‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 29 sur 127 · EMBRYOGÉNIE · texte numérisé non relu

EMBRYOGÉNIE

pouls faible, refroidissement des exlrémilés et toux sèche. Les àlimulanls, ammoniaque et alcool, améliorent cet état; mais dès le lendemain malin il empire, et le docteur Cotton , appelé en consultation, diagnostique la présence de caillots dans le coeur gauche et peut-être des gros vaisseaux, se fondant à cet égard sur les antécédents et les symptômes suivants, trouvés à l'examen : battements très-confus et indistincts du coeur, avec murmure rude, peu prononcé à la pointe , variant de caractère et d'intensité, et paraissant coïncider avec le premier bruit. La simultanéité de ces symptômes avec l'absence du pouls et l'état d'affaissement de la malade , l'amenèrent à ce diagnostic , I adopté quelques heures après par M. Patridge et confirmé en- ! suite par l aulopsie, car, malgré l'emploi des stimulants, cette i enfant succomba le soir même. L'oreillette droite, en effet, était I remplie d'un caillot jaune, ferme, fibrineux, adhérant et se pro- I longeant dans la veine cave et le ventricule. L'artère pulmonaire était obstruée de môme, et les cavités gauches étaient distendues par un sang noir, demi-fluide, toutes les valvules étant parfaitement saines. {Lancet, avril.)

Traitement. Il résulte mieux des observations particulières rapportées plus hnuL que du système formulé dans ces derniers temps : fluidifier le sang. Les alcalins à haute dose sont surtout vantés à cet effet. En Angleterre, le carbonate d'ammoniaque obtient la préférence , suivant la théorie de Richardson. M. Guérard préconise surtout le nitrate de potasse comme ayant déterminé un succès dans ces dernières années. Dans beaucoup de cas , les stimulants nous paraissent bien plutôt applicables.

EMBRYOGÉNIE. Des recherches anatomo-microscopiques de M. Sappey, il résulte : 1" que les œufs humains sont engendrés par la portion périphérique de l'ovaire; 2° qu'ils n'arrivent dans le bulbe que pendant une période de leur développement; 3° que leur nombre enfin, limité à quinze ou vingt seulement par de Graaf et ses successeurs, est de 7 à 800 000 en moyenne et atteint parfois 1 100 000 ; 4° qu'ils se trouvent tout formés dans le fœtus femelle de sept à huit mois, sans modification sensible jusqu'à l'âge de puberté ; 5° qu'à ce moment un millier se développe, dont 15 à 20, en effet, arrivent à maturité et envahissent le bulbe de l'ovaire. Il n'est donc pas

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