‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 109 sur 127 · STRYCHNINE · texte numérisé non relu

STRYCHNINE

chet. L'opération est ainsi rendue plus rapide et moins douloureuse. {Acad. de méd., août.)

STROPIIULUS PRURIGINEUX. En se généralisant lors de la dentition non plus seulement à la face, mais aux membres Ihoraciques où les papules deviennent le soir d'une démangeaison agaçante, cette éruption, selon M. Hardy, peut être confondue avec le prurigo et simuler la gale. Elle s'accompagna constamment en effet de saillies, à sommet noirâtre, qui ne sont que des papules de prurigo. La présence de papules sur le visage en est le caractère diagnostique différentiel, car elles n'existent pas dans la gale. Des toniques pour améliorer la constitution, des bains alcalins ou sulfureux pour calmer la démangeaison en font ordinairement justice. [J. do méd. et ch. prcit.)

STRYCHiVIiVE. Le curare produisant un effet opposé sur le système, on a pensé que ces deux poisons pourraient se neutraliser; mais diverses expériences entreprises dans ce but n'ont pas confirmé la théorie. M. Richter paraît avoir été plus heureux. Les essais qui ont été continués pendant six mois ont amené des résultats très-dignes d'attention. Les expériences ont principalement été faites sur des chiens, des lapins et des grenouilles. Plusieurs ont eu pour but de rechercher le mode d'action du curare. L'auteur a vu des grenouilles entièrement paralysées se rétablir complètement au bout de vingt-quatre heures. Chez les mammifères, au contraire, dès que l'action du poison se fait sentir, ses effets sont mortels. Après avoir administré à un animal une certaine dose de strychnine, l'auteur avait recours au curare, dont il augmente la dose jusqu'à 2 centigrammes ; il avait soin en même temps d'entretenir artificiellement la respiration. Il est arrivé à cette conviction qu'on peut faire disparaître les effets de l'empoisonnement par la strychnine en donnant des doses suffisantes de ourare et en entretenant artificiellement la respiration aussitôt que la paralysie des poumons se manifeste. Il croit que ce mode de traitement est applicable à l'homme, d'autant mieux que l'action de la strychnine est moins violente et moins rapide sur l'homme que sur les animaux. {Zeits. fur rat. Medic]

Burow rapporte ainsi dans Deutsche Klinik, n° 31, un cas d'empoisonnement par la strychnine, guéri par les injections hypodermiques du curare.

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