‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 142 sur 157 · TESTICULE · texte numérisé non relu

TESTICULE

dès qu'elle s'élève de 38 à 39", on peut soupçonner, suivant le docteur Schroder, quelque complication.

Pour juger exactement de la température humaine, il faut tenir compte de l'influence que les médicaments, la digestion et plusieurs autres circonstances peuvent exercer sur elle. L'ingestion de l'alcool la diminue immédiatement, d'après les expériences de MM. Ringer etRickard, comme une violente douleur, une opération, un traumatisme profond. Et, tandis que le vin de Porto l'abaisse comme l'alcool, une mixture d'éther et d'ammoniaque, l'esprit de camphre, de même que la teinture de belladone et l'acide prussiqne médicinal, l'élèvent légèrement pendant un temps fort court. L'utilité de ces connaissances est évidente pour ne pas commettre de méprise à cet égard dans le traitement de la pneumonie par les alcooliques et bien d'autres maladies.

Telle est l'esquisse de ce qui résulte des travaux publiés en France, en Angleterre, en Allemagne, en Italie sur ce sujet d'actualité pendant l'année. A chacun des mots en ressortissant, nous nous étendrons davantage dans le Dictionnaire de 1 867.

TESTICULE. Hernie traumattque. Un cas grave s'en est présenté, le 2 juillet \ 865, sur un serrurier de vingt-quatre ans, dans le service de M. Richei à la Pitié, et qui se termina par la mort. La réduction à la suite du débridement, après vingtquatre heures seulement, n'empêcha pas des points gangréneux de se manifester, et consécutivement l'infection purulente et la mort; ce qui est un grave enseignement pour réduire au plus vite, sans les délais fâcheux qui sont souvent mis ainsi dans les hôpitaux aux opérations d'urgence, faute d'un médecin et d'un chirurgien à demeure.

A propos de cette observation remarquable, tous les faits analogues consignés dans les annales de la science sont rappelés, analysés, ce qui en fait le travail historique le plus complet et le plus récent sur ce sujet. {Union méd., n° 19.)

AinopHiE. Sans être nouvelle, la connaissance de celte altération succédant à l'orchitemétastalique des oreillons est assez peu ré[>andue pour qu'il soit utile de la signaler. Le professeur Grisolle, qui, en France, est celui qui a le plus attiré l'atleulion sur ce sujet par ses leçons cliniques, avoue l'ignorance où l'on est des conditioms qui en favorisent le développement. Sa fréquence est également inconnue, en raison du peu d'attention que

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