‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 84 sur 157 · HYGIÈNE · texte numérisé non relu

HYGIÈNE

sous ce nom une tumeur enkystée, plus grosse qu'un œuf depoule, observée sur lo cadavre et placée au-dessus du bord supérieur, on avant et au dehors du testicule refoulé on bas et en arrière. Son plus grand diamètre est transversal et mesure 7 cenlimèLres ; ses parois, épaisses de 2 à 3 millimètres, sont irrégulières; fibres cartilagineuses et ostéo-carlilagineuses en certains endroits, adhérentes aux tuniques ambiantes fortement épaissies. Un liquide citrin, non albumineux ni lactescent, légèrement hémalique, était renfermé à l'intérieur. Le testicule et son enveloppe étaient intacts. [Gaz. méd. de Lyon.)

Cette description, aussi bien que les altérations anatomopathologiques de cette tumeur n'autorisent-elles pas à la ranger dans les kystes sous-épididy maires de iM. Gosselin, plutôt que parmi les liydrocèles ?

HYDROPISIE. Dans un cas d'hydropisie commençante.' générale : épanchements dans les plèvres, le péritoine, le scro-tum et infiltration cellulaire résultant d'une affection du cœur,, le docteur Droixhe vit disparaître rapidement tous les accidents par l'usage des pilules suivantes :

Extrait de scille maritime 0,10 centigrammes.

M. Pour une pilule dont on fait prendre 4 à 6 par jour. Dès le quatrième jour, tout épanchement avait disparu. {Presse méd. belge, n° 2.)

HYDROTHÉRAPIE. Suivant M. Beni-Barde, l'hydrothérapie, appliquée à l'extérieur, agit sur les nerfs excitomoteurs et autres nerfs soumis à l'action centripète de la peau, en produisant, par leur intermédiaire, des réactions réflexes plus ou moins appréciables dans quelques organes ou dans l'organisme tout entier {Acad. de méd., janvier). Tout spécieux qu'il est, ce mécanisme thérapeutique reste encore à démontrer. — Voy. Délire émotif.

Poudre de digitale. . . .

— de gomme-gutte

Calomel

Mêlez.

HYGIÈNE. Machines à coudre. Mues par deux pédales, une pour chaque pied, elles déterminent, par le mouvement

HYPOÉMIE INTERTROPICALE.

alternatif ou simultané qui en résulte, soit un frottement (les cuisses ou un balancement du tronc avec les membres inférieurs qui réagit sur le bassin chez les femmes qui y sont occupées. Chez plusieurs ouvrières, M. Guibout a observé une excitation génésique considérable , ou des leucorrhées avec amaigrissement, digestions pénibles, débilitalion profonde, menstruation trop fréquente et trop abondante, qui forcent souvent ces pauvres femmes à suspendre leur travail et même à cesser l'exercice de cette profession dangereuse. (Soc. méd. des hôp., mai.)

C'est souvent ainsi au détriment de la santé publique que l'industrie réalise ses progrès ; mais aussi elle y apporte elle-même le remède. M. Cazal, ingénieur, signale ainsi ['éleclricilé motrice comme pouvant rendre ces machines auto-motrices, et prévenir ainsi les accidents signalés en en annihilant la cause. [Union méd., n° 75.)

Dygiène maritime. Mieux que les fumigations, les désinfections, le flambage des navives, un ventilateur ayant le fourneau de la cuisine pour l'activer, en opérer, en augmenter le tirage, semble à M. Malet devoir être efficace, plus simple et moins coûteux. 11 ne s'agit que de faire communiquer ainsi par des tuyaux métalliques le cendrier du fourneau avec la cale et les différentes parties du navire. L'action serait continue et la dépense nulle. Il ne s'agirait que d'empêcher les étincelles ou les charbons de tomber dans la cale, ce qui est l'affaire des ingénieurs. {Gaz, méd., n° 2S.)

HYPOÉMIE INTERTROPICALE. Variété d'anémie spéciale aux pays chauds, et dont la nouvelle étiologie semble confirmée par de nouvelles observations nécroscopiques faites au Brésil où elle est très-fréquente parmi les esclaves et toute la population pauvre. Elle est aussi très-fréquente en Égypte où le professeur Griesinger semble en avoir découvert la véritable cause. Jusque-là elle était vulgairement connue au Brésil sous le nom de cançaço (faiblesse) ou oppilacâo traduisant le principal phénomène extérieur. Jobim, en 1835, lui donna le premier son -nom actuel dans son Discours sur les maladies les plus fréquentes parmi la classe pauvre de Rio de Janeiro, mais en continuant de l'attribuer, comme on l'avait fait avant lui, à la mauvaise alimentation presque exclusive des féculents

260 HYPOÉMIE INTEIITROPICALE.

et comme un effet consécutif des fièvres inlermillontes. Déjà en 1 844, Sigaud distinguait l'iiypoémie consécutive aux fièvres intermillenlcs par les lésions du foie, de la rate et des ganglions mésenlériques qui la caractérisent de celle qui résulte d'une mauvaise alimentation. Les lésions de l'estomac prédominant dans cette forme, dit-il, désignée sous le nom de mal d'eslomac, caclu-xio africaine dans les Antilles et de cachexie aqueuse enÉgypte, ce qui correspondrait, suivant lui, au pica ou ?)m/oc/adGS autsurs. {Climul et maladies du Brésil.)

Sauf lamenlion de qui'hjues auteurs se copiant, se répétant plus ou moins dans les différents pays, ce n'est qu'en '1852 que le professeur Griesinger , médecin de l'hôpital du Caire, changea complètement les idées courantes sur la pathogénie de cette maladie. En faisant l'autopsie d'une victime de l'hypoémie le 17 avril 1 852, il découvrit dans le duodénum, le jéjunum et le commencement de l'iléon , outre le sang épanché et de petites ecchymoses sous-muqueuses, semblables à celles qui résultent de la piqûre des sangsues, de petits vers blancs que l'examen microscopique démontra être l'ancylostome duodénal découvert par Dubini en 1838. Mais cette étiologie contestée par Stirsch était oubliée, lorsque deux faits observés et relatés par le professeur Wucherer, de Bahia, viennent de lui donner une nouvelle consécration.

I. Delfino , esclave noir de 30 ans, marié depuis peu, est recueilli comme malade au couvent de Saint-Benlo de Bahia. A la visite du 13 décembre 1 803, il est pâle^ sans maigreur notable, mais la face bouffie, infiltrée aux paupières comme aux mains et aux pieds. Peau sèche, température du corps basse, surtout aux extrémités. Physionomie anxieuse, respiralion excessivement laborieuse, surtout aux moindres mouvements et permettant à peine de rester assis quelques minutes sur son séant. L'auscultation ne révèle rien dans le thorax.

Soif et nausées fréquentes ; langue pâle comme toute la muqueuse buccale ainsi que la conjonctive, constipation. Abdomen i infiltré, insensible, urine claire, jaune-paillo, sans odeur, d'unetempérature de 27°,50 et d'une spécificité de 1007; souffle sys-tolique du cœur avec susurrus continuel dans les jugulaires. Pouls fréquent et petit. Foie et rate sans augmentation de volume.

Ni la mauvaise alimentation, ni l'excès de travail, ni l'abusdes alcooliques, ne pouvaient rendre compte de ce profond état:

IIYPOliMIE INTERTROPICALK.

anémique quo lo fer cl le quinquina, ni les autres Ioniques n'avaient pu modifier, et auquel Delfino succomba dès lo lendemain.

Aussi bien, conformémenl à l'observation de Griesinger, l'autopsie révéla l;i présence, dans toute l'étenduo de l'inlesiiii grêle, de très-petits vers qui, au microscope, présentèrent tous les caractères de VAncyloslomum ditodenale. La cause spéciale du mal était donc trouvée, car M. Wucherer ayant porté son attention à ce sujet dans l'autopsie de 12 sujets morts d'alTectioas diverses, ne rencontra jamais cet entozoaire, tandis que dans un second cas, sa présence vint encore justifier le diagnostic.

II. C'était chez un enfant de dix ans, entré le27 décembre 1 865 salle Saint-Francisco n» 1 o. D'une faiblesse générale extrême, ce garçon présentait une gronde pâleur des lèvres et des conjonctives, infiltration des extrémité.s inférieures. Regard mort et physionomie abattue. Rien d'anormal dans l'appareil respiratoire, sinon faiblesse et difficulté de la respiration. Souffle anémique à la base du cœur au premier temps. Aucune altéralion perceptible des viscères abdominaux ; insensibilité du ventre; langue blanche etpfiteuse; anorexie, douleurs névralgiques presque généraleà et continuelles. Pouls fréquent et irrégulier, parfois avec abaissement de la température normale.

Malgré l'emploi successif du sulfate de quinine, de sulfate de soude et d'huile de ricin, puis de vin ferré, du sirop de tarlrale de fer et d'autres moyens, l'enfant succomba le i 9 décembre dans l'étal hectique le plus com[)let.

Autopsie lo lendemain. Cadavre très-maigre sans nulle infiltration. Pas d'épanchemenl séreux dans le ventre. Mucus noirâtre dans l'intestin grêle; duodénum et jéjunum remplis d'innombrables ancylostomes avec de nombreuses ulcérations dont quelques-unes, du diamètre do presque un pouce, anciennes en apparence, avec des bords relevés et saillants. [Guz. mcd. da Bnhia, n"' 3 et 4.)

Confirmalifs de la cause découverte en Egypte , ces deux faits doivent changer complètement les idées courantes sur la nature et lo traitement do celte ollection spécifique, vermineuse, se rapprochant de la trichinose. C'est par un traitement anthelmir.lhique au début que l'on parviendra à en empêcher les progrès, à en obtenir la guérison en eu démontrant ainsi pérempioirement la cause.

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