‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 33 sur 127 · ENDUITS IMPERMÉABLES · texte numérisé non relu

ENDUITS IMPERMÉABLES

élément la chaleur animale, dont elle n'est que l'exagération locale [De la chaleur animale comme principe de l'inflammacion, Paris, 1853), M. Robert-Latour, mettant en pratique la découverte de Fourcault sur l'action immédiate de l'air sur la peau pour la production du calorique animal, combat celle-là en diminuant celle-ci. En supprimant le contact de l'air sur la peau, par des applications de collodion élastique ou riciné sur toutes les surfaces enflammées, il suspend l'acte calorificaleur et par conséquent le travail inûammatoire qui s'y enchaîne, et prévient ainsi ses résultats quand ces applications sont faites au début du mal.

Toutes les maladies dont le siège peut être circonscrit par l'intermédiaire de l'enveloppe cutanée , sont passibles de ce moyen simple et facile. Il a surtout élé employé dans la péritonite, et aux nombreux cas graves relatés par l'auteur se joignent ceux d'autres praticiens qui en confirment l'efficacité. Le professeur Sirohl rapporte ainsi cinq cas de guérison , en ajoutant que ce moyen réalise le c/io, tulo et jucunde. M. Patenôtre en relate un sixième non moins concluant [Union méd., 1863, n°' 93 et 1 1 5), et M. Robert-Latour a clos lui-même cette série par un exemple très- remarquable communiqué à l'Académie [id., n°7l, 1864). La métrite, la métro-péritonite, l'ovarite, en sont également justiciables. Trois observations d'hépatite aiguë [id., n° 21 1863) montrent aussi son efficacité dans ce cas.

Plus l'inflammation est circonscrite et superficielle et plus il est facile de la vaincre, de la juguler par-ce moyen. Le rhumatisme articulaire a été traité ainsi par M. Prévault [Soc. méd. d' Indre-et-Loire, Bull., 1 860, p. 56). La phlegmalia alba doiens a été aussi combattue avec succès [Union méd., n" 69, 1863), comme l'érysipèle simple ou phlegmoneux, l'anthrax, ainsi qu'il résulte des nombreuses observations de M. Benoist. [Id., n°' 1 et 2, 1864.)

Le crédit de ce moyen simple et facile augmente ainsi à mesure que son action est mieux connue et ses' effets salutaires mieux appréciés. Appliquée à l'orchite, comme aux adénites, aux bubons, aux tumeurs du sein ou autres, les bons effets ne sont plus rapportés seulement à la compression, mais surtout à l'action isolante du contact de l'air.

La démonstration de l'auteur à ce sujet devant l'Académie [Union méd., 1 0 et i 1 , 1864) a été justifiée par les faits

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