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la saignée ordinaire. Cette abondance et colle continuité dépendent de ce que chaque coup de piston de l'instrument répète la succion opérée une seule fois par la ventouse ordinaire.
C'est donc une ressource puissante pour les cas où il s'agit de soustraire rapidement une grande quantité de sang : dans la congestion cérébrale, le délire, la manie aiguë, etc., pour le rappel des menstrues. L'effet en est instanlané.
Contrairement à la ventouse produisant l'hémospasie ou la congestion des tissus, lu térabdelle, tour à tour active et passive, imite le va-et-vient de l'inspiration et de l'expiration , de la systole et de la diastole. {Acad. des se.)
TÉTAIVOS. Anaïomie pathologique. L'examen microscopique de la moelle épinière, fait par M. L. Ciarke sur deux malades morts à l'hôpital Sainl-George, lui a montré la substance grise Irès-congeslionnée, les vaisseaux dilatés et entourés d'une exsudation granuleuse ayant détruit la substance nerveuse même. Sans être uniformes, ces lé.-ions qu'il représente existaient isolément dans toute la longueur de la moelle {Lancct, septembre). Cette découverte appelle donc de nouvelles investigations microscopiques sur le système nerveux dans cette maladie.
Diagnostic. De ce que certains cas de tétanos même traumatiques ont guéri par l'administration du sulfate de quinine, comme il en rapporte cinq observations, iVI. Coural en conclut que c'est une lièvre essentielle qu'il appelle pernicieuse tétanique (Montpellier méd., août). Si la nosologie gagne par là une nouvelle espèce, [le diagnostic ne peut qu'y perdre en s'obscurcissant par cette nouvelle dénomination. Il ne faut pas que la complication survenue dans ces cas, comme le succès du traitement permet de l'inférer, soit prise pour la maladie principale, dont la nature névroslhénique est encore enveloppée de tant de mystère.
TnAiTEMENT. Alcool à haute dose. L'indication de vaincre la contracture, la rigidité musculaire permanente qui lue et la douleur qui l'accompagne, a fait employer dans ce but l'opium à haule dose, la morphine, la nicotine, le chloroforme, elc, qui, en portant une action profonde sur le cerveau, déterminent l'anesthésie. Mais la nécessité de la prolonger pendant long temps pour maintenir la résolution musculaire, n'est pas sans
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de graves dangers avec de pareils poisons. L'ivresse avec l'alcool dilué, qui produit aussi sûrement cet effet, pouvant étra graduée et prolongée à volonté, semble préférable à M. Deprez et il offre pour preuve l'observation suivante.
Un domestique de ferme de Villevéque, ayant eu un doigt écrase et la plaie ayant été négligée, le bic-^sé fut pris d'accidents tétaniques avec trismus, qui ne permettaient d'avaler les bois?ons que par le vide d'une dent absente. Après l in^uccès d une potion éihérée, et le malade refusant toute autre chose que I eau-de-vie, sa boisson de prédilection, il ne but guère autre chose que de l'eau-de-vie commune pendant une dizaine de jours, en en usant à discrétion et jusqu'à deux litres par jour, ce qui l'entrelint dans une ivresse continuelle II triomoha ainsi du tétanos. {Bull. méd. du Nord., mars.)
La valeur de ce traitement n'est plus à démontrer, il a fait ses preuves en pareil cas, surtout parmi les habitants des contrées boréales; mais encore faut-il qu'il s'adresse à desindividus, des idiosyncrasies qui puissent le supporter Spécialiser est encore ici la condition du succès, et l'habitude i accoutumance à l'alcool nous paraît le meilleur signe et lê plus sûr pour y recourir.
Opium. Son administration en lavements serait peut-être un moyen d'atténuer le danger auquel on est obligé de le porter à cause de son action plus intense sur la muqueuse rectale Les succès incontestables de la morphine doivent surtout la "faire essayer. La chloroformisalion prolongée avec les injections sous-cutanees de morphine offre un autre avantage qui ne doit pas la faire négliger. {Journ. de méd. et do chir. prat avril )
Bains chauds. Prolongés aussi longtempsque possible et maintenus a la température de 36 à 40 degrés, ils ont été efficaces dans trois cas de tétanos traumatique traités à l'hospice civil ' de Brest par M. de Leseleuc. Chaque fois il y eut un peu d'amélioration dans la contraction musculaire pendant le bain et il fut possible de faire avaler quelques cuillerées de bouillon On les continuait un chaque jour jusqu'à parfaite guérison" [Bull, de thérap., ii° 10.)
C'est donc là un témoignage concluant en faveur de moyen.
Fève du Calabar. A l'hôpital des Enfants, M. Giraldès l'a employée avec succès dans un cas, et M. Bouvier en a porté
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l'exlrait jusqu'à 75 centigrammes par jour dans un tétanos spontané , conjointement avec une sudation très -abondante {Bull, de thérap., juillet). En voyant cette sudation se manifester dans beaucoup de cas de guérison, on en a fait le phénomène salutaire, critique par excellence , et l'unique voie d'élimination employée par la nature à cet effet. De là le précepte de la favoriser. Mais cette diaphorèse est un effet thérapeutique des préparations opiacées à haute dose, dont on fait usage le plus souvent ; et si parfois cette action vers la peau se transforme en une véritable éruption de sudamina, de miliaire môme, invoquée alors comme un phénomène naturel, il n'est pas évidemment le seul moyen curalif, puisque la guérison a eu lieu également dans les conditions opposées.
Electricité. Son utilité, signalée en Amérique dans un cas d'hydropbobie , a porté l'illustre Maleucci à rappeler qu'un malade atteint de tétanos, ayant été soumis au courant électrique d'une pile à colonne de 30 à 40 couples, n'éprouvait plus des secousses aussi violentes qu'auparavant ; il pouvait ouvrir et fermer la bouche ; la circulation et la transpiration paraissaient se rétablir. Mais après quelques minutes de cette amélioration, les contractions augmentant, on doubla les éléments de la pile et elles diminuèrent de nouveau ; ce qui semble indiquer une action manifeste de l'électricité en pareil cas. {Acad. des sciences.)
Glace. A la suite d'une chute sur le cou, un enfant en ayant été atteint, M. Falconner obtint une guérison rapide en faisant appliquer en permanence de la glace sur le rachis [British med. Journ.]. Mais on a pu objecter avec raison que ce moyen avait agi directement contre la lésion plutôt que contre le tétanos qui en était la conséquence. Un second fait, observé par M. Adams à London Hospiiai, contredit cette interprétation. Uii fermier de vingt-huit ans, s'étant fait une blessure au gros orteil gauche, le 7 avril, fut pris de tétanos, dont il guérit parfaitement par l'emploi continué de ce même moyen et quelques autres adjuvants. (Ia?ice(Juillet.)
Le tartre stibié, 20 à 30 centigrammes par jour, uni a 1 opium à haute dose et aux bains, n'a pas eu d'action immédiate chez un garçon de onze ans signalé par M. Forns [Siglo med., n" 537). Mais en ajoutant à ce traitement des frictions le long de la colonne vertébrale avec onguent napolitain, hydrochlorale