MATERNITÉS
8. Pour réaliser toutes les conditions d'aménagement et d'organisation indiquées, les Maternités doivent être de petits établissements ; exposées d'ailleurs à des évacuations plus ou moins fréquentes, elles doivent ÔLre suffisamment nombreuses pour assurer le service des secours. Sans qu'on puisse fixer d'une manière absolue le chiffre do leur population, il paraît désirable de ne pas dépasser le nombre de six à huit cents accouchements annuels. »
Il est partout désirable de développer et d'étendre autant que possible le service gratuit des accouchements à domicile pour restreindre d'abord et supprimer par la suite les Maternités.
A celte proposition radicale de M. Blot, de la suppression des Maternités, M. Devergie a répondu par les conclusions prudentes et réservées qui suivent, présentées par lui au Comité d'hygiène des hôpitaux de Paris, sur les mesures à prendre contre la niortalilé énorme des femmes en couches dans les Maternités et les hôpitaux :
r Placer, à titre d'essai, mais sur une échelle suffisante, un certain nombre des femmes mariées nécessiteuses ou des fillesmères qui réclament leur entrée dans les Maternités ou hôpitaux, chez des sages-femmes de la ville, choisies et surveillées par les soins des aulorilés compétentes, telles que les administrations d'assistance publique, les bureaux de bienfaisance, etc., avec le concours des sociétés de charité maternelle et autres, distribuant des secours à domicile aux femmes en couches.
Les femmes accouchées devraient, en moyenne, séjourner neuf jours chez les sages-femmes ainsi désignées, et recevoir, au besoin, des secours à domicile, lorsqu'un repos plus long serait nécessaire à leur rétablissement.
2° Supprimer les services d'accouchement dans les hôpitaux où il n'existe pas d'enseignement ; instituer dans ces hôpitaux une salle de travail ; répartir, peu après l'accouchement, les femmes accouchées dans les services généraux de médecine.
3° Ne pas admettre dans les Maternités ou les services d'accouchement des hôpitaux, les femmes enceintes qui ne sont ni malades, ni en travail, toutes les fois que la situation autorisera celte interdiction. Leur accorder à domicile, aux approches du terme, les secours nécessaires pour éviter, de leur part, un séjour trop prolongé dans ces établissements, ce qui est toujours préjudiciable à l'accouchée.