CONGÉLATION
cornée avec panniis qu'il est souvent trcs-iiifficile do détruire ; mal beaucoup plus grave et plus rebelle que celui qu'il s'agissait de guérir au début. La vue de l'œil droit fut ainsi complètement perdue chez un premier malade ayaril fait usage du collyre suivant :
Elle a diminué notablement chez doux autres malades par la persistance de l'opacilé cicatricielle {llull. mécJ. du Nord, avril). Ce médicament convient à peine dans quelques cas de pannus, et encore l'inoculation blennorrhagique instituée en Belgique semble-t-elle préférable pour améliorer celui-ci, comme des exemples en ont déjà été relatés. Il est donc plus sûr de le rayer définitivement des formulaires ophlliaimothérapiques.
Addition du laudanum. Faite pour calmer, adoucir l'action irritante d'autres agents, celle-ci, si elle n'est pas ddngereuse, serait au moins inutile, d'après M Guépin [Jouvn. de méd. de Bord., mai). En provoquant la sécrétion et la .sortie abondante des larmes, l'agent irritant s'oppose à l'absorption de l'opium, et d'ailleurs les collyres ainsi composés s'altèrent rapidement par la présence u.< matières organiques. Seul, le laudanum est plutôt excitant que calmant par le vin qui en est le véliicule, et peulôire employé comme tel avec avantage. Ces raisons concluantes doivent donc aussi faire rejeter à l'avenir cette addition. »
COLOTOMIE. Une nouvelle et heureuse application en a été faite, par M. Holmes, à la fistule vésico-intestinale. — Voy. Fistules.
CONGÉLATION. Revenant sur celle doctrine accréditée dans la science et soutenue par des savants sur la foi de leurs prédécesseurs, que les animaux congelés peuvent revenir à la vie, M. Pouchet a montré, par de nouvelles recherches expérimentales, que c'était là une erreur complète. Après avoir rappelé toutes les citations en faveur de cette doctrine, il expose le détail de ses expériences faites dans un frigidarium spécial, au nombre de 8'p, en les lépétant, les variant do plusieurs manières, qui échappent à l'analyse et à la synthèse. Les animaux, placés dans des tubes ou des vases en verre ou eu ferblanc, munis d'un couvercle, sont ainsi plongés dans le mélange
Sous-acôlalo do plomb.
Laudanum de Sydcnliam Eau dislitlée
2 grammes.
GONGÉNITALITÉ.
frigorifique, entouré de charbon et soumis à une température de 15 à 20° au-dessous de 0, que l'on constate à l'aide du thermomètre.
Trois propositions fondamentales résultent de ces expériences aidées du microscope :
1° C'est que la congélation altère le sang d'une manière fondamentale. Sous l'influence du froid, la conlraclion des capillaires est telle qu'aucun globule sanguin n'y est plus admis; d'où la pâleur des tissus réfrigérés. Le nucléus du globule sort ensuite de son enveloppe, et l'un et l'autre s'allèrent d'une manière différente, suivant les espèces d'animaux et le degré de congélation. Partielle, la congélation permet à ces globules altérés de rentrer dans la circulation, d'où la gangrène de l'organe et la continuation de la vie dans quelques cas.
2° Totale, complète, la congélation entraîne inévitablement la mort. L'animal est radicalement tué sans qu'aucune puissance ait celle de le ranimer, tant les tissus sont altérés. Dégelés, ils restent mous, flasques, décolorés et les yeux sont opaques.
3° La mort est produite par le sang qui rentre dans la circulation, tellement qu'un animal à demi congelé peut vivre fort longtemps si on le maintient dans cet étal, pour prévenir la réintroduction des globules altérés dans la circulation, tandis qu'en le faisant dégeler, la mort s'ensuit rapidement. D'où celte démonstration que c'est bien par le sang et non la stupéfaction du système nerveux, comme on l'admet, que la mort survient en pareil cas.
Il en résulte aussi cette conclusion au point Se vue pratique: c'est que, moins on dégèle rapidement les parties gelées, moins aussi est rapide l'invasion du sang altéré dans l'économie, et plus augmentent les chances de succès pour le retour à la vie, \journ. d'anat, et de plnjsiol., n° i .)
COIVGÉIMITALITÉ. Les affections chirurgicales congénitales, dit M. Giraldès, sont beaucoup plus communes qu'on ne le croit ordinairement. De là la lacune qu'offrent les traités de chirurgie à cet égard, malgré tout l'intérêt pratique de cette question. On s'évertue à expliquer par des causes plus ou moins acceptables l'origine de beaucoup d'affections qui peuvent ainsi être rapportées à la congénitalité, notamment dans la classe des tumeurs et des tumeurs kystiques en particulier, dont il rapporte un exemple. — Voy. ToMEun. [Gaz. méd. de Paris, n" 42.)