‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 104 sur 157 · ONGLE · texte numérisé non relu

ONGLE

Aujourd'hui qu'il existe des appareils spéciaux, simples et peu coûteux, sur le modèle do celui de Uichardson, pour la pulvérisation de l'élher, ce procédé n'a plus de raison d'être, malgré sa simplicité, sinon pour les praticiens qui ne peuvent se procurer ces petits appareils pulvérisateurs.

Sulfure de carbone. M. Simonin (de Nancy) l'a substitué à la glace, dont il se servait habituellement comme M. Velpeau. — Voy. Anestuésie.

Un pansement particulier est employé par M. Gaillard (de Poitiers) pour empêcher la répullulalion des chairs en dedans. Au milieu d'une bandelette de diachylon, longue de 1 mètre et large de 2 centimètres, il fixe, du côté non agglutinalif, un morceau de fort caoutchouc, de môme largeur et long de 4 centimètres. Le diachylon divisé au milieu, on place le caoutchouc sous la face plantaire de l'orteil et, un morceau d'agaric étant appliqué sur la plaie, on rabat alternativement les deux extrémités de la bandelette sur l'orteil , puis sur le pied. [France méd.)

On comprend que, par son élasticité, le caoutchouc fasse ressort et, par sa rétraction continue, éloigne les chairs du bord tranchant do l'ongle tout en le déprimant. On change l'appareil tous les quatre à cinq jours, bien qu'il puisse rester en place plus longtemps.

Tnmcur nngnéalc. Sur un enfant, ayant eu un panaris qui détermina la chute de l'ongle, M. Broca observa, entre la ligne articulaire de la phalange et le bord postérieur de l'ongle repoussé, une petite tumeur ayant la forme d'un pain de sucre, soulevant la peau et l'amincissant. A travers la peau, on constatait facilement la transparence du produit accidentel constituant cette proéminence. C'était un corps très-dur, mobile, se déplaçant très-bien dans tous les sens, en haut, en bas, en dedans, en dehors ; n'ayant, par conséquent, avec les tissus sous-jacenls, que des adhérences assez molles.

En examinant cette singulière tumeur, dont il n'a pas trouvé d'exemple analogue dans la science, M. Broca soupçonna aussitôt une production irrégulière du blastème unguéal. La surface sécrétante de ce blastème, modifiée par la maladie, la sécrétion n'en avait pas moins continué à se faire, mais avec irrégularité et en revêtant une forme différente de la normale, ce (jue l'examen direct a démontré. A l'aide d'une incision en V,

GAIlMEli, 19

OPftUATlOlN CÉSAUIliNNli.

piuliquée en arrière de la tumeur, ello a pu élre enlevée avec une pince : elle ressemblait à une dent de poisson, dure, faiblement adhérente par sa face profonde, plate, aux tissus 80us-jacenls et sans continuité avec le bord de l'ongle. La surface adhérente avait un aspect analogue à celui de la matrice unguéale.

Examinée au microscope, sa structure est entièrement semblable à celle de l'épiderme, identique, comme on sait, avec la structure de l'ongle normal. Mais tandis que, pour démontrer la structure cy&to-nucléaire de l'épiderme, il faut soumettre le tissu à la macération dans la potasse, il suffit, au contraire, de couper avec le bistouri et de gratter la surface de la masse unguéale pour la voir aussitôt se résoudre en cellules à noyaux, formant un pavé très-serré, sans le moindre intervalle, et' contenant chacune un petit noyau généralement Irès-peu granulé.

Y a-t-il analogie de cette production avec celles que l'on a désignées sous le nom de productions cornées ou de cornes? M. Broca ne le croit pas ; il n'a jamais vu que la surface de la peau donnât naissance aux productions cornées. Les cornes naissent toutes dans l'intérieur d'une glande ou d'un follicule cutané. Mais, à part celte origine, la coupe d'une corne e.sl identique avec celle d'un ongle ; elle présente une couche de cellules épithéliales agencées comme celles d'une coupe de tissu unguéal. Il n'existe pas de caractère différentiel entre les productions cornées de l'homme et celles de l'animal. (Soc. decMr., octobre.)

OPÉRA.TI01V CÉSARIENNE. Modifications opératoires. Par son succès, autant que par les particularités qui le distinguent, le fait suivant, recueilli à la clinique du professeur Wasseige (de Liège), mérite d'être noié : Primipare de trentequatre ans, rachitique, demandant elle-même à être opérée. Elle est soumise à la chloroformisalion, dont l'influence cesse après rextraclion d'un enfant vivant et du placenta. Néanmoins, au lieu de procéder immédiatement à la réunion de la plaie, trois doses de 75 centigrammes de seigle ergolé sont successivement administrées à quelques minutes d'intervalle, et des éponges imbibées d'eau fraîche sont maintenues constamment sur la plaie; ce n'est qu'après une demi-heure d'attente que l'hémorrbagie ayant cessé, on la réuiiit par des points de suture rnélallique enchevillée et des bandelettes.

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