‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 68 sur 157 · FRACTURES · texte numérisé non relu

FRACTURES

Appelé douze heures après, le docteur Maclean le trouve sur son lit, soutenu par des oreillers, ne pouvant ni parler ni avaler. Salive sanglante s'écoulant de la bouche, anxiété extrême, respiration pénible, sterloreuse. Un emphysème considérable envahit la face, le cou, la tête et la partie supérieure du thorax. Pouls faible, extrémités froides. Une crépitation trèsdistincte de celle de l'emphysème rendait manifeste la fracture de l'os hyoïde. Après quekiues jours d'amélioration, la respiralion s'embarrassa de nouveau. L'examen laryngoscopique montra l'œdème de la glotte. La trachéotomie pratiquée pour conjurer une suffocation imminente fit disparaître rapidement les accidents, et quelques jours après la canule fut enlevée sans que la sulTocalion reparût. {Canada mcd. Journal )

Frac<iii-e «lu ma.Yîllaîrc supérieur. Diagnostic. Le défaut très fréquent de déplacement des fragments et l'absence de signes caractéristiques en résultant est une cause, suivant M. A. Guérin, que cette fracture qu'il considère comme fréquente est le plus souvent méconnue. Un signe nouveau, pathognomonique destiné à y suppléer, est indiqué par ce chirurgien : c'est une douleur très-vive à la pression, au niveau do l'aileron interne des apophyses ptérygo'ides ; signe précieux, indispensable quand le déplacement n'existe pas, et sans lequel il est impossible de la constater, la fracture des os palatins et celle de la cloison ne pouvant être d'un grand secours à cet effet. C'est ainsi qu'une demi-douzaine d'observations avec enfoncement, complications, en sont seulement enregistrées dans les annales de la science; toutes les autres ont été méconnues. L'étude en est par suite restée fort imparfaite.

La plupart, suivant l'auteur, se font transversalement audessous de l'apophyse malaire, et vont de l'orifice des fosses nasales à l'apophyse ptérygo'ide, fracturée elle-même dans le plus grand nombre des cas, en raison de leur solidarité avec les os maxillaires dont elles sont pour ainsi dire l'arc-boutant ; de telle sorte que tout effort exercé d'avant en arrière sur Id partie antérieure du maxillaire supérieur doit tendre à les fracturer. C'est ainsi que des expériences sur le cadavre, faites par son interne, ont complètement justifié cette prévision. Une pièce d'anatomie pathologique, provenant d'un individu n'ayant présenté qu'une mobilité très-peu appréciable des fragments, mais avec la douleur pathognomonique, donne d'ailleurs

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