I HOPITAUX
I lîordeaux, Toulouse, Marseille. L'administration de Lille, qui ublait marcher aussi dans cette voie en consentant à ne faire M\s nominations que sur une triple liste de trois noms présentée par les corps savants qui pouvaient le mieux lui désigner les choix à l'aire : les médecins des hôpitaux, l'École et la Société de médecine, est tout à coup revenue sur cette décision, qui date à peine de quelques années, sans avoir reçu son exécution. Sous le prétexte, entre autres considérants, « que ce mode de nomination, qui, grâce aux circonstances, n'a pas encore été mis en 'pratique, constitue un système trèscompliqué, et a le grave inconvénient de circonscrire le pouvoir absolu que l'administration tient de la loi », elle a résolu par délibération du .30 décembre 1865, de reprendre tout ce pouvoir dictatorial qu'elle avait .spontanément résigné. De là, grand émoi dans la corporation. Il y a là une contradiction que l'on ne s'explique pas et un obstacle mis indéfiniment à la justice distributive et au progrès. C'est ce que M. le professeur Wannebroucq a démontré avec force et vigueur dans un mémoire spécial inséré dans le BuUelin médical.
Contre un pareil acte de défiance envers le corps médical, il n'y a pour lui qu'une protestation digne à faire : c'est de s'engager collectivement à n'accepter, à l'avenir, aucune place de médecin des hôpitaux accordée suivant le mode arbitraire résultant de la délibération sus-visée. Le droit de coalition existe; que les médecins en usent suivant la loi, et il faudra bienquel'administration, qui eu disposeàson bon plaisir, compte avec eux. L'Association locale leur ofiVe un moyen bien simple de réaliser cette union, cette entente indispensable à la sanction de leurs droits méconnus et violéi. Qu'ils y pensent !
Médecin d'hôpital. Voulez-vous avoir de vrais médecins d'hôpitaux se consacrant entièrement à leurs malades, les voyant à toute heure du jour, suivant la maladie, jugeant ses progrès, l'arrêtant dans sa marche en la combattant corps à corps? dit le docteur Monin. Installez le médecin dans l'hôpital même; qu'il y ait son cabinet, sa famille, afin qu'il soit à toute heure du jour à la disposition des malades.
On sait, en effet, de quelle importance est la promptitude du secours dans certains cas : le croup, la péripneumonin, Tapoplexie, par exemple. La guérison dépend de 1 activité que l'on met à prévenir les progrès du mal.