SONDES
MM. Lavallée et Marjolin, qu'elles dépassent à peine le col et fassent saillie clans rinlérieiir. Sans quoi le bec venant en contact avec les parois, les irrile, les altère et peut même à la longue en déterminer la perforation. Aussi e.-l-il nécessaire dans ce but que les fabricants en placent les yeux très-près du bec surtout dans les sondes olivaires. (Soc. de chinirg.)
Sonde gouttière. Sous ce nom, le docteur Bron désigne des sondes de baleine creusées en gouttière dans toute leur étendue et terminées par un culot métallique conique à son extrémité et s'amincissant jusqu'à se fondre avec le diamètre de la bougie qui doit leur servir de conducteur, sincn de mandrin. C'est ainsi que dans les rétrécissements très-ténus el difficiles à rencontrer, après avoir introduit une bougie d'un millimètre, franchi le rétrécissement, il glisse sur elle la sonde gouttière préalablement enduite de suif à son extrémité pour enlever à l'épaitseur du métal qui forme anneau ce qu'il a de dur et d'acéré. Puis, tenant la bougie d'une main, on pousse de l'autre la sonde creusée qui l'emboîte, et l'on peut ainsi passer successivement différents calibres et faire une dilatation progressive sans avoir à redouter les anfracluosités du canal, les replis muqueux, les sinuosités du rétrécissement, etc. Le calhétérisme est rendu ainsi plus sûr et moins laborieux. [Gaz. de Lyon.)
Des instruments analogues ont été aussi produits par MM. Charrière et Trélat, dont M. Bron a réclamé la priorité; mais des modifications les distinguent au point d'en faire des variétés du même genre.
Sonde utérine mobile. Dans l'habitude OÙ sont les médecins anglais de se servir de la sonde utérine dans les divers déplacements de la matrice, M. Earle, accoucheur de l'hôpital de la Reine à Birmingham, a fait fabriquer une sonde mobile, c'est-à-dire dont la partie antéi-ieure, dans l'étendue de 2 pouces et demi anglais, soit la capacité ordinaire de l'utérus, s'incline à volonté au moyen d'un ressort intérieui' mû par une vis de rappel ajouté au manche. Elle a pour but de remédier à l'inclinaison que l'on est obligé de donner à la sonde ordinaire dans des déplacements très-prononcés et de mesurer ainsi les changements, les améliorations que ces déplacements nécessitent {Med. Times, p. 685.)