ANTHRAX
zinc, la rougeur diminue et une fois le tissu cellulaire souscutané atteint, il n'y a plu9 d'extension à craindre ; aussitôt la réparation commence, toute l'activité organique se concentre dans l'élimination. Le pus inonde l'appareil des la fin du deuxième jour, les eschares se détachent le quatrième, entraînant le bourbillon, et aussitôt la cicatrisation se fait avec cette promptitude propre aux plaies faites par les caustiques. {Gas. des hôp. , n" 27.)
Incisions horizonlales. Pour M. Bilôt, au contraire, la maladie étant toute locale, essentiellement analomiqiie, dans le principe el bornée à l'étranglement des follicules pilo-sébacés, il a recours aux labourages horizontaux, lesquels, bien mieux que les incisions verticales, si profondes et multipliées qu'elles soient, atteignent sûrement lous les follicules. Traversant la tumeur de part en part, en faisant un lambeau inférieur, il laboure horizontalement l'autre moitié dans toute son étendue et profondément sans toucher à la peau. Pas un follicule n'échappe ainsi au bistouri. Ce qui ne l'empêche pas ensuite, pour prévenir l'absorption des fluides sepliques par les vaisseaux béants, de circonscrire la tumeur avec la pâte de Vienne pour l'isoler et détruire tous les canaux de transmission afférents. (Soc. des hôp. de Bord., juin.)
Perchbrure de fer. L'infection putride étant bien plus réelle que l'infection purulente, suivant M. Denucé, c'estàcet hémostatique puissant qu'il a recours après de larges débridements ; quoique ne l'ayant employé que trois fois en badigeonnages, il a une confiance absolue dans cet agent.
Pâle de Canquoin. C'est aussi spécialement en vue de prévenir la résorption purulente qu'il considère comme la principale cause de mort que M. Labal, après des incisions mulliples, larde la tumeur de flèches avec la pâte de Canquoin, puis des pansements à l'alcool et poudre absorbante; aconit et ergotine à l'intérieur.
Nitrate d'argent. C'est ce caustique que le célèbre chirurgien italien Larghi dépose à haute dose entre les lèvres des larges et profondes incisions à l'air libre qu'il pratique dès qu'il est appelé. Depuis vingt ans qu'il emploie ce mode de traitement, il n'a eu ni érysipèles, ni résorption purulente à la suite. {Ann. univ. di medic, a\n\.)