‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 109 sur 157 · OVARIOTOMIE · texte numérisé non relu

OVARIOTOMIE

pas. L'autopsie montra, en effet, l'intégrité de ce vaisseau; le sang provenait d'une ulcération fuite au sinus pétreux supérieur par un séquestre du rocher. La clinique médicale de Graves en contient un semblable observé par Porter, si ce n'est que le Qol et la couleur indiquaient du sang artériel. Mais Toynbee constata que la carie de la caisse du tympan avait déterminé l'érosion du golfe de la veine jugulaire interne, d'où hémorrhagie et mort. Un écoulement sanguin se manifesta de même chez un homme atteint de carie du rocher , et ne cessa qu'avec la vie du malade. La carie avait mis le sinus latéral en communication avec la cavité de l'oreille.

De quelque manière qu'il ait lieu, cet accident est donc des plus graves. La couleur du sang et la forme de son écoulement peuvent en faire prévoir l'origine. Une fois la perforation produite, l'hémorrhagie se fait, soit par l'oreille , soit par les fosses nasales ou le pharynx. Le sang peut même s'accumuler entre les os de la base du crâne et la dure-mère qu'il a décollée. Une quinte de toux a été, dans deux cas, la cause déterminante de l'issue du sang. La saignée l'a arrêté dans un cas ; le plus souvent, c'est la syncope; mais le remède curatif est la ligature, et encore n'y a-t-il guère d'espoir jusqu 'ici à fonder sur ce moyen extrême. C^oy. Bull, de la Soc. anal. , t. IX.)

OVARIOTOMIE. L'initiative, qui en était généralement attribuée à Laumonier (de Rouen), en 1781, appartiendrait au docteur Housloun, qui l'exécuta, en 1701, aux environs de Glascow (Cas. hebd., n° 28). La relation de ce fait curieux et concluant se trouve dans le volume XXXIII" des Philosophical Transactions. Londres, 1826, p. 8.

On a cherché à en expliquer les insuccès par le milieu, par l'influence de l'air ambiant, par la nationalité des malades, dit M. Kœberlé. Plausibles au premier abord, ces propositions ne peuvent guère s'accorder avec les faits. A Strasbourg, il a été pratiqué sept opérations par divers confrères ; toutes les opérées ont succombé. Mes collègues de Strasbourg n'ont pas été plus heureux que ceux de Paris, quoiqu'ils aient opéré dans le même milieu que moi. On ne peut donc pas plus attribuer les insuccès à l'influence de l'air si incriminé de Paris qu'à l'air de Strasbourg. D'ailleurs, 3 succès ont été obtenus à Paris, même depuis 1 864, tandis qu'à Lyon une première opération, faite avec succès en 1 862, a

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