaie de la ligature de la sous-

Quatrième temps. -Section de la clavicule aussi près que possible de sa partie moyenne.

Cinquième temps. Ligature de la veine axillaire.

Sixième temps. Détacher l'omoplate en sectionnant le grand et le petit pectoral et le grand dorsal, et en coupant les muscles, insérés sur l'omoplate, que I on sectionne en luxant cet os en arrière.

On lie la scapulaire commune, si elle donne encore On réunit ensuite la plaie à l'aide d'une suture, sauf dans l'angle qui correspond à l'aisselle.

' Cette opération est sans doute passible de plusieurs dangers, comme la perte abondante du sang veineux et rentrée de l'air dans la veine axillaire. Une syncope et un état asphyxique se sont même montres dans ce cas mais il a suffi de placer la tête en bas pour rétablir la respiration. La saillie de l'extrémité circulaire peu aussi en résulter. Mais, avec tous ces dangers, elle est Encore moins grave que la précédente, comme ce 1* prouve, car, opéré le 19 juin, le malade avait sa plaie ci

catrisée le 19 août suivant. Elle convient ainsi contre le cancer et la tumeur blanche de l'épaule et donnera des succès nombreux chez les sujets âgés de moins de vingtcinq ans. (Acad. des se, septembre.)

Amputation du bras. Deux exemples remarquables en ont été présentés à la Société clinique de Londres, le 10 mars, l'une pratiquée à Midlesex hospital par M. G. Lawson, pour un cancer des ramoneurs de Faisselle droite, récidivé après deux excisions préalables ; la seconde par M. H. Marsh, pour un anévrisme de l'artère axillaire, chez un cocher de trente-deux ans. Une hémorrhagie profuse étant survenue le dix-septième jour après la ligature avec la soie phéniquée, l'amputation fut nécessaire et amena la guérison. (Lancet, 18 mars.)

Amputation fémoro-rotulienne. Chez un homme de trente-huit ans, atteint de carie des os de la jambe, le docteur Notta dut pratiquer l'amputation au siège d'élection, au-dessus du genou. Il fit un grand lambeau antérieur comprenant la rotule dans son épaisseur, réséqua les condyles du fémur, la face postérieure de la rotule et toutes les portions de la synoviale y attenantes. La réunion n'eut pas lieu par première intention, et pourtant la rotule se souda au fémur. Vingt jours après, l'opéré sortait guéri et reprenait ses occupations. La cicatrice se trouve en arrière, a 3 centimètres au-dessus du sommet du moignon. Tout le poids du corps porte sur la face antérieure de la rotule, devenue inférieure.

Ce remarquable succès par le procédé de Gritti est assez rare. Dans deux cas vus par M. Farabeuf, il n'y avait pas de réunion et la rotule basculait. La soudure osseuse peut bien avoir lieu, malgré la suppuration, comme on l'observe dans l'amputation du pied. Mais certaines régions de la peau, comme celles du genou supportent mal les pressions. Il s'y manifeste des troubles trophiques et des ulcérations, et l'inflammation de la bourse séreuse conservée suffit à amener des accidents. C'est pourquoi cette opération est délaissée et ne se pratique qu'exceptionnellement. {Soc.de c/iir.,24mai.)

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