SCARLATINE
. M. Pfaff conseille do faire un second essai avec l'eau chlorée pour servir de conlre-épreuve au premier. Prenant une laclie de quatre mois, par exemple, qui, après un séjour de trois à quatre heures dans le liquide arsénieux, est réduite à un léger résidu de fibrine, mais à contours encore reconnaissables, il l'immerge dans de l'eau chlorée, et remarque qu'au bout d'une heure, ses bords ne sont presque plus perceptibles. Lîne tache de six mois, ayant séjourné quatre heures dans le liquide arsenical, demande deux heures d'immersion ; trois heures pour une tache de huit mois, et plus de cinq heures pour une tache d'un an, et ainsi de suite.
Quant à déterminer l'origine du sang pour savoir s'il provient de l'homme ou de tel ou tel animal, l'auteur rappelle les expériences de Barruel qui, au moyen de l'acide sulfurique concentré, fait dégager l'odeur sui generis propre à chaque espèce animale, comme celle de la sueur humaine, de beuverie ou de porcherie, etc.; celles de M. Erpenbeck qui substitue l'évaporation par la chaleur à l'acide sulfurique. Mais il convient de ne se prononcer à cet égard qu'avec une grande réserve; car, suivant Barruel lui-même, on n'acquiert que des présomptions en opérant sur du sang frais et sur des quantités plus considérables que celles fournies par de simples taches. {Journ. de chiin. méd.)
SCARLATINE. En constatant, comme cela avait déjà eu lieu, que la muqueuse de l'œsophage, de l'estomac et des intestins'est enflammée, M. S. Fenwick a noté que la formation de la pepsine n'est pas arrêtée ni suspendue par ce changement anatomique. 11 considère en outre la modification qui s'opère comme analogue à la desquamation cutanée, seulement les nouvelles cellules qui, à la peau, sont transformées en épiderme d'apparence naturelle, contiennent de la pepsine dans l'estomac. {Roy. me.d. and chir. Soc. of London, juin.)
Ces constatations anatomo-palhologiques ont une certaine relation avec les ulcérations duodénales observées par Curhng et Erichsen consécutivement à des brûlures étendues, et celles observées par M. Larcher dans deux cas d'érysipèle interne (Arch. de méd. , décembre) . Elles sembleraient indiquer que ces ulcérations ont leur point de départ dans une.congestion des glandes de Brunner, ce que le microscope pourra découvrir.
SECTION Dt3 FILET.
Toutes ces lésions confirment d'ailleurs la relation intime des téguments interne et externe.
M. J. Paget l'a observée en assez peu de temps chez dix de ses opérés, et seulement trois jours après l'opération chez huit, tandis que les autres malades, atteints d'affections chirurgicales, en demeuraient exempts. D'où il est porté à se demander si l'opération prédispose à cet exanthème, ou si c'est simple coïncidence, ce qui paraît assez probable. [Brilish med. Jouni., août.)
Complications. Celle de l'endocardite, à peine indiquée par les auteurs jusqu'ici, a été constatée dans cinq cas par M. Martineau dans les hôpitaux de Paris, Trois fois elle s'est rencontrée chez des enfants atteints de scarlatine parcourant normalement ses périodes sans aucune autre complication. Elle survint le cinquième jour de l'éruption dans un cas, le soir du second jour dans l'autre et le troisième jour dans le troisième. Un bruit de souffle dur, râpeux, très-inlense, ayant son maximum d'intensité à la pointe du cœur et couvrant le premier bruit en était le signe caractéristique sans rien à la base ni dans les vaisseaux du cou. Ce souffle persista un mois durant un cas, six semaines dans le deuxième et un mois dans le troisième. 11 s'agissait donc indubitablement d'une complication de la scarlatine.
Un rhumatisme coexistant dans les deux dernières observalions a jeté un peu plus d'indécision dans l'étiologie de l'endocardite pour savoir si elle procédait directement de la scarlaline ou du rhumatisme articulaire. En tout cas, il est bien avéré par les premières observations que l'endocardite peut compliquer isolément la scarlatine comme des recherches ultérieures ne manqueront pas de le confirmer. Du reste rhumatismale ou non, cette complication n'en est pas moins grave.
Nul autre fait ne permet cependant d'établir que l'exanthème scarlatineux se manifeste ainsi sur le système séreux comme sur le tégument externe et interne, et sa localisation isolée sur l'endocarde faisant mal comprendre cette généralisation, l'auteur incline à croire cette endocardite de nature rhumatismale. [Union méd., n'M 53 et 1 54.)
SECRET IVIÉDICAL. Yoy. Jurisprudence.
SECTION DU FILET. Plusieurs cas extraits des yinna^es
Sl'lNA BII'IDA.
(le la science, par le professeur Binaul, montrent que l'hémorrhagie s'ensuit parfois au point de devenir mortelle. De là l'indication de ne recourir à cette petite opération qu'en cas de nécessité, comme l'impossibilité de teter pour le nouveau-né. Tous les hémostatiques ayant échoué dans un cas de ce genre, M. Binaut recourut avec succès à l'emploi de la pince à pansement. Saisissant le frein entre les mors sur le trajet du vaisseau divisé, il parvint à arrêter l'écoulement du sang, et fixant les branches à l'aide d'un lien serré, il maintint l'instrument en place pendant trois heures en le confiant à la garde, etc. A l'aide de quelques mesures do précaution consécutives, l'hémorrhagie fut ainsi réprimée. De là le précepte de ne diviser que '2 ou 3 millimètres seulement du frein à la fois, sauf à y revenir plus tard, et en cas d'hémorrhagie, de saisir le vaisseau comme il l'a fait [Bull. méd. du Nord, novembre). Pourquoi ne pas jeter immédiatement une ligature ou recourir aux serres-fines?
SÉMIOLOG[E. Si l'on applique une montre sur les parois du crâne au voisinage de l'oreille, aux bases frontales, pariétales ou occipitales chez une personne en sanlé, dit M. Philipeaux, le bruit en est perçu distinctement lors même que le conduit auditif est obturé au point d'empêcher l'audition à une distance très-rapprochée. La même expérience faite chez un malade atteint de congestion ou de ramollissement de la base du cerveiiu reste négative comme dans la surdité incurable, causée par une lésion de l'oreille interne. De là la preuve d'une connexion intime entre l'oreille interne et la base du cerveau. (Soc. méd. de Lyon, novembre.)
SÉNÉ. 11 est souvent frauduleusement falsifié des feuilles de l'arguel et du bagnenaudier ; mais celles du redoul {Coriaria myrtifolia) sont les plus redoutables par le principe toxique qu'elles contiennent et l'empoisonnement qui peut en résulter. Cet empoisonnement est caractérisé par des convulsions tétaniques. Le meilleur caractère distinctif sont les trois nervures saillantes de ces feuilles, tandis que celles du séné n'en ont qu'une. [Union méd., n" 8.)
SONDES. Lorsqu'elles séjournent longtemps dans la vessie, comme les sondes vulcanisées, il est très-important, selon