CONGRÈS. 12'J
louable enlreprise. Avec un programme de questions plus restreintes et plus précises, le succès n'en fut que mieux assuré ; tellement que Bordeaux voulut suivre l'exemple en 1 865. Sous la présidence de MM. Bouiliaud et Ginlrac, celte réunion eut un grand éclat. La discussion de questions toutes pratiques y fui brillante, et dès lors l'avenir de ces réunions médicales annuelles paraissait délinilivemenl assuré, lorsque des événements doublement malheureux, la guerre en Allemagne et le choléra en France, vinrent en interrompre, en suspendre le cours. Strasbourg, fixé comme lieu de réunion de ce quatrième congrès médico-chirurgical, après en avoir fait tous les préparatifs par l'organe de la Société de médecine, se vit contraint d'en proroger l'exécution. Et comme il avait été résolu à Bordeaux qu'en vue de la grande exposition internationale de 1867, un congrès médical international aurait lieu en même temps à Paris, celui de Strasbourg n'aura lieu qu'en 4 868. Quanta celui de Paris, en voici le programme.
Congrès médical intcrnalional «îe Paris«. Il sera ouvert le '1 6 août 1 867, sous les auspices de S. Exc. le ministre de l'instruction publique ; exclusivement scientifique, sa durée sera de deux semaines.
Seront membres fondateurs les médecins français qui en feront la demande au Comité d'organisation ; le prix de la souscription est fixé à 20 francs, payables à M. le docteur Vidal, trésorier, -149, rue Neuve-des-Mathurins, à Paris.
Seront membres adhérents les médecins étrangers qui enverront leur adhésion à M. le docteur Jaccoud, secrétaire général, 4, rue Drouot, à Paris, sans aucune contribution pécuniaire.
Fondateurs et adhérents auront seuls droit de prendre part aux discussions.
Les questions proposées par le Comité sont :
l. Analomie et physiologie pathologiques du tubercule. — De la tuberculisation dans les différents^ pays et de son influence sur la mortalité générale.
H. Des accidents généraux qui entraînent la mort après les opérations chirurgicales.
III. Est-il possible de proposer aux divers gouvernements quelques mesures efficaces pour rostrcindro la propagation des maladies vénériennes ?
CONJONCTIVITE.
IV. De l'influence de l'alimentation usitée dans les différents pays sur la production de certaines maladies.
V. De l'influence des climats, des races et des différentes conditions de la vie sur la menstruation dans les diverses contrées.
Vf. De l'acclimatation des races d'Europe dans les pays chauds.
VII. Des entozoaires et des entophytes qui peuvent se développer chez l'homme.
Afin, de limiter et préciser ces questions, des commentaires détaillés indiquent les points sur lesquels les études doivent être spécialement dirigées.
Les fondateurs et adhérents qui désireront faire une communication sur une des questions du programme ou sur un autre sujet, sont priés d'adresser leur travail à M. le secrétaire général, trois semaines au moins (26 juillet) avant l'ouverture du Congrès. Le Comité décidera de l'opportunité des communications et de l'ordre suivant lequel elles seront faites.
Les séances du Congrès auront lieu tous les jours, le dimanche excepté. Elles se feront alternativement le jour et le soir. Les séances du jour dureront de deux à six heures ; celles du soir auront lieu de huit à dix heures.
Chaque question n'occupera qu'une séance, et l'ordre du jour sera ainsi réglé : 1" lecture sur les questions du programme ; 2" discussion ; 3° si le temps le permet, communication des travaux laissés à l'initiative individuelle. Les séances du soir leur seront exclusivement consacrées. Un maximum de vingt minutes sera accordé pour chaque lecture.
A la première séance, le Congrès nommera son bureau.
Le Congrès terminé, le Comité d'organisation reprendra ses fonctions pour procéder à la publication des actes.
Tous les mémoires lus seront déposés, après chaque séance, entre les mains du secrétaire général et seront la propriété du Congrès.
Les élèves en médecine recevront des cartes d'entrée, mais sans être admis à prendre la parole.
CONJONCTIVITE, Compression. Imitant les tentatives du docteur Mac Donnell à ce sujet, M. W. Stokes soumet la conjonctivite granuleuse palpébrale à la compression avec un ophthalmostat composé de deux plaques d'ivoire plus épaisses