DYSPEPSIE
niques convenables. Suivant les prescriptions de M.Monneret, il en commençait l'usage à la dose de 15 à 20 grammes patjour, en bouillie, en augmentant de 1 0 szrammes par jour jusqu'à CO et 70 grammes, en proportionnant les doses à l'éiendue présumée du mal d'oprès l'effet des premières doses. La convalescence établie, l'usage en était continué pendant quinze à vingt jours à doses décroissantes, pour mieux assurer la guérison.
Quelle que frit la dose employée, elle n'était jamais fractionnée qu'en cinq parts au plus administrées dans du pain azyme, délayées dans un peu de bouillon ou d'eau de riz, sinon mélangée à de la crème de riz. [Àrch. de méd. navale, avril.)
La voie est ainsi ouverte, il ne reste qu'à la parcourir pour enregistrer de nouveaux succès en se conformant aux prescriptions précédentes. Les hautes doses en sont surtout le gage.
DYSPEPSIE. Mastication. S'il est parfaitement reconnu depuis longtemps que la mastication incomplète par le mauvais élat des dents, de la muqueuse buccale ou trop de précipitation, détermine la dyspepsie, M. Miallie faii une différence capitale à cet égard entre les aliments féculents, amylo'ides, végétaux el les aliments animaux, en raison des opérations chimiques différentes qui présidenlà leur digestion. Ainsi, la digestion des substances végétales exigeant surtout l'action de la salive el du suc pancréatique, pour changer la fécule en glycose, ce n'est que par une mastication lente et prolongée que l'on peut la favoriser. Les animaux, qui ont l'appareil masticateur le plus parfait, digèrent aussi la fécule crue. Les vieillards, privés de dents, sont, au contraire, exposés à de mauvaises digestions, La prothèse dentaire peut remédier à des dyspepsies de ce fait. C'est ainsi encore que les enfants en bas âge digèrent imparfaitement les féculents, en ce que l'insalivalion est à peu près nulle avant la première dentition. De là l'usage repoussant, mais utile, des nourrices de porter préalablement à leur bouche, pour les mâcher et les insaliver, les soujies ou bouillies qu'elles donnent à leurs nourrissons. C'est pour y suppléer qu'il a conseillé, il y a plus de vingt ans, d'ajouter à ces bouillies un peu de diastase ou d'orge germée, et que le nom seul de Liebig a suffi pour faire réussir (voy. Allaitement, 186o). La mastication est donc surtout nécessaire pour les féculents.
Au contraire, la mastication ne faisant subir aucun phénomène chimique aux aliments albuminoïdes, animaux, elle ne