OPHTHALMIE
Cette moditication du procédé généralement suivi n'est pas sans importance. Elle tend à prévenir lepanchement de sang dans la cavité abdominale, qui peut être la source d'accidents fort graves, et met plus sûrement en garde contre la sortie des intestins, en permettant à l'opérateur d'agir en parfaite reconnaissance des tissus.
Tout allait bien malgré une réaction assez vive et des symptômes paraissant se rapporter plutôt à l'étranglement qu'à une péritonite franche, comme absence de selles, douleurs locales très-vives, vomissements des purgatifs, lorsque des matières fécales s'écoulent par la plaie le dixième jour, en coïncidant avec la cessation de tous les autres accidents. L'amélioration augmente, malgré cet écoulement qui se manifeste également parlevagin douze jours après. Mais il diminue bientôtde part et d'autre et, des évacuations naturelles ayant lieu, permettent de fermer d'abord la plaie abdominale. L'opérée reprend des forces et, trois mois après, elle était parfaitement guérie. [Acad. de méd. de Delg. ei Scalpel, n° 39.)
Une perforation consécutive de l'extrémité inférieure de l'intestin est sans doute manifeste, mais comment s'est-elle produite? est-ce par étranglement entre les lèvres de la plaie, comme le veut l'auteur? Sa modification n'aurait donc pas d'avantage à cet égard. La persistance des selles par la voie naturelle, autant que la guérison spontanée de celle perforation , peuvent faire admettre, en effet, que la paroi intestinale s'élant engagée dans la plaie, un travail inflammatoire et d'élimination s'en est suivi, et que la guérison a eu lieu ensuite par adhérence. Mais comment expliquer l'issue des matières fécales par le vagin? Cette perforation reste donc un mystère qui rend la guérison d'autant plus remarquable.
Ce succès obtenu dans une maternité, malgré de si graves complications, est rapporté à l'isolement à peu près coniplet dans lequel celle femme fut tenue! Il plaide ainsi en faveur de ce nouveau système, instamment réclamé par la science et l'humanité, à mettre en pratique du moins pour les cas de grande opération obslélricale et de fièvre puerpérale.
OPIITIIALMIE. Ophthalniie purulente Selon MM. Depaulet Trélat, elleco'incide parfois, sous forme épidémique, avec les affections puerpérales dans les maternités, comme si ces affections, si différentes en soi, se développaient sous l'influence d'une même cause.
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Aux caulérisalioiis énergiques el aux lavages continuels- M. Serre d'AIais substitue la méthode suivante, qui ne lui {, jamais fait défaut quand elle est bien suivie. Jour el nuit pendant les trois premiers jours, les paupières de l'enfant soni entr'ouvertes tous les quarts d'heure, une demi-heure au pluii: si la sécrétion n'est pas très-abondante pour donner issue au pus, et l'on passe en même temps sur le globe oculaire un pin-tceau imbibé d'eau miellée ou vinaigrée. Si la maladie est troR avancée avec chémosis et étranglement, il ponctionne la cornéi pour en prévenir la perforation.
Pour M. Foucher, d'accord en cela avec MM. Depaul et Blot; elle n'est pas aussi grave qu'elle semble au premier abord I C'est-à-dire que, bien soignée, elle est aussi bénigne qu'elln est terrible quand elle est négligée. A l'aide du traitemen adopté par ce chirurgien, les yeux ne doivent jamais être perdus. Il suffit de faire, à de courts intervalles, des injectioni: chlorurées qui balayent la surface de la conjonctive et d'in sliller, de trois à cinq fois par jour, entre les paupières bien débarrassées de pus quelques gouttes d'un collyre ainsi com+ posé :
•i^ Azotate d'argent 20 ccntigi animes.
Eau dislillée 30 grammes.
La formule des injections est celle-ci :
'}f Chlorure de soude 20 grammes.
Eau 100
Ces injections doivent être d'autant plus rapprochées que In produclion du pus est plus grande. Le traitement dont il s'agit appliqué un grand nombre de fois par M. Foucher. dans difîé-rents hôpitaux, et quelquefois à Saint-Antoine, dans un servicft de femmes en couches, a constamment été suivi de succès- (Soc. de c/u'r. , janvier).
La contagiosité en est démontrée par le succès des mesure?^ prises par M. Le Fort, à l'hospice des Enfants assistés. Pré • voyant que les nombreux cas d'ophthalmie purulente existant: en permanence dans cet établissement étaient dus surtout à Iej contamination par l'intermédiaire des objets de pansement eH même du personnel médical, y compris les médecins, il a isoler les malades dans deux salles, l'une pour les enfants à la mamelle., l'autre pour les plus âgés ; loule communication a été inter-r' dite entre cette partie du service pourvu d'infirmières spéciale»