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EXCRÉTION CUTANÉE DES MÉDICAMENTS

Aniline. M. Filiberti ayant fait prendre 5 centigrammes de sulfate d'aniline dans iOO grammes d'eau par jour en augmentant de 5 centigrammes chaque jour, a vu cesser les accès dix jours après. Ils reparurent et cessèrent de nouveau par l'usage de cet agent. (Gazz. del Ass. med.)

ERYSIPÈLE. Un exemple confirmé par l'autopsie d'érysipèle de la cavité buccale pharyngienne et laryngienne a été relaté par M. J. Simon à la Soc. méd. des hôp. le 1 4 septembre. Commencé au pourtour de la bouche, il envahit la face, le cuir chevelu, le cou et concurremment la bouche, le pharynx et le larynx, en déterminant la mort par coma sans râles ni écume bronchique. Les lésions rencontrées à l'autopsie, tout en mettant hors de contestation l'érysipèle des muqueuses jusqu'aux dernières ramifications bronchiques, n'ont montré ni les vésicules, les phlyclènes, non plus que les érosions ni les ulcérations signalées par quelques auteurs.

Erysîpèle à quinquina. En distinguant une espèce sous ce titre, M. Liegey a semblé s'accorder avec ceux qui considèrent cette maladie comme une fièvre exanthémaiique essentielle. Mais il ne comprend sous ce titre que celui qui se complique d'accès pernicieux et typhoïdes [Journ. de méd. de Brux. , t. XXXVI et XXXVII). Il est donc ainsi d'accord avec tous les praticiens, comme le montre notamment le mémoire de M. jFalot Sur l'érysipèle facial épidémique compliqué de symptômes typhoïdes [Monlpel. méd., mai). Dans ce cas, ce n'est plus contre l'érysipèle que la quinine est dirigée, mais contre ses complications si fréquentes et redoutables dans certaines constitutions médicales. Ce titre n'est ainsi exact et compréhensible qu'avec ces explications.

ÉVENTRATION. Voy. Plaies.

EXCRÉTIOIV CUTAIVÉE DES MÉDICAMENTS. Conformément aux expériences de Thenard, Berzelius et Fabre, qui ont constaté la présence de différents sels du sang dans la sueur humaine, MM. Bergeron et Lemattre ont retrouvé de même la plupart des sels médicaments administrés à très-faible dose dans la sueur provoquée par une étuve spéciale disposée à cet effet à l'hôpital Saint-Louis. Les résultats précis obtenus sur douze malades dont ils rapportent les observations, montrent que les

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arséiiites et les arséniales de potasse et de soude s'éliminent ainsi en nature, tandis que l'arséniate de fer se dédouble : le fer s'élimine par le rein, et la sueur conlient un arséniale alcalin. L'administration du protoiodure de mercure montre une éhmination différente, élective de ses différents éléments. Le mercure se retrouve dans la sueur à l'état de bichlorure ou- sublimé, comme quand on administre celui-ci, avec des traces dans l'urine ; tandis que l'iode apparaît promptemenl dans la salive et l'urine, comme quand on administre l'iodure de potassium.

Dans deux cas d'albuminurie rénale, l'albumine ne s'est pas retrouvée dans la sueur, tandis qu'elle contenait une grande quantité de sucre chez un diabétique [Arcli. de méd., août). Voy. Absorption et Excrétion.

EXOPHTHALMIE. Voy. GoÎtre.

EXPECTORANTS. En présentant à l'Académie de médecine le complément de ses recherches sur l'action physiologique de l'ipéca, M. Pécholier formule ainsi la préparation dont il s'est habituellement servi dans les applications cliniques qu'il a faites de ce médicament :

2^ Ipécacuanha concassé grain.

Faites infuser pendant vingt minutes dans 150 grammes d'eau bouillante. Passez et ajoutez :

Sirop de digitale 20 gram.

A prendre par cuillerées à soupe toutes les deux heures.

Si cette potion était mal tolérée, on y ajouterait comme correctif quelques gouttes de laudanum.

Ces expériences chez des malades attemts de pneumonie, de bronchite aiguë avec fièvre, de bronchite capillaire et de pneumonie bâtarde, ou d'engouement subordonné a la fièvre typhoïde, ont permis de constater d'une manière générale H" une diminution prompte et plus ou moins considérable dans le rmbrdes'pulsations eï des respirations par minute e dans Z températures animales; 2" une augmentation e "ne ^acd plus grande de l'expectoration ; 3° un amendement des signes

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