‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 42 sur 157 · CONSANGUINITÉ · texte numérisé non relu

CONSANGUINITÉ

sur le bord portant sur la partie réfléchie de la conjonctive, où les granulations sont généralement plus abondantes et volumineuses. A l'extrémité inférieure de la plaque interne est fixé un petit ressort élastique, terminé par un large bouton exerçant une légère pression sur la partie antérieure et convexe de la plaque externe, mobile et simplement fixée a l'autre par une tige recourbée qui se visse sur une lige droite en boudin.

D'une application facile par le malade lui-môme, cet instrument reste en place trois à quatre heures par jour, ou plus longtemps, suivant la tolérance des malades. Expérimenté dans trois cas à l'hôpital Meath, chez des garçons de dix-huit, dixneuf et vingt-quatre ans atteints depuis un temps indéterminé, et traités vainement par les scarifications et les caustiques, ce moyen mécanique amena une amélioration suivie de la guérison radicale dans deux cas {Dublin quarlerhj Journ., février). Le principe admis, il sera facile de varier les moyens de compression en les perfectionnant, d'autant plus que celui-ci ne paraît pas des plus commodes à appliquer.

COÎMS^VIVGUIIMTÉ. Ce que la statistique a été impuissante à décider : l'influence sanitaire des mariages consanguins sur leurs produits, le raisonnement, l'induction l'établissent. Des résultats statistiques ne montraient que des contradictions, et cela devait être, selon les séries, les pays, les conditions dans lesquelles les observations se font. Les croisements des animaux ne faisaient qu'augmenter la difficulté de la solution. M. Rambosson, en expliquant que la consanguinité chez l'homme comme chez les animaux élève l'hérédilé des défauts comme celle des qualités physiques et constitutionnelles à sa plus haute puissance, a donné le mot de l'énigme. L'homme compte le plus de maladies. Ses passions , ses vices, ses malheurs , ses travaux, toutes les causes morales, en un mot, viennent s'ajouter aux mille causes physiques tendant à abréger ses jours ; aussi peut-on dire que, même les plus sains, ont toujours quelques principes d'une maladie ou quelques tendances à une affection.

D'ailleurs, si l'homme se guérit d'une maladie, il en conserve les tendances, et tout concourt alors ii les transmettre à sa progéniture et à les y développer. Car, dans la famille, on respire le môme air , on fait usage de la môme nourriture, 3n prend les mômes habitudes, etc., elc.^ cl souvent la mala-

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