TRÉPAN
implanté el maintenu dans la bronche gauche ne put, en effet, être extrait. [Gaz. méd., n" 25.)
TRÉPAN. Trépanation de l'apophyse masloïde. Après de fréquentes angines, un malade éprouvait des douleurs si vives dans la région mastoïdienne qu'elles allaient jusqu'à déterminer parfois la fièvre et le délire, elles coïncidaient avec de la surdité et de l'otorrhée, du gonflement et de la rougeur de cette région. M. FoUin jugeant qu'elles résultaient plutôt de la propagation de la phlegmasie à la membrane interne des cellules mastoïdiennes et non de tubercules ni d'une carie, n'hésita cas à pratiquer celte opération. Dès le lendemain, l'otorrhée et les douleurs avaient cessé, le pus coulait par la plaie. Celle-ci était fermée un mois après et le malade guéri. Succès à ajouter à deux autres semblables obtenus par le même chirurgien et à un quatrième remporté par M. A. Forget à l'aide de la gouge et du couteau lenticulaire au lieu du trépan. (Société de chirurgie.)
Cette opération est d'ailleurs hautement justifiée par les accidents, rapidement mortels, qui naissent dans ce cas par la propagation de la maladie de l'os au cerveau. En voici la preuve sommaire : un homme de vingt-six ans, ayant toujours eu un écoulement de l'oreille gauche, le voit cesser subitement en même temps que se développe la douleur de la mâchoire inférieure, puis de toute la face de ce côté. Admis à l'hôpital avec un appareil fébrile très-prononcé, il succombe deux jours après et l'autopsie découvre une vive injection de de la surface cérébrale et les circonvolutions aplaties. Sous le milieu du lobe gauche, la dure-mère est épaissie, jaunâtre, avec des taches noires correspondant au rocher et s'élendant sur une cavilé du diamètre d'un pois et rempli de pus noirâtre. Le sinus latéral gauche est rempli de même et l'os lui-même en est infiltré.
Chez un autre homme de vingt-trois ans, apporté le 23 octobre 1863 à l'hôpital, sans autre renseignement qu'il souffre de l'oreille depuis sept jours, délire, contraction tétanique des muscles du cou, et qui succombe le lendemain, l'autopsie démontre également une injection très-marquée de l encéphale, avec aplatissement des circonvolutions; du pus fétide est trouvé à la base libre dans la cavité de l'arachnoïde et les mailles de la pie-mère. Derrière le temporal gauche, la dure-
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mère est adhérente el baignée de pus fétide; les sinus latéraux en sont aussi obstrués. Une portion de cet os est noirâtre et, en le divisant, un abcès est découvert dans la portion mastoïdienne et communique dans toutes les cellules {Briiisli med. Journ.). Il est évident que, dans ce dernier cas surtout, le chirurgien anglais, au lieu d'administrer des stimulants, eût été bien mieux inspiré en imitant le chirurgien français. Peut-être ces exemples serviront-ils à éclairer à l'avenir sur le diagnostic de ces cas obscurs et l'opportunité de la trépanation.
. TRICHINES. Voy. Helminthologie.
TUMEUR. Tumeurs fibreuses. En Angleterre, il résulte des statistiques de Routh et H. Bennet, d'accord avec M. Brown, que les tumeurs fibreuses sont beaucoup plus fréquentes chez les femmes célibataires que chez les femmes mariées. Ce dernier a émis depuis longtemps l'opinion que les plaisirs solitaires y prédisposent fréquemment. Mais ces opinions n'ont guère trouvé jusqu'ici que des incrédules.
De ses recherches statistiques sur l'extirpation de ces tumeurs par les voies naturelles ou la gastrolomie, M. Routh a conclu de 19 décès sur 28 opérations, que celle-ci ne doit être tentée que si la tumeur est extra-ulérine et située très-haut, de même que l'énucléalion par les voies naturelles réussit surtout dans les cas où elle siège très-bas dans le petit bassin. Sur 51 observations, il a trouvé 34 guérisons par énucléation primitive et secondaire. Il recommande dans ce cas l'emploi préalable du seigle ergoté, non pour faciliter l expulsion du corps étranger, comme on l'avait fait jusqu'ici, mais pour fournir un point plus solide à l'opérateur pour l'excision du pédicule, sans parler de la division circulaire préconisée par M. Simon de Rostock pour faciliter V allongement opératoire de ces tumeurs. {The Lancet.)
M. Bouchacourt a signalé à cet égard, à la Société de médecine de Lyon, une observation intéressante à noter ici.
Une dame de trente-huit ans, mariée depuis treize ans, ayant eu trois grossesses heureuses et deux fausses couches, éprouve depuis longtemps des douleurs sourdes dans le bas-ventre et les reins. Un avril 1 861 , on découvre une tumeur grosse comme une châtaigne, indolente, sans pédicule el de consistance charnue, située en haut du vagin et comme à cheval sur la base
TUMEl'U,
du canal de l'urèilire. M. Bouchacourl refuse de l'enlever en cet état et conseille une saison hydrolhérapique pour améliorer Tétai constitutionnel de la malade. Environ dix-huit mois après cette tumeur, grosse comme un œuf de poule, s'était graduellement pédiciilisée; elle franchissait l'anneau vulvaire et occasionnait de fréquentes envies d uriner, sans influer autrement sur la constitution. Dès lors, il en fait la section, le 15 novembre 1863, par deux incisions demi-circulaires, se réunissant ^u niveau de la doublure de la muqueuse que le poids de la tumeur avait distendue et entraînée en forme de ligament suspenseur ; puis, disséquant ensuite la tumeur dans les tissus sous-jacents avec les ciseaux courbes ou avec les doigts, tandis que l'on relevait la muqueuse, trois ou quatre minutes suffirent pour l'énucléer. Une sonde avait été placée dans l'urèthre pour le relever et le ménager. Aucun accident ne survint et celte dame quittait Lyon neuf jours après.
Ce procédé a donc l'avantage sur l'écrasement, par exemple, d'avoir ménagé soigneusement la muqueuse dans une étendue de plus de 2 centimètres à la partie antérieure de la cloison uréthro-vaginale. (Journ. de méd. de Lyon, n" 2.)
Tumeurs fibreuses de l'utérus. Voy. Dystocie.
TuDieurs blanches. Chez une femme de quarante ans, atteinte depuis deux ans de cette affection au genou gauche, qui avait 8 centimètres de circonférence de plus qus l'autre, avec fistule sous la rotule et écoulement de sanie purulente, douleurs vives empêchant la marche et le sommeil, appétit nul, fièvre hectique, M. l'écholier appliqua l'appareil de Scott modifié de la manière suivante.
Compresses longuettes enduites avec
Bandelettes de sparadrap disposées circulairement par-dessus les compresses et enveloppant toute l'articulation. Bandage dextriné, épais et solide, recouvrant le tout avec un bandage roulé dans la partie inférieure du membre.
Renouvelé tous les huit, puis douze, puis quinze jours pen-
Onguent napolitain Savon médicinal. .
Extrait de belladone
40 grammes.