‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 118 sur 157 · POLYPES · texte numérisé non relu

POLYPES

quinine qui seul peul en oblenir raison. Elle disparaît et reparaît ainsi avec les accès. {Union méd., n"* 29, 32 et 35.)

Pneumonie sucttique. Cette variété nouvelle, omise par la généralilé des auteurs classiques , a été l'objet d'un travail spécial, plutôt théorique que clinique, malgré son litre, de la part de M. le docteur Daudé en 1862, passé à peu près inaperçu. En y insistant de nouveau , M. Putégnat de Lunéville tend davantage à fixer l'attention sur ce sujet par les quelques exemples qu'il rapporte [J . de méd. de Bruxelles, \anv\er). Mais il sera d'autant plus difficile de faire admettre cette variété et de l'introduire dans le cadre nosologique que la suelte, observée de tout temps avec la pneumonie, qu'elle soit épidémique, comme dans le cas de M. Daudé, ou sporadique, comme dans ceux de M. Putégnat, en a été considérée comme une complication. Il y a donc à démontrer qu'elle y est liée essentiellement. L'étroite sympathie de la peau avec les poumons ne crée-t-elle pas un rapport de causalité entre ces deux affections, et le trouble de la respiration, en provoquant la transpiration, ne délermine-t-elle pas aussi la miliaire?

POLYPES. Polypes naso'phnryngicns. Sur 8 extirpations par le procédé de la voie nasale (voy. année 1 864), M. Ollier n'a perdu qu'un seul opéré. C'était dans un cas où le polype pénétrait dans le crâne sans que rien fît prévoir cette complication. 6 fois les polypes étaient fibreux et 2 fois glandulaires {Soc. de cliii-., juin). G est donc là un avoir de succès imposant pour ce nouveau procédé inauguré par M. Chassaignac.

Polypes laryngiens. Larijnxjolomie linjréo-hyoïdienne. Pratiquée en 1859, par M. Prat à Taïli, cette opération, substituée à la laryngo-trarhéotomie que plusieurs chirurgiens ont exécutée à l'exemple de M. Ehrmnnn (voy. année 1865), paraît préférable à M. Follin en ce qu'elle permet de pénétrer dans le larynx sans l'ouvrir aussi largement, sans craindre de blesser les cordes vocaltis, et d'arriver directement sur les polypes dont le laryngoscope montre le siège exact. — C'est ainsi que pratiquée par lui dans un cas de polypes multiples, le succès obtenu depuis trois ans ne s'est pas démenti.

Voici d'ailleurs comment il résume les indications des di-

rOLYPES.

verses opérations applicables à ces excroissances. Contre les polypes visibles dans la région glosso-épigloUique, soil qu'ils y prennent naissance, soil qu'ils viennent y faire saillie dans les mouvemenls exagérés de déglutition, il faut toujours tenter l'exlirpalion par une ligature jetée sur le pédicule du polype saisi et fixé par une pince.

Dans les polypes, qu'on ne peut découvrir que par le laryngoscope, il faut encore essayer, sous l'éclairage laryngien, de les enlever à l'aide de pinces longues et coudées introduites dans le larynx, avec la précaution urgente de traverser le canal pharyngo-laryngé, rapidement et sans exercer d'attouchement sur la muqueuse de ce canal.

Dans le cas oîi le malade est rebelle aux explorations laryngoscopiques, soit par indocilité, soit par des mouvements réflexes, il faut avoir recours à l'extirpation des polypes par des voies artificielles.

Dans le choix des opérations à pratiquer alors, la laryngotomie thyréo-hyoïdienne doit, dans un bon nombre de cas, être préférée à la laryngotomie thyroïdienne, qui est difficile à pratiquer à un certain âge, par l'ossification du cartilage thyroïde, et, dans tous les cas, par la crainte trop souvent justifiée, en particulier dans le cas de M. Ehrmann, d'allérer les cordes vocales, et partant le mécanisme de la voix.

La laryngotomie thyréo-hyoïdienne, facile à pratiquer sans rencontrer de vaisseaux dangereux à léser ou d'organes importants pour la voix, est très-bien indiquée pour enlever : 1" les polypes laryngiens situés dans la région épiglolliquu, dans la dépression que laissent de chaque côté les ligaments glossoépiglottiques et sur ces ligaments mêmes ; 2° les polypes insérés sur les replis arythéno-épigloltiques et sur la muqueuse qui recouvre les cartilages arythénoïdes, enfin a la surface supérieure des cordes vocales ou dans leur voisinage.

Une trachéotomie préalable n'est indiquée que dans les cas où existe une suffocation imminente. [Acad, de méd. septembre.)

Polype prostatique. Un étudiant en médecine de vingtdeux ans, n'ayant jamais eu ni blennorrhag're, ni chancre, fut atteint, après trois mois d'excès vénériens, de pertes séminales nocturnes, survenant ensuite à chaque défécation. De là amaigrissement, affaiblissement de la vue avec douleurs obtuses au-dessus du globe de l'œil, pesanteur au périnée, tiraille-

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