FALSIFICATIONS
stéthoscopiques : 4° une convalescence plus prompte et plus sûre que par les autres méthodes de traitement.
De l'expectoration et de la composition des crachais dans les divei-ses maladies de l'appareil respiratoire, par M. Chatin, médecin de l' Hôtel-Dieu de Lyon.
EXTROPHIE VÉSICALE. Après avoir tenté vainement d'établir une fistule vésico-rectale pour y remédier, M. Holmes, chirurgien de l'hôpital des Enfants de Londres, appliquant à cette inflrmité le principe autoplastique employé si heureusement contre l'épispadias et qui consiste à mettre la face épidermique du lambeau en contact avec l'urine, a réussi à en atténuer les plus graves inconvénients. Deux lambeaux étant taillés sur les côtés de l'abdomen et jusqu'à l'aine avec leur base sur les côtés de la division, celui de gauche fut renversé de gauche à droite en présentant sa face épidermique à la paroi postérieure dé la vessie, et l'autre, déplacé par glissement, vint recouvrir le premier en mettant les deux surfaces sanglantes en contact. Des sutures sur les bords fixèrent ces lambeaux qui s'agglutinèrent parfaitement en formant un pont s'opposant à la hernie de la muqueuse vésicale; mais la réunion ne se fit pas malgré l'avivement au bord supérieur de la fente congénitale ; l'urine continua à s'échapper bien qu'il fût possible de la recueillir exactement avec un appareil approprié.
Plus tard, toutefois, par l'avivement des bords de celte fistule, elle se réduisit à un petit pertuis invisible à l'œil nu, comme l'a montré la pièce anatomique, cet enfant étant mort d'une tumeur fibro-plastique des centres nerveux quinze mois après l'opération. {Palholog. Society.)
FALSIFICA.T10ÎVS. Bîère. Au nombre de ses diGférentes falsifications, avec des substances plus ou moins dangereuses comme la noix vomique et l'acide picrique, dont on connaît déjà les réactifs, figure la coque du Levant, dont on n'était pas encore parvenu à déceler la présence. M. Langley, se fondant sur la réaction de son principe amer, la picrotoxine, acidulé la bière suspecte et l'agite avec de l'éther. La picrotoxine se dis-
FÈVE DU CALABAR.
sout dans ce véhicule, qui l'abandonne bientôt par évaporalion sur un verre de montre. On triture ensuite le résidu avec le triple de son poids de nitre, on humecte le mélange d'acide sulfurique, et en l'arrosant ensuite d'une lessive concentrée de soude, la masse prend une couleur rouge-brique s'il y a de la picrotoxine. [Journ. de chim. méd.)
FÈVE DU CA.LABA.R. Fruit du Physoaligma venenosum qui croît dans le Calabar, et employé par les naturels comme épreuve de l'innocence ou de la culpabilité des accusés. C'est un poison des plus violents, dont les effets sur la pupille, opposés à ceux de l'atropine, ont été découverts en 1 863 par M. Ârgyle Robertson (d'Edimbourg). Ils sont sûrs et immédiats, et des expériences très-nombreuses répétées dans tous les pays rendent ce fait certain.
Thérapeutique. Cette idée a conduit le docteur Harley à expérimenter ce nouveau et puissant névrosthénique contre la chorée, et il en a obtenu du succès (voy. Chorée). MM. Giraldès et Bouvier l'ont de même employé à l'hôpital des Enfants dans deux cas de tétanos (voy. ce mol), et enfin M. Petit (de Lille) ea a fait une nouvelle application avec le même résultat contre une synéchie postérieure consécutive à une iritis syph.litique (voy Ophthalmologie). La voie est ainsi ouverte pour l'emploi de ce nouveau et puissant névrosthénique contre des affections iu«qu'ici incurables et qui pourront peut-être s'en trouver favorablement modifiées. Déjà le professeur SédiUot a suggère 1 idée de l'utiliser contre les effets toxiques de la belladone ou de l'atropine Le défaut de saveur, de mauvais goût de celte poudre et la faible dose à laquelle il convient de l'admmistrer, soit 3 à' 6 grains pour un adulte, sont des avantages qui doivent favoriser son introduction dans la thérapeutique.
Pharmacoiosîe. Son action spéciale sur la pupille a surtout fait rechercher le perfectionnement de la préparation pharmacologique de cet agent précieux pour en faciliter 1 emploi S re ; car, tout ingénieux et heureux que so.t celui du papier caSrisé qui est la forme la plus répandue et la plus usitée, elle n est pas sans inconvénients. Le séjour d'un carre de papier, quelque menu qu'il soit, n'en est pas -ins irritant comme tout corps étranger l'est à l'œil, ce qui le rend parfois insup-