HOPITAUX
Or, qu'un malade, dans l'élal acluol dos clioses, enlre dans un service après la visite du médecin, les ressources qui lui sont offertes sont d'attendre jusqu'au lendemain, ou de se soumettre au traitement de l'élève de garde, quand il en existe : c'est-àdire à une médecine expectante avec ses dangers, ou à une médecine instinctive avec ses tâtonnements et ses chances aléatoires.
Invoquer l'économie est impossible puisqu'on y entretient bien des aumôniers logés, nourris, cliauiïés et convenablement rétribués. La présence du médecin du corps est aussi indispensable à toute heure du jour et de la nuit que celle du médecin de l'âme.
En choisissant des médecins , qu'une rétribution parcimonieuse force à se créer une clientèle en ville, on arrive à ce résultat d'une visite de deux heures à peine pour 80 à 100 malades! Deux minutes en moyenne pour chaque malade. Est-ce suffisant, pour juger une maladie et se rendre compte de sa marche? Si l'on veut que le médecin appartienne en entier aux malades, il faut le rétribuer convenablement et dédoubler les services; et avant tout, lui créer une position honorable et indépendante.
Pour répondre à toutes les objections qui pourraient être' opposées au séjour fixe du médecin à l'hôpital même, on n'aurait qu'à en limiter la durée à six années, par exemple. Aprèsce terme, la pratique médicale en ville gagnerait chaque foisun praticien émérite de plus, ce qui en centuplerait le nombre au bout de peu d'années. {Gazelle médicak de L\ion.)
L'institution des médecins et chirurgiens chefs-internes dans? plusieurs hôpitaux de province, comme celle des chefs de clinique à Paris, nous paraît répondre assez bien à cette demande. 11 ne s'agirait que de la généraliser et étendre le stage;' pour avoir tout le bénéfice d'un médecin instruit à demeure^ dans un hôpital, sans les inconvénients de plusieurs, avec leurs^ familles surtout.
Uôpitan.v d'enfants. Isolement. M. Marjo'in déplore quee dans ces foyers où se trouvent réunies et accumulées tant doe maladies contagieuses : croup, variole, rougeole, scarlatine,, ophlhalmie purulente, etc., etc., il n'y ail pas de salles^ d'isolement où il soit possible de séquestrer sérieusement lesenfants atteints de ces affections, et de prévenir ainsi la corn-
IlYDROCÈLE.
municalion aux autre?. Tous les malades sont réunis pêlemêle, de telle sorte qu'un enfant, atteint d'ophthalmie purulente', vient y communiquer la m;iladie à des épilepliques, ou bien y contracter et mourir lui-même du croup, de la variole, de la scarlatine ou de tout autre chose que de son ophthalmie. (Soc. de chir., février.)
Des hôpitaux et des hospices, des conditions que doivent présenter ces établissements au point de vue de l'hygiène el des intérêts des populations, par Hipp. .Iaquemet, ex-interne adjoint à l'Hôlel-Dieu de Bordeaux. Mémoire couronné par la Société de médecine de Bordeaux. In-S» de 184 pages, avec figures-
IIYDRARGYRISME. Bromure de potassium. Chez un doreur sur métaux, entré à l'hôpital de la Charité, avec tremblements , céphalalgie et insomnie de cause mercurielle, M. Bucquoy, ayant employé vainement l'iodure de potassium, suivant la méthode de MM. N. Guillol et Melsens, prescrivit la potion suivante :
Dès le soir même, l'insomnie fut moins pénible et le sommeil revint rapidement en mémo temps que la céphalalgie et le tremblement diminuaient. L'usage du médicament ayant été interrompu au bout de huit jours, pour cause de bronchite intercurrente, l'in.somnie avec céphalée reparut aussitôt. Mais il suffit d'en reprendre l'usage pour les voir cesser de nouveau; preuve évidente da l'action directe de ce remède. {Bull, de thér, , mai.)
IlYDROCÈLE. Appliquant son appareil à succion, destiné au traitement des kystes de l'ovaire (voy. année 1 865) à un hydrocèle récent et peu abondant, M. Buys en a obtenu la guérison radicale (Journ. de méd. de Brux., juin). Reste à savoir si le môme succès suivra, dans les autres cas moins favorables à uneguérison spontanée.
^ Eau
128 grammes.
Bromure de potassium Sirop de sucre
Mcloz.
Uydrooèlc de l'épididynic. M. le docteur Christot décrit