‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 119 sur 157 · POLYPES · texte numérisé non relu

POLYPES

menls Irès-pénibles du cordon spermatique, surtout debout.

Urines physiologiques d'un jet normal, avec émission répétée de vingt à trente fois par jour, sans autre sensation qu'un peu de chaleur au passage.

Érection normale donnant lieu à de la tension vers la racine de la verge. Pas d'engorgement des ganglions de l'aine.

Inquiet de ces pertes séminales rebelles aux douches froides sur le périnée, le malade consulte un médecin deux mois après leur début. Des spermatozoïdes ayant été constatés dans l'urine, la cautérisation fut résolue et pratiquée immédiatement, le 23 juin 1865. Rien de remarquable dans son exécution, sinon que, en rentrant le porte-caustique dans la sonde, une résistance fut perçue et attribuée par le chirurgien à un pli de la muqueuse urélhrale. Par une légère traction, il ramena au bout de la sonde une petite masse globulaire grosse comme une demi-aveline. Dépouillée du mucus qui l'entourait, et examinée au microscope^ elle présenta tous les caractères d'un polype muqueux : sa forme était celle d'une branche de corail, ramifiée en cinq ou six troncs secondaires, partant d'un pédicule commun, blanchâtre, parfaitement distinct de la masse qui allait en s'étalant, et long de 1 centimètre sur 3 millimètres d'épaisseur.

Une lipothymie d'une demi-heure, et un pissement de sang durant trois jours à chaque miction, furent les seuls accidents consécutifs de cette opération très-douloureuse. Le 27, le malade put reprendre ses habitudes et n'a rien ressenti depuis seize mois. Les douleurs ont disparu, les pertes ont cessé, et la guérison paraît définitive. {Bull. mëd. de r Aisne.)

Au point de vue de l'histoire encore si obscure des polypes de l'urèthre, comme ce fait en est la preuve, il est d'un haut enseignement sur leur siège, leurs signes et leur traitement.

Polypes de l'utérus. M. Mazzucchelli, chef de clinique du professeur Porta, de Pavie, fait connaître l'appareil dont se sert le célèbre chirurgien pour la ligature des polypes de l'ulérus. Deux tiges droites semblables, d'acier, longues de 20 centimètres, formant anneau à leur extrémité supérieure et terminées en pied de biche, servent à porter le fil sur le pédicule de la tumeur. On l'introduit double dans ces deux anneaux, de manière à former une anse allongée d'un côté, les deux extrémités pendantes de l'autre, La ba?e du polvpe étant en-

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