‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 85 sur 157 · IMMOBILISATION · texte numérisé non relu

IMMOBILISATION

IMMOBlLISATÏOlV. Pour combattre l'atonie et l'atrophie des divers lissusqu'elle entraîne, notamment du tissu musculaire lorsqu'elle est prolongée dans le traitement des tumeurs blanches et (\ps fracture?, M. le docteur Aubcrt applique immédiatement sur la peau un certain nombre do petites bandes métalliques très-minces, isolées les unes des autres, dont on laisse sortir les extrémités entre les interstices d'un bandage amidonné ou autre, construit suivant les règles ordinaires; puis on se sert de ces bandes comme d'autant de conducteurs du fluide électrique. On a ainsi pendant le traitement, et au moment que l'on juge convenable, la possibilité d'exciter le membre par le plus énergique des stimulants artificiels : l'électricité.

M. Aubert a recours au courant constant ou interrompu, suivant qu'il veut exciter la nutrition de la partie malade ou réveiller les contractions musculaires. (Soc. des scienc. méd. de Lyon, janvier.)

Extension et immobilisa lion. Dans un cas de fracture du fémur droit, survenue le 15 avril 1 864, chez un garçon de vingt ans, un appareil de Scultet n'ayant amené aucune consolidation, après vingt-cinq jours d'application, non plus qu'un appareil dextriné après deux mois, le blessé entra, le 25 juillet 1 864, à l'hôpital delà Charité, dans le service de M. Velpeau. Aucun changement ne s'étantopéré après deux mois d'application d'un autre appareil immobile, M. Leforl se chargea du blessé, salle Saint-Jean n° 17, où il constata l'état suivant:

Le membre était raccourci de 9 centimètres environ , le fragment inférieur était passé en arrière du supérieur ; ce fragment inférieur, comprenant approximativement 1 2 à 1 5 centimètres du fémur, faisait, à la partie postérieure de la cuisse, une saillie notable, très-facilement appréciable au doigt. Les bords de ia fracture, coupés à arêtes assez vives, témoignaient de l'absence du travail de consolidation. Les deux fragments s'appuyaient l'un contre l'autre par leurs faces, séparés probablement par quelques fibres musculaires. Le malade ne pouvait imprimer à la jambe étendue aucun mouvement d'élévation de dessus le plan du lit, et, en passant la main à plat, entre la cuisse et le

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