ENSEIGNEMENT
récents do M. nicordi, chirurgien des vénériens à l'hôpilal de Miiaii {Aiin. iinivcr. dirned., mars). Bien d'autres succès, que l'on rattache à dos moyens empiriques , s'expliquent ainsi rationneileinent par l'imperméabilité plus ou moins aidée de la compression et de l'immobililé. Le cataplasme de M. Trousseau dans Varlhrile, l'appareil de Scott modifié contre les tumeurs blanches (voy. ces mots) , nous paraissent notamment dans ce cas.
Du coUodion consistant, élastique, est indispensable. M. Prévault conseille la formule suivante pour l'obtenir ainsi :
CoUodion 30 grammes.
Térébenthine de Venise 150 centigr.
Huile de ricin 3 grammes.
On en applique trois couches successives avec un pinceau sur les parties malades, en ayant soin de l'étendre au delà du mal, et l'on en renouvelle l'application dès qu'il s'écaille, tant que la douleur n'est pas disparue.
ENSEIGNEMENT. Pour assurer le service pharmaceu- !• ique, comme le service médical dans l'armée, une école de pharmacie a été adjointe à celle de médecine instituée près la Faculté de Strasbourg, lesquelles, par un nouveau décret impérial, ont été assimilées aux autres écoles du gouvernement. Les élèves sont admis au concours de dix-sept à vingt ans, après avoir contracté un engagement militaire de sept ans, avec les diplômes de bachelier ès lettres et ès sciences, restreint pour les élèves en médecine, et celui ès sciences complet pour les élèves en pharmacie ayant trois années de stage attestés par une inscription authentique. Le concours a lieu chaque année et les candidats sont admis par ordre de mérite. Le prix de pension est 4 000 francs par an avec un trousseau, mais des bourses et des demi-bourses sont accordées aux élèves dont l'insuffisance de fortune est dûment constatée. Les élèves sont casernes à l'Ecole et suivent les cours de la Faculté ou de l'École spéciale de pharmacie, selon leur destination, outre les répétitions qui leur sont laites à 1 intérieur. Au fur et à mesure de leurs inscriptions, ils subissent les examens réglementaires , dont tous les frais sont payés par le ministre. A l'expiration des quatre années d'études pour la médecine et de trois pour la pharmacie, les
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élèves reçus sont admis de plein droit, dirigés à l'École d'application du Val-de-Grâce, d'où, après un an d'instruction' complémentaire, ils sortent avec le grade d'aide-major de deuxième classe. C'est là, on le voit, de sûres garanties pour former des praticiens instruits.
Une chaire d'histoire de la médecine a aussi été fondée au Collège de France et confiée à M. le docteur Daremberg, le savant traducteur d'Hippocrale, Galien, Oribaseet tant d'autres auteurs anciens. Il eût cependant èlé été beaucoup plus utile qu'elle fût fondée à la Faculté de médecine, où cet enseignement fait complètement défaut.
Imitant les doyens des Facultés de médecine de Strasbourg et de Montpellier qui, chaque année, dans la séance solennelle de rentrée, font un exposé de tous les faits importants de l'année précédente, M. Tardieu, doyen de celle de Paris, avançant la date ordinaire de cette solennité en 1864 , a fait l'exposé comparatif suivant du mouvement des études :
La Faculté de médecine de Paris a compté , pour l'année 1 863-4 864, environ 2000 élèves en cours d'études.
11 faut ajouter à ce chiffre un peu plus de 1 00 étrangers qui suivent les cours de la Faculté sans inscriptions régulières.
Il n'est pas sans intérêt de résumer le mouvement des inscriptions à chaque trimestre et de le com.parer avec celui de l'année précédente. Le tableau suivant fournit cette double donnée.
OfQpiers
Oflicicrs
Docteurs.
de'suQtù.
Total.
Docteurs.
de saaté.
Total.
Novembre.
Janvier. .
Avril. . .
Juillet. . .
Une diminution de \ 42 s'est produite dans le nombre des inscriptions prises celte année. Il en existe une également dans celui des premières inscriptions, cest-à-dire dans le nombre des élèves nouveaux, qui de 357 en 1863, s'est abaisâ^ à 327 en 1864, différence peu sensible sans doute, mais qui se pro-
GAHNIER. 11
l^S-i ENTÉIUTI'; l'SliUDU-MILMBUANliUSE.
(luit toujours dans le sens d'une décroissance persistante du nombre des mernbros du corps médical.
Les actes, de 2341 en 1863 , se sont élevés à 2G67 en
Examens : 1 ajournement sur 6.
Les notes se partagent en trois catégories : médiocre pour un tiers, siiffisanle pour un autre tiers, et l'autre tiers pour les trois meilleures notes, dont 13 seulement sur 1461 pour celle exirémement satisfail :