DIAGNOSTIC
gros orteil gauche, plus douloureux que les précédents, avec fourmillements et pesanteur dans le mollet correspondant. La soif et kl polyurie ont complètement disparu. Mais bientôt les ganglions de l'aine s'engorgent et deviennent douloureux, et la gangrène du pied, puis de tout le reste du membre, vient terminer la scène. [Hull. méd. de l'Aisne, n° 1.)
Outre l'alternance, l'intermittence des douleurs, leur terminaison par Ui gangrène les relie avec évidence au diabète et en fait un signe prémonitoire, pour ainsi dire, alors que le corps du délit n'a pas encore été révélé par l'examen chimique de l'urine.
Gingivite. Ayant trouvé la salive parotidienne des diabétiques alcaline ou neutre au début et acide plus lard, M. Moster attribue à cette réaction acide les affections des gencives si fréquentes à cette période du diabète, tandis qu'on ne les constate pas au début. 11 les traite en conséquence par les collutoires alcalins. [Berl. klin. Wochenschr., n° 16.)
Traitement. Citrate de soude. M. Guyot Dannecy propose le citrate de soude à la dose de 4 à 8 grammes. Mêlé avec les aliments comme assaisonnement, au lieu du sel marin, il fait disparaître le siicrc des urines et permet au malade l'Usage du vin, du pain et des légumes féculents. [Journ. de méd. de Bordeaux. )
Nouveau réactif de la glycose. En précipitant le nitrate de bismuth par la potasse en excès, en faisant chauffer ensuite et en ajoutant de l'acide tartrique jusqu'à dissolution du précipité formé, MM. Francqui et Vyvere ont obtenu une solution dont quelques gouttes, soumises à l'ébullition avec l'urine diabétique, suftil pour déceler la présence du sucre en donnant un dépôt noirâtre de bismuth métallique.
DIAGiVOSTIC. La diagnostîca délie malallie dedotta in modo facile délia chimica ed exposta per uso dei medici pratici. (Diagnostic au point de vue chimique à l'usage des praticiens), par le docteur Monti, un volume in-8° de 380 pages. Veni?e.
Médical diagnosis, wiih spécial référence to practicàl medicine (Du diagnostic appliqué spécialement à la pratique), par le docteur da Costa, professeur de clinique à l'hôpital de Pensyl-
156 DIPIJTHÉRIE.
vanie. Deuxième étliiion, un vol. de 784 pages avec des gravures sur bois ; l'hiiadelphie. Celle seconde édition, après deux ans de la première, dit assez le succès de ce livre. Les détails qu'il contient sur l'emploi du spliygmographe, du laryngoscope, du Iherniocnètre, de l'endoscope et autres moyens physiques moderneS; en sont le secret. — Voy. CmRunGiE.
DIARRHÉE. Hyposulfites. Si ces agents médicamenteux, d'origine italienne presque, ont été souvent surfaits da ns leur valeur, ce n'est pas une raison pour ne pas signaler l'efficacité que dit en avoir retirée le docteur Marolta contre une épidémie de diarrhée infantile quia sévi dans la commune de Roccanova. Tous les moyens usités avaient échoué, lorsque l'hyposulfite de magnésie, donné par hasard à la dose de 1 gr. 50 c. dans 6 0 grammes d'eau sucrée, amena une telle amélioration, que l'emploi s'en généralisa aussitôt. La guérison survint dès la troisième ou la quatrième dose, qu'il y eût ou non fièvre {La riforma clinica, n" 17). Quelques détails déplus sur la nature de la maladie et les effets particuliers ne nuiraient pas pour entraîner la conviction.
Diarrhée cholériforme. Voy. Choléra.
DILATATION. Laminaria digitala. Elle étend de plus en plus son domaine dans la chirurgie. M. Nélaton, en s'en servant pour dilater un conduit fistuleux, l'a proclamée supérieure à la racine de gentiane, l'éponge et toutes les matières dilatantes employées jusqu'ici, en ce que ses tiges prennent la forme qu'on veut leur donner, qu'elles sont régulières et se dilatent bien plus rapidement (youni. de méd. et cliir. pral.^ lévrier). L'u.«age en est étendu en Belgique à la dilatation du col utérin pour provoquer l'accouchement anticipé (voy. Accouchement). On l'a aussi appliquée contre la dysménorrhée.
DIPHTHÉRIE. Diphthéric secondaire. De nouvelles observations de M. Peter en ont confirmé la fréquence spéciale à la suite de certaines affections, notamment les fièvres éruplives. Sur 31 cas observés, elle s'est présentée dans l'ordre suivant :
DYSF.NTRRIE,
Aprùs la rougeole
— scarlatine
— rougeole et scarlatine
— fièvre lyplioïde
— coqueluche
— bronchite
— faux croup
En réunissant ces faits à ceux de MM. Riliiet, Barlhez et A. Garnier, on trouve 65 cas distribués comme il suit :
Après la rougeole
— scarlatine
— rougeole et scarlatine
— fièvre typhoïde
— coqueluche
— pneumonie secondaire
— bronchite
— faux croup
— tubercules pulmonaires. . • .
— enlérile
— dysenterie. . . •
Dans 62 cas, elle s'est ainsi développée à la suite d'affections des membranes muqueuses traversées par l'air et 29 Tois sur 60 à la suite de fièvres éruptives, ce qui montre que ce n'est pas par la débilitation seulement qu'elle se produit, mais par une action spéciale des affections avec détermination morbide vers les membranes muqueuses. {Gaz. hebd., n" 26 et suiv. )
DOULEUR. Son influence sur la diminution des ballomenls du cœur et de la calorificalion a été démontrée par de nouvelles recherches expérimentales du professeur Manlegazza. Elle est proportionnelle à l'intensité de la douleur produite chez les grenouilles, les lapins, les rats, les poules ; mais sans pouvoir, quant à la rirculalion, conclure de ces animaux inférieurs à l'homme, sur lequel le sphygmographe n'a donné que des résultats contradictoires. — Voy. Coeur, Températurk.
DYSENTERIE. Dysenterie endémique des pays chauds. Sous-nitrale de bismuth. E\périmenlé chez 24 malades par M. le docteur Brassac dans les hôpitaux des Antilles françaises, il s'est montré aussi efficace que dans la dysenterie sporadique quand les malades étaient dans des conditions iiygié-
!l fuis.
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