ANÉVRYSME
ntients, mais dos pulsations sur un ou deux points des côtés de abdomen près do la tumeur, et que l'on suppose provenir de 1 artère mésenlérique supérieure.
Le 22, M. Lightfoot trouve la tumeur solide, dure, réduite au volume d'une pomme, placée à gauche de l'ombilic dont la saillie est rendue sensible par une profonde inspiration. L'œil m la main n'y découvrent de battements sensibles, d'expansion, de frémissement ni de bruit. Les engourdissements ont disparu. Les mouvements du malade sont libres, il peut marcher quoique sentant ses jambes faibles et avec des engourdissements. La tumeur diminue sans que des pulsations reparaissent comme plusieurs membres de la Société l'ont constaté. {Roy. med. and chir. Society, 24 mai )
La compression est donc applicable avec succès, même aux anévrysmes de l'aorte, sans que l'arrêt du cours du sang détermine la gangrène des extrémités inférieures, ni aucun des accidents que l'on pouvait en redouter, l'espace triangulaire formé par une ligne transversale au-dessus de l'ombilic et le bord des fausses côtes laissant juste assez de place à gauche pour comprimer ce vaisseau sur la colonne vertébrale.
Dans deux cas d'anévrysmes {arlérloso -veineux du pli du bras) produits à la suite de la saignée, le professeur Vanzetli (de Padoue) en a obtenu la guérison par la compression digitale. La solidification de la tumeur s'est opérée en six heures. Ce sont là deux faits uniques qui en se renouvelant mettront la chirurgie en possession d'un moyen simple et facile de guérir une lésion qui a nécessité plus d'une fois la perle du membre. (Soc. de chir.)
Dans le traitement par la compression digitale, M. Liégard propose de recourir à l'anesthésie cliloroformique prolongée au moment où les douleurs apparaissent et obligent souvent d'en cesser l'emploi quand elle va être couronnée de succès, [Gaz. des hôp., n° 28.)
Après la solidification d'un anévrysme de l'artère poplitée par la compression digitale, M. Velpeau a vu survenir une paralysie persistante de la sensibilité dans la peau des faces dors.ile et plantaire du pied, et de la niotilité dans les muscles du pied et de la jambe. A défaut de l'atrophie des muscles, on ne peut décider si cet accident nouveau dépend de la compression du nerf poplité par le caillot. (Soc. de chir.)
Deux cas d'anévrysmes volumineux de la partie supérieure
ANÉVHYSME.
de la fémorale, relatés par le professeur Rizzoli à l'Académie ries sciences de Bologne, monlrent, au contraire, que la compression digitale est utile iienl remplacée dans ce cas par un compresseur simple de son invention. La tumeur pénétrant dans le bassin. le passage du sang ne pouvait être arrêté que par la compression de l'iliaque externe, si difficile et insupportable qu'elle ne laissait guère de ressource que dans la ligature. Par l'application de son instrument, la guérison fut obtenue en peu de jours; il en fut de môme d'un anévrysme poplilé. La substitution sera avantageuse si ces succès se multiplient.
Ce compresseur, représentant la forme d'une ancre et auquel le nom de compresseur-cachet a été donné en raison de la manière de s'en servir, consiste en une tige métallique de 1 o centimètres ayant un manche transversal en os à l'une de ses extrémités et, à l'autre, un coussinet en forme de demi-lune, légèrement convexe. Par sa forme et ses dimensions, il peut être ap|)liqué par le malade lui-même sans précaution extraordinaire sur les régions qui se prêtent à la compression, et réussit parfaitement à intercepter le cours du sang.
Coagulalion. Cette méthode par l'introduction d'un corps étranger dans le système artériel, entrevue, suggérée, il y a trente ans, a dit M. Fergusson, par les effets de l'acupuncture, a été exécutée sur le vivant, pour la première fois, à l'hôpital Middlesex de Londres par M. Moore. C'était un honimo de vingtsept ans admis pour un accès d'angine de poitrine et qui, depuis huit ans, souffrait de palpitations, dyspnée et hémoptysie. Une tumeur de 1 0 pouces de circonférence à la base, et de 2 pouces de snillio, existe à l'angle de la clavicule et du sternum du côté gauche. Sa surface est arrondie et uniforme, si ce n'est une pointe en haut. Des pulsations isochrones aux battements du cœur y sont manifestes sans autres accidents.
L'accès passé, on vit prendre à cette tumeur anévrysmale un développement rapide. De jour en jour, elle menaçait de s'ouvrir. M. iMoore, chirurgien de l'hôpital, fondé sur deux cas où un corps étranger, placé dans le système artériel, avait déterminé la coagulalion du sang, M.' Moore tenla l'opération suivante : une canule pointue, e.-pèce d aiguille exploratrice, creuse sans doute, fut plongée dans la tumeur, et du (il d'archa'l {iron wire) y fut facilement introduit, par cet intermédiaire, au nombre de 26 yards, mesure équivalant environ au mètre.
ANIÏVKYSMK.
Cette singulière opération dura une heure sans douleur ni perte notable de sang ; un sentiment passager de faiblesse eut seulement heu. Aussitôt après, le pouls tomba de 1 16 à 92, et les battements isochrones do la tumeur diminuèrent notablement ainsi que son volume. L'opéré s'endormit un quart d'heure après jusqu'au lendemain malin avec un pouls à 78.
^ Mais, dès neuf heures, un violent accès de frisson débute, suivi d une douleur dans le cou et la tumeur. Le pouls s'élève à 1 44. plein, rebondissannt ; battements tumultueux du cœur, toutes les artères battent avec impétuosité. Grande soif et faiblesse, peau sèche et brûlante, respiration à 40. La tumeur augmente,' prend une teinte foncée et devient le siège d'une violente douleur au moindre mouvement. Malgré deux saignées successives, et l'emploi, à haute dose, de la digitale et de l'opium, tous ces accidents vont en augmentant, et le malade succombe le 12 dans une extrême agonie.
A l'autopsie pratiquée peu d'heures après la mort, la circonférence de la tumeur à la base est de 3 pouces -t /2 plus grande qu'avant l'opération ; les parois externes, épaissies d'un quart de pouce et formées par le muscle pectoral, sont infiltrées ; peau livide. L'intérieur est rempli d'un coagulum fibrineux, enveloppant le fil d'archal et adhérant aux parois. La partie la plus externe se prolonge avec les artères costales, et le sac proprement dit communique par deux larges orifices, entre le premier et le deuxième espace intercostal, avec une autre tumeur interne j la côte intermédiaire était dénudée, érodée et même fracturée transversalement. Cet anévrysme interne, du volume du poing, est placé derrière le sternum correspondant au lobe supérieur du poumon et en bas sur l'oreillette droite. Un caillot fibrineux le remplissait en partie, et se continuait en partie dans une autre tumeur plus profonde d'un tiers de pouce de diamètre, laquelle communiquait par une ouverture circulaire étroite avec l'aorte ascendante. Un caillot se prolongeait, même de ce vaisseau, dans le cœur, légèrement hypertrophié. De nombreuses plaques aihéromateuses existaient sur les parois artérielles. Les reins contenaient de petits abcès indiquant une résorption purulente. (Royal med. and cliir. Society, mars.)
On ne peut juger cet essai, puisque le corps étranger n'est pas parvenu dans l'anévrysme essentiel, primitif, do manière à montrer son action sur le sang sous l'influence directe du cœur. Il est pourtant peu encourageant pour le renouveler, même dans
ANGINK DE POITRIISE.
les anévrysmes sacciformes comme cekii-ci, incurables, et ayant résisté à tous les moyens internes et externes.
Contre un anévrysme manifeste du tronc brachio-céphaliquc formant tumeur, M. Burggraeve en badigeonna la surface avec riiémostatique ferro-sodique composé de parties égales d'une solution de perchlorure de fer chimiquement neutre et de chlorure de sodium à 15 degrés, et en en administrant 10 gouttes trois fois par jour à l'intérieur. Cette tumeur acquit bientôt une consistance fibrineuse, crépitante, dénotant la formation de caillots ; les battements étaient plus profonds avec absence de bruits de râpe et des bruits de souffle disparus avec l'anémie. Celte amélioration remarquable persistait encore un an après. {Bull, do l'Aatd. de mal. de Nriix.. n" 3) C'est donc la u/i succédané précieux de l'icdure de potassiuin qui, par sa qualité coagulante énergique, mérite de lui être préféré en pareil cas.
AÎVGINK DI-: POITRIIVE. A l'autopsie d'un cas de ce genre, M. Lancereaux constata un rélrocissemcnt des artères coronaires, avec plaque saillante do plusieurs centimètres entre la couche externe et la couche moyenne des jiarois aortiques. La tunique externe était le siège d'une vascularisation anormale extrêmement riche au niveau de son adhésion à l'artère pulmonaire surtout, à laquelle participait le plexus cardiaque dans sa partie correspondante. Quelques-uns de ses filets étaient compris dans une sorte de gangue ou de plasma, enveloppant sa tunique externe épaissie. .Au microscope, de nombreux noyaux ronds étaient interposés sous forme d'amas entre les éléments tubuleux qu'ils paraissaient comprimer et dont la portion médullaire était d'ailleurs légèrement grisâtre et grenue.
Ra[)prochant ce fait de deux autres de même nature ou, sans examiner le plexus cardiaque, il constata les mêmes lésions aortiques , ÎM. Lancereaux pense que, dans certains cas du moins, cette altération du plexus pouvait bien être la cause de l'angine de poitrine , sur l'étiologie de laquelle il existe déjà tant de divergences. Pour qui connaît les effets do la galvnnisation du pneumogastrique, l'altération de ce plexus rendrait assez bien compte des symptômes et de la terminaison brusque et si souvent funeste do l'angine de poitrine. (Soc. de binliujie.)
TnAiTEMENT PAR l'arsknic. Imitant les essais tentés à cet égard chez un élagueur âgé de trente-cinq ans, dont les accès, distants d'un mois, se rapprochèrent jusqu'à deux et trois foi.s