OPHTHALMIE
avec une éponge et un pinceau séparés pour chaque enfant. il.es nourrices dormaient dans un dortoir spécial, le plus grand soin avait lieu pour les objets de pansement.
Mises en pratique dès son entrée dans le service au 1" janvier 1865, ces mesures firent promptement descendre le nombre des cas. De 49 dans le premier trimestre, ils descendirent à 39 dans le deuxième, à 20 dans le troisième et à 1 3 durant le quatrième, tellement qu'au 31 décembre, l'hospice ne renfermait pas un enfant atteint de cette maladie ; ce qui no s'était peut-être jamais vu.
Et comme preuve que la contagion, la contamination directe en est bien la cause efficiente, c'est que de 23 intérieurs, dans le premier trimestre, ils s'abaissèrent à 1 1 dans le deuxième, à 15 dans le troisième et à 3 seulement dans le dernier. Le meilleur remède contre cette dangereuse ophlhalmie est donc l'isolement des malades et l'observation des mesures prophylactiques dans les hôpitaux d'enfants. (Soc. de chir. , février.)
Ophtlialniie scrofulcnse. Sous ses formes multiples. M. Giraud-Teulon emploie avec grand avantage lecalomel qu'il considère comme un spécifique pour la cornée. Mais avec la précaution de l'employer seul, sans addition de sucre et en poudre impalpable. Il en projette, une seule fois par jour, une pincée entre les paupières à l'aide d'un petit pinceau qu'un coup sec sur le doigt met en vibration. De cette manière, au lieu d'en observer les effets irritants, substitutifs, signalés par tous les auteurs, il le trouve altérant, cicatrisant dans toutes les kératites superficielles, primitives ou consécutives, vésiculeuse, ulcéreuse, etc. Dans les cas de photophobie intense, il ajoute une application de teinture d'iode pure sur le front, et à l'aide des adjuvants internes ordinaires, il a vu céder ce symptôme opiniâtre, même chez les enfants les plus susceptibles dans l'espace d'une semaine. [Ann. d'ocuL, décembre 1865.)
Ophthaimic Hympatlilque. A propos de deux exemples qui ont fait le sujet de sa leçon clinique, M. Dolbeau trouve qu'elle serait plus justement dénommée ophlhalmie réflexe^ puisque c'est sous rinfiuence manifeste de cette action sur les nerfs ciliiiires qu'elle se produit [Union méd., n° 79). On ne saurait mettre trop de précision dans les termes pour simplifier les explications.
^:50 OPHTHALMOLOGIR.
Ophtlinlinlc g^rnnulciisc. Deux ingénieurs français ail;! chés aux travaux de l'isthme de Suez l'ayant contrart furent traités vainement sur les lieux par les moyens usito Revenus en France pour se guérir et entrés à la Maison muti: cipale de santé à cet effet, ils furent soumis exclusivement pai M. Demarquayau traitement de la pulvérisation avec la solution) suivante :
^ l^"" CO grammes.
Tannin 2
Mêlez.
La dose du tannin fut graduellement élevée à 4 puis à' 6 grammes, moyennant quoi , malgré leur résistance, cegophlhalmies guérirent parfaitement. {Ann. d'ociii/sf., mai et: juin.)
De l'opbihalmie diphthéri tique, par le docteur Ray naud, ancien interne des hôpitaux de Paris. — In-8° de 1 1 6 pages.
OPIITIIALMOLOGIE. Emploi de l'aneslhésie. En vantanti l'anesthésie pour certaines opération.^ oculaires, comme l'extraction delà cataracte à lambeau durant laquelle la contraction violente des muscles de l'œil et des paupières peut être la cause degraves accidents immédiats, M. Wecker donne la préférence à l'emploi de l'éther pur comme moins dangereux que le chloroforme. En le faisant Inhaler à haute dose, il aneslhésie presque' aussi rapidement que le chloroforme. {Bull, de thérap., mai.) Et l'excitation qu'il provoque?
Emploi du calomel. C'est d'un remède topique. considéréL' conmie le spécifique de la cornée, mais bien connu cette fois, que^ M. le docteur Giraud-Teulon s'est occupé ; seulement il apporte dans l'emploi et le modus faciendi de ce collyre sec de telles modifications, qu'elles peuvent être le secret des effets et des succèsremarquables qu'il en obtient. — Voy. Oputhalmie scnopULEnsE.
Obslrnclion des voies lacrymales. Les résultats par la méthodee de Bowmann et Weber étant loin d'être satisfaisants quand il y( a grande distension du sac, M. Windsor en a tenté l'oblitéra-tion au moyen du chlorure de zinc. Le patient étant chioroformisé, une longue incision verticale ouvre le sac de haut en bas,, le contenu en est nettoyé, et de fines sondes d'argent sont inlro--
OPHTHALMOLOGIE.
duiles à travers les voies lacrymales, de façon à s'assurer de la position de leurs orifices dans la cavité. Le sac est alors bourré de charpie, et l'appareil renouvelé chaquo jour. A la fin do la seconde ou de la troisième journée, un petit morceau de linge bien enduit de pâte de chlorure de zinc est introduit avec soin, dans la cavité, de façon à entrer en contact avec toute sa surface interne; on le laisse là une heure environ. Celte application n'est pas sans produire une certaine sensation de douleur, et amène dans quelques cas une tuméfaction générale. L'eschare est éliminée en quelques jours, et, dans l'espace de quinze jours à trois semaines, la plaie est, en général, complètement guérie.
En suivant cette méthode de traitement, deux précautions sont d'importance essentielle: 1" Le sac doit être largement ouvert, de telle fyçon que toute sa surface intérieure puisse être mise en rapport avec le caustique ; en effet, si une portion de la membrane muqueuse a été épargnée, une sécrétion s'ensuivra, et un abcès ou une tumeur peut en être la conséquence; 2° En appliquant le caustique, les lèvres de la plaie doivent être soigneusement évitées, autrement il y aurait cicatrice.
On peut naturellement se demander ce qu'il advient du liquide sécrété par la glande lacrymale. San>î doute, l'évaporation a lieu en une certaine mesure sur la surface delà paupière infé' rieure; mais quelque surprenant que soit le fait, il est certain que les malades traités par celte méthode se plaignent fort peu d'épiphora, et quelques-uns point du tout, excepté sous l'aclion du vent. (Anv. d'ocitlist.) — Voy. Fistule lacrymale.
Fistule de la cornée. Afin de l'oblitérer, le professeur Businelli pénétra, avec la pointe d'un kératome lancéolaire, à travers l'ouverture de la fistule, et lui donnant une direction oblique vers l'intérieur entre la cornée et l'iris, il convertit la fistule en incision linéaire. Il lui fut facile alors de saisir à l'aide d'une petite pince un repli de l'iris, qu'il attira doucement au dehors, et qu'il abandonna ensuite entre les lèvres de la plaie, de façon à produire une procidence artificielle de celte membrane. Au bout de trois à quatre jours, la petite portion procidente de l'iris rendit impossible la sortie de l'humeur aqueuse; elle se gonfia et se transforma en une petite vésicule qu'il fallut plus tard exciser. La fistule se reproduisit alors, mais comme ces rebords étaient formés par du tissu iridien adhérent à la cornée, quelques légères canlérisalions avec la pointe d'un
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Recenl advances in ophlhalmic science. (Pro-rès récents ,io
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Bosto7 ' " Charpentier, avec 27 belles planches noire..
re^|.e'^t;L;^^'^:;eS mer. e de devenir classique dans les collèges aSca"n E e " menta,re dans la forme, il contient cependant un p^édé de suture de la cornée, propre à l'auteur, qu'il dit avoir emp ové
du cnstallm dans 1 opération de la cataracte. Ayant omis de le décrire a ce mot, en voici l'exposé :
finf"lï''î ^'^'^ ""^ ^'■g""'^ ordinaire, des plus
nnes et des mieux trempées, que Ion réduit à un qaar[ de pouce de long seulement en y faisant une nouvelle pointe, un sLpIe fil fin de soie ou de lin est passé dans le chas.et l'aiguille, tenue avec une pince, traverse ainsi les deux lambeaux de la cornée Le fil est noue sans être trop serré, car il doit rester en place jusqu d ce qu 11 tombe lui-même, ce qui n'arrive ordinairement qu après plusieurs semaines; mais il y aurait danger de rouvrir la p laieen 1 enlevant, à moins que ce soit pendant lanes- Ihesie. L intolérance extrême , de la cornée pour les corps étrangers pourrait faire craindre que cette suture n'y détermine une vive irritation, mais il a reconnu que celte suture peut ainsi rester en place jusqu'à sept semaines, sans inconvénient.
Cette tojérance constatée, on comprend les avantages de la reunion immédiate de la cornée pour prévenir tous les accidents qui peuvent survenir par la non-réunion des lèvres de la division: leur suppuration, l'écoulement de l'humeur aqueuse et 1 innammation de l'iris, de la capsule et de la choroïde, etc. Ce procède mérite ainsi l'attention des ophthalmolngistes. — Voy. Staphylome.
OPIITHALMOFANTOME. Appareil de caoutchouc durci pour exercer les élèves à faire des opérations sur les yenx,
OPHTHALMOSCOPIE. 333
construit par MM. Robert et Collin, et se distinguant de ceux inventés dans le même but par la mobilité des paupières de caoutchouc II sert à simuler ce premier temps, consistant, dans certaines opérations, à ouvrir les paupières et à les tenir écartées. On peut ainsi se servir de 1 opbthalmoslat comme sur le vivant. (Acad. de méd., novembre.)
OPHTHALMOSCOPIE. Sur l'initiative de M. le professeur Bouisson, une salle particulière, consacrée à l'ophthalmoscopie, a été annexée à l'hôpital Saint-Eloi,à la Faculté de Montpellier. Convenablement disposée par les soins de rAdminislralion des hospices, cette salle a été pourvue d'un mobilier spécial avec tous les instruments d'exploration nécessaires. En développant les études ophlhalmologiques parmi les élèves, en les favorisant avec les nouveaux procédés d'investigation de cette branche importante de la chirurgie, la clinique externe de Montpellier acquerra entre les mains du célèbre chirurgien une amélioration très-profitable aux progrès et à la solidité des études,
Ophllialmoscope de M. Galezowski. A cet instrument si simple et portatif (voy. année 1865), M. le professeur Laugier a fait une modification qui en rendra l'emploi encore plus facile aux praticiens et concourra à vulgariser celte nouvelle méthode de diagnostic. 11 remplace la lampe mobile destinée à éclairer l'œil, et qu'il était toujours plus ou moins long de placer au point voulu, par un bougeoir fixe tournant à volonté à droite et à gauche, et fixé au corps de l'instrument. La lumière tombe ainsi infailliblement au point voulu. {Acad. de méd.., mai.)
Élude ophUialmoscûpiqiw sur les alléniiions du nerf optique et les maladies cérébrales qui en dépendent, par Galezowski. Un vol. grand in-S^avec une planche chromo-lithographiée et trois figures intercalées dans le texte. Paris.
L'analomie microscopique en constatant une circulation distincte de la pupille et du nerf optique, explique les lésions diverses elles causes distinctes qui les produisent. Celte observation nouvelle donne un cachet lout nouveau à celle monographie.
Lectures on diseuses of Ihe cye (Leçons sur les maladies de l'œil), par Macnamara, professeur de chirurgie oculaire à Calcutta, Londres. CpUo première partie a trait spécialement aux
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affections réclamant l'usage de l'ophtlialmoscope pour en établir le diagnostic.
Manuale di oculistica pratica (Manuel d'oculisUque pratique),, de Slelwag von Carion, traduit en italien sur la seconde édition allemande par le professeur Quaglino, un gros volume in-S" de 976 pages avec planches, Milan.
OPÎITlL\LMOTIIÉR\l»IE. Sans être d'origine récente, l'opplicalion de l'eau aux maladies des yeux a reçu de tel^ perfectionnements et une si grande extension, qu'elle forme une médication nouvelle. Depuis l'emploi de la douche oculaire d'eau simple contre l'ophlhalmie purulente, introduite par M. Chassaignac, à l'hôpital des Enfants trouvés, dès 1 847, elle a subi des innovations qui méritent d'être connues, M. le docleur Rieux, son interne et son collaborateur, en propageant cette médication dans les hôpitaux de Lyon, a reconnu l'indication d'un liquide médicamenteux ou d'eaux minérales appropriés à chaque espèce d'ophthalmie. Ainsi, les eaux alcalinegdans les conjonctivites rebelles, douloureuses, des sujets sanguins, dont les larmes sont souvent brûlantes et acides. Leseaux sulfureuses ou iodurées dans les ophthalmies chroniqueset surtout scrofuleuses, produisent une réaction très-favorable. De nombreuses observations sont rapportées à l'appui, où leseaux d'Uriage,deChalle8,de Vichy, etc, ont été employées par lui avec le plus grand succès. {Journ. de méd. de Lyon, juillet et octobre 'I 865.)
Mais c'est surtout l'eau simple ou minérale divisée, atomisée, pulvérisée par des appareils appropriés, selon la méthode de M, Sales-Girons qui constitue la nouveauté. Expérimentée, il y> a plusieurs années par M. Demarquay, toujours à l'avant-garde (lu progrès, elle semblait délaissée sans que son action fût parfaitement élucidée, M. Rieux, en accordant qu'elle peut rendre des services dans les cas simples de phlegniasie oculaire, la croit insuffisante pour produire, dans les cas graves, les^ effets réaclionnels nécessaires, indispensables (/oco cifoJo) ;, assertion contradictoire avec les faits qu'il invoque lui-même,, car si l'eau simple ou minéralisée, employée en douches, peut être absorbée localement, comme il le soutient avec raison, aui point de produire ces réactions salutaires, comment le mêmeliquide pulvérisé, atomisé et projeté avec force ne le serait-il pas quand la division des liquides comme des solides esl ait:
ORCHITK,
conlraire une condition des plus favorables à leur aljgorption par les muqueuses comme parla peau? El cela d'autant plus que le liquide est abondant et que l'observation dure davantage.
C'est ce qu'un jeune hydrologiste d'avenir, M le docteur E. Tillot, a démontré par les faits dans deux mémoires successifs : De la pulvérisation appliquée aux ophthalmies chroniques, 1869. Etude clinique sur la pulvérisation externe, 1 866. A l'aide de l'emploi exclusif des eaux cuivreuses et ferrées de Saint-Christau, dont il est médecin-inspecteur, employées avec le pulvérisateur du docteur Meyer, il a obtenu des résultais remarquables dans diverses ophthalmies chroniques. Des kératites simples et compliquées ont été guéries ou améliorées rapidement. La kératite même panniforme, si grave et tenace, ou compliquée d'albugo, en a subi aussi une influence Irès-heureuse ; l'albugoa même entièrement disparu dans un cas, et la cornée s'est éclaircie considérablement dans les autres, au point de permettre au malade de distinguer la couleur des objets et de pouvoir espérer recouvrer la vue. Ces effets sont confirmés par M. Lambron qui, avant la pulvérisation, obtenait des résultats satisfaisants dans les ophthalmies scrofuleuses, avec les eaux sulfureuses de Luchon. Avec celle-ci, dit-il, les guérisons sont beaucoup plus rapiies. Iter pulvérisation détermine l'absorption du liquide pulvérisé et le dégorgement des vaisseaux capillaires de la région où elle frappe.
Relatées avec tous les détails authentiques h la Société d'hydrologie, ces observations justifient donc entièrement l'emploi de cette méthode et son enseignement dans les cours officiels comme M. le docteur Foucher, l'un des premiers, le fait en France.
ORCIIITE. Diagnostic différentiel. Tandis quedans l'orchite uréthrale, la plus fréquente, il y a constamment de la tuméfaction et de la douleur dans le canal déférent et surtout dans l'épididyme, rien de semblable n'existe dans l'orchite parenchymateuse épidémique ou non, suivant M. Jarjavay. Et comme la tuméfaction est due à l'infiltration de lymphe plastique dans le tissu cellulaire unissant les circonvolutions de l'épididyme, d'où compression des veines du testicule et gêne de la circulation, il y a constamment épanchement de sérosité dans la tunique vaginale, dans la première et rien dans la seconde. De là