THÉRAPEUTIQUE
de morphine et extrait de belladone, le Irismus diminua rapidement et guérit.
L'antagonisme bien constaté de l'opium et de la belladone rend évidemment celte formule sans valeur.
TIIALLIUM. Par des expériences sur les chiens, poules et canards, M. Lamy a constaté que ce nouvel élément est toxique à très-faible dose. Une solution de 1 0 centigrammes a suffi pour empoisonner rapidement un jeune chien. De vives douleurs lancinantes dans les intestins, se succédant sans relâche comme des secouses électriques avec rétraction ou répression du ventre, manque absolu d'appétit, constipation, tremblements, puis paralysie des membres inférieurs, en ont été les symptômes saillants, lesquels offrent une grande analogie avec ceux des coliques et de l'arthralgie saturnines. Par leur extrême solubilité et leur peu de saveur, les sels de thallium, le sulfate et le nitrate en particulier, offrent donc le danger d'être pris à l'intérieur sans éveiller de soupçons. Mais, par contre, leur présence est très-facile à constater au sein des tissus au moyen de l'analyse spectrale qui rend la raie verte du thallium nette et sensible dans les organes, les intestins en particulier, où il se trouve en plus grande quantité. [Acad. des sciences.)
M. Grandeau a vérifié cette action toxique chez les chiens, comparativement aux sels de plomb qui se sont montrés très-inoffensifs. [Journ. de Tphijs., n° 4, p. 384.)
THÉ. L'acide tannique qui s'y trouve jusqu'à 1 30 à 1 60 milligrammes parlasse de première infusion, trouble, arrête la digestion, suivant M. Lankester, quand il est pris habituellement après le repas et devient ainsi une cause de dyspepsie. Ce résultat a lieu surtout chez les personnes dont les fonctions digestives sont déjà troublées. C'est avant le repas et non après que celle boisson médicamenteuse est utile et avantageuse.
' THÉRAPEUTIQUE. Enian.-itions médicanicntcnsos.
Une nouvelle méthode d'introduction des médicaments dans l'économie est signalée par M. E. Légal, qui en vante les expériences avantageuses, sans se donner la peine d'en faire la preuve par la moindre observation. Placer sur le lit des malades, sous leur tête, un oreiller contenant les substances médixîamenteuses dont l'usage leur çs|, nécessaire, vQilà tout le se-
TllfiRAPEUTIQUE.
cret de la chose. Les plantes aromatiques paraissent devoir être seules employées ; mais les substances plus fixes ont aussi une action réelle si on les réduit en poudre, et qu'on les renferme dans un oreiller.
Donc M. Légal a recours à ce mode d'administration des remèdes dans une multitude de maladies, en usant pour chacune de ceux qui lui conviennent plus particulièrement : ainsi dans la bronchite chronique, il fait remplir l'oreiller de germandrée, de petite sauge, de bourgeons de sapin, de camomille, etc.; dans la phthisie, de genièvre, de marrube blanc, de lierre terrestre, de bourgeons de sapin et de tous les balsamiques; dans la cachexie paludéenne, de quinquina, de petite centaurée, de' gentiane, de camomille, etc. ; dans les scrofules, de gentiane, de quinquina, de feuilles de noyer, de houblon. Dans les aifeclions vermineuses, ce sera le semen-contra, la mousse de Corse, la fougère mâle, la tanaisie, etc.
C'est surtout dans les maladies chroniques et dans toutes les • cachexies qui réclament un traitement long, que cette méthode ■ est utile , car elle peut être mise en pratique indéfiniment sans ■ gêne ni fatigue. On rend le traitement plus actif, plus efficace, en remplaçant l'oreiller par un matelas. [Bev. de tliérapeut.)
Thcrapentiquc vaso-niotrîcc. S'inspirant de la décou- •
verte des nerfs vaso-moteurs, qui a marqué une ère nouvelle' en physiologie, M. Chapman a expérimenté la glace sur le rachis ■ pour en connaître l'effet sous ce rapport. Il a observé qu'elle ? paralyse partiellement la moelle ainsi que les nerfs qui président à l'action des vaisseaux sanguins dans toutes les parties du . corps. Elle amoindrit les courants nerveux dans les nerfs vaso- ■ moteurs, émergeant des ganglions ou des centres nerveux agis- • sant sur les fibres des arlères influencées, facilite leur dilatation i et y rend la circulation plus active.
Appliqué ainsi, le froid agit comme un puissant sédatif sur • tous les actes vitaux dépendant de la moelle, spécialement sur • son pouvoir automatique ou excito-moleur. Les affections spas- • modiques, l'hyslérie, l'épilepsie, en sont favorablement mo- ■ difiées. Il a même élé utile dans un cas de niénorrhngie et : plusieurs autres semblables. Par contre, la chaleur serait indiquée • dans certaines paraplégies dues à une disposition anémique.
Comme dans l'hydrothérapie, l'activité imprimée à la circula- ■ tion se traduit par des ballements du cœur plus forts oi plusfré- •