TEMPÉRATURE
de la température et le mécanisme suivant lequel elle se produit, il n'en reste pas moins acquis, de l'aveu de tous les observateurs, qu'elle peut servir à elle seule à porter un diagnostic différenti'^l des diverses pyrexies et phlegmasies, et peut même aider au pronostic, par ses rapports avec le pouls et en décelant des compIicHlions latentes. La connaissance du degré de température et de son cours dans les différentes maladies est donc d'une haute valeur.
Des tableaux statistiques du docteur Compton il résulte que la température, dans la fièvre typhoïde à forme grave, s'élève communément à 103, 1 04 et même 105" F. (de 39», 45 à 40°, 55 C), tandis que le maximum est toujours au-dessous dans le typhus fever. C'est le contraire dans la forme légère ; mais il y a, dans la marche, les oscillations de cette élévation de la chaleur animale, des traits distinclifs.
C'est ainsi que, dans la pneumonie aiguë, elle s'élève dès le deuxième jour, et arrive à son maximum de 104 à 105° (40° à 40°, 50 C.) dès le troisième. Dans le rhumatisme articulaire aigu, elle varie de 99 à 102° F. (37°, 22 à 38°, 88 C), et persiste ainsi durant plusieurs jours, tandis que ses variations journalières sont de 4 à, 5" F. dans l'érysipèle de la face et beaucoup plus aux différentes périodes.
Cette différence ressort surtout dans l'amygdalite. Idiopalhique, elle ne donne guère lieu qu'à une température de 1 00° F. (37°, 77 C. ) au quatrième jour, tandis que dans celle de la scarlatine, elle s'élève à 104°, c'est-à-dire 40° C, dès le troisième. Et ces différences sont aussi tranchées dans beaucoup d'autres cas. Qu'un abcès se forme dans le voisinage d'une artère, par exemple, et l'apparence d'un anévrysme pourra rendre le diagnostic excessivement difficile. L'élévation de la température suffira à lever tous les doutes longtemps avant que la fluctuation soit manifeste.
Elle sert également à déterminer exactement , suivant le docteur Ringer, la période aiguë, de la maladie de Bright. Dès qu'elle est revenue à l'état normal, malgré que les urines contiennent encore du sang, et que d'autres signes inflammatoires persistent, on peut cesser toute médication anliphlogislique, qui ne pourrait qu'animer le malade et nuire à sa guérison et la retarder. — Voy. Albuminurie.
Dans l'élat puerpéral, des recherches sur un grand nombre d'acronchées ayant montré que son maximum est de 37" C,