FÈVE DU CALA BAR
portable, inapplicable ; il en résulte du larmoiement qui entraîne une certaine quantité de principe actif et une irritabilité trèsnuisible pour l'exécution de certaines opérations. D'autre part, c'est, en somme, un corps étranger que le médecin doit se charger d'enlever lui-même après lavoir laissé séjourner le temps nécessaire entre les paupières, et c'est toujours là une suggestion à laquelle il serait bon de pouvoir échapper. De là ■ les recherches tentées par M. Warlomont, pour y substituer une substance mucilagineuse, non irritante, et qui, en contact avec les larmes, pût s'y dissoudre entièrement.
M. Hart a réalisé ce perfectionnement en substituant la gélatme au papier. Après" l'avoir fait purifier, il l'a mélangée d'une proportion voulue d'atropine ou d'extrait du Phijsostigma et en a préparé des tablettes minces, flexibles, dures, dont les fragments se dissolvent complètement et rapidement dans l'œil comme des expériences faites dans le service ophthalmolo<^iquê de 1 hôpital Sainte-Marie l'ont démontré. Cette préparation a donc un avantage manifeste sur le papier. [Lancet, janvier )
MM. Jobst et Hesse (de Stuttgardt) ont dirigé leurs investigations vers le principe actif, l'alcaloïde de celte fève En la traitant par l'alcool et le résidu par l'élher, ils ont obtenu un produit d une couleur jaune brunâtre amorphe, se séparant sous lorme huileuse, et qu'ils considèrent comme la physostigmine :l ou calabanne. Elle est très-soluble dans l'ammoniaque la soude
I caustique et carbonatée, Téther, la benzine et l'alcool, beaucoup
II moins dans l'eau. La solution éthérée donne un précipité par s e charbon anmial. La solution aqueuse exhale un léger goût de 1 brûle et donne une réaction alcaline prononcée ; le bi-iodure de f potassium détermine un précipité abondant, kermétisé Les ■ acides la dissolvent aisément et forment des solutions salines
d un rouge fonce et d'un noir-bleu. L'-hydrochlorale de phvsosl.gmine donne un précipité rouge clair avec l'acide tannique jaune pâle avec le chlorure de platine, bleuâtre avec le chloruré d or, et rougeâtre avec le bichlorure de mercure
Vingt et une fèves n'ont donné qu'une faible quantité d'alcaoïde, et deux gouttes de la solution aqueuse ont suffi pour aire contracter la pupille. Pris à l'mtérieur, il agit comme ac.de hydrocyan.que. L'alcaloïde d'une seule fève donné à un lap.n a suffi pour le tuer en vingt-cinq minutes, et, appliquée sur œil d un lapin mort, la solution aqueuse en a fait conlJac! ter la pupille très-sensiblement, ce qui montre que les muscles
peuvent encore en éprouver l'action après la mort, de même que de l'éleclricité. {Ann. Chem. und Pliarm. , janvier.)
Toxicologie. Des enfants, apercevant des pois dans un las de débris jetés sur la voie publique à Liverpool, le 1 1 août, s'empressent de les goûter, et les trouvant bons, de les croquer à belles dents. C'étaient des fèves du Calabar répandues dans les ordures du Commodore récemment arrivé de la côte d'Afrique et jetées là par négligence. Soixante environ en mangent ainsi, mais bientôt les plus gourmands ou les plus affamés accusent du malaise, puis de violentes douleurs , et il est nécessaire de les porter sans délai à l'hôpital, où l'on reconnaît les effets d'un poison narlico-irritant. Pâles et prostrés, les yeux brillants et sortant de l'orbite, la pupille contractée sur les deux tiers des cas environ, le pouls faible, ces enfants ne pouvaient se soutenir sur leurs jambes et marchaient comme des ivrognes. L'un d'eux succomba bientôt. Tous les autres furent atteints plus ou moins gravement ; mais ayant vomi aussitôt, ils guérirent. Celui qui succomba, au contraire, n'avait pu vomir. {Med. Times Lancel.)
L'évacuation du poison semble donc la condition indispensable au succès. Des vomissements spontanés avaient déjà été signalés par M. Frazer, en parlant de l'emploi judiciaire de ce redoutable poison par les prélres du Calabar. Le fait est confirmé par un autre exemple d'empoisonnement survenu à Saint- Pétersbourg et observé par le docteur Linden. L'enfant vomit et fut guéri. [Med. Times, p. 746, et Gaz. hebd., n° 39.)
De la fève du Calabar, par le docteur Giraldès. Broch. in-S" très-brève, mais très-instructive sur l'histoire naturelle, les usages de ce nouveau médicament et les expériences auxquelles il a donné lieu. — Étude sur la (ève du Calabar, par le docteur Carlos Lopes. Broch. avec planches.
FIÈVRES Traité élèmenlaire des fièvres, par le docteur Castans, agrégé de la Faculté de médecine de Montpellier. Un vol. in-8°.
Fièvre typhoïde. - Pathogénie. Le professeur Tigri (de Sienne), après avoir cherché vainement les 'nf«^«"-.^^^^dan=, le sang des principaux vaisseaux des membres mferieurs d un homme mort à la suite d'une fièvre typhoïde, trouva des bac-
téries en quantité extraordinaire dans les cavités gauches du cœur. Indication précieuse pour les découvrir.
Déjà M. Signol avait rencontré ces bactéries dans le sang du cheval atteint dedialhèse typhoïde, d'influenza, et M. Davaine a fait la même observation.
Voulant vérifier ce fait, MM. Leplat et Gaillard ont inoculé ces infusoires dans le sang des animaux et n'en ont vu paraître aucun phénomène pathologique. Ils ne les ont plus môme retrouves dans le sang de ces animaux, d'où ils conclurent à l'infirniation des faits précédents. Mais, dit M. Davaine, pour déterminer à laide de ces animalcules quelque modification dans le milieu ou on les implante, modification qui, dans l'économie animale, se traduit par une maladie, il faut que l'espèce introduite puisse s'y développer, ou, en d'autres termes, que cette espèce de vibrions soit normale à ce milieu.
Ainsi, ajoute M. Tigri, si vous introduisez dans l'organisme d un animal vivant des infusoires du genre Bacterium, pris sur des substances animales en putréfaction, vous pourrez y retrouver ces espèces inolfensives, quoiqu'elles appartiennent au genre Bacierium d'Ehrenberg ; mais ce ne sont pas là les bactéries ou les bactéridies observées dans le sang de l'homme et des annaux ; MM. Leplat et Gaillard n'ayant pas fait cette distinction, leurs expériences sont nulles. {Acad. des sciences ]
TransmmilnlUé. me a été péremptoirement démontrée par M. H. Ginlrac (de Bordeaux), dans la relation de l'épidémie de
W."! "n°' ,5"".' J'' P''°'^"''^ P^'' insalubrité
locale et le résultat de l'infection. Mais à Gabarnac, village distant de plusieurs kilomètres, et situé dans les meilleures condirnt^°?.°^''P"^"'' hygiéniques, on voit la contagion se transmettre par un nourrisson de huit mois et se propager chez vingt-deux malades. {Journ. de méd. de Bordeaux ) ^ "
I'aSÎiI T'"''/^°P'''P''' ^- ^"'î"^^ ^'^"^ rapport à 1 Académie do médecine sur ce travail (séance du 27 septembre)
con a"r/ •^^"iè?e dont à
contagio a heu dans ce cas, Aussi, dit M. A. Latour dans son appréciation, est-.l désirable que le langage médical acqui re plus de précision a cet égard qu'il n'en a aujourd'hui Ce mot <:oniag,on a jote la plus grande confusion dans la science L'em ployer également pour exprimer le mode de transmissibilité de •la gale par exemple et du typhus, est une hardiesse qui répugne mqm témoigne d'une pauvreté qui heureusement n'existe pa"
200 FIÈVRKS.
Il est des maladies franchement contagieuses ; il en est d'autres qui ne sont qu'infectieuses; il en est enfin qui sont contagieuses et infectieuses à la fois, comme la variole. La fièvre typhoïde est-elle contagieuse? Non, dans le sens correct et légitime du mot. Elle est transmissible par infection, ce qui n'est pas la même chose, ce qui n'est pas une pure fiction nominale ; car c'est ce qui a conduit à une prophylaxie différente. {Union méd. , n° 115.)
Diagnostic. Au nombre des cas qui en imposent journellement à cet égard et font confondre au début les affections les mieux localisées avec la fièvre typhoïde, M. Musset cite celui d une fièvre urineuse produite et entretenue par la rétention d urine et compliquée d'abcès au périnée, accidents se compliquant l'un l'autre et qui cédèrent rapidement a un traitement approprié. (C^mon mdd., n° 1 1 1 .) . j 1- '
Rien de plus propre d'ailleurs que cette résorption de 1 uree, cet empoisonnement du sang, à simuler des symptômes typhoïdes, moins le signe local, le seul auquel il faudrait s en tenir avant de prononcer ce nom pour être rigoureux et ne pas nuire au crédit de la science.
Taches rosées. Dès 1 860, M. Kennedy atténuait le caractère palhognomoniqoe de ce signe, en soutenant à la Société med^chir de Londres qu'elles se rencontrent dans d autres maladies' Trois nouveaux faits publiés à l'appui de celte opinion en réduisent considérablement la valeur, car ces observations sont ncomplètes. Si l'existence des taches rosées n'estpas douteuse c est tout le contraire delà nature du n.al qui en a provoque la manif station. Dire quo ce n'est pas la fièvre typhoïde a cau.e de l'absence de diarrhée, de tympanile et même de douleur dans la fosse iliaque, ce n'est pas le démontrer, ^^^'^ ^l '"^^^ a bien des formes et des degrés divers qui ï'^'f^^'''^' ^'^ 'J'^ méconnus par l'observateur irlandais dans celle circonstance.
{Union méd., n° 7.)
Diaanostic différentiel. La distinction des fièvres essenlielles avec le èvres symplomaliques est la chaleur animale pou M Robert de LatoJr. Tandis qu'elle ne .dépasse pas 39 d g s centésimaux dans celles-ci, elle ^ é'^ve J;squ a 4 ' d^^^^^ là. Constatée rigoureusement à l'aide du . » « «^«^ ,ui que dans le creux axillaire, c'est un signe infailhble selon q
peut déceler !a nature pernicieuse d'une pyrexie essentielle coexistant avec une phlegmasie qui en paraît la cause. C'est ainsi qu'une température de 41 degrés chez un enfant atteint de pneumonie à la suite d'une scarlatine, lui servit à distinguer la nature essentielle de la fièvre pernicieuse que l'inflammation pulmonaire aurait pu cacher. Des frictions avec 20 grammes de pommade contenant 6 grammes de sulfate de quinine suffirent pour qu'à la fin de la journée le souffle et le râle crépitant fussent remplacés par le murmure respiratoire le plus pur, et que le pouls ait repris sa régularité normale. Un nouveau 'paroxysme est venu confirmer la justesse du diagnostic.
Un homme robuste est pris de fièvre ardente avec céphalalgie violente et agitation. On redoute une congestion cérébrale, et on le traite en conséquence. Mais la température organique esta 40%5. C'en est assez pour déceler une fièvre pernicieuse Mais un nouveau phénomène apparaît dans la nuit et vient compliquer la scène : c'est une pneumonie gauche moyenne, postérieure, dénuée des symptômes rationnels, une pneumonie latente a laquelle les consultants veulent s'attacher. En combinant le sulfate de quinine au kermès, la pneumonie disparaît avec la fièvre, c'est-à-dire immédiatement.
Ce fut le contraire chez un jeune homme de dix-huit ans qui, pris de frisson et de douleur précordiale à la suite d'un refroidissement, ne présentait pendant cinq jours d'autre phénomène saillant qu'une température de 40°,8 Néanmoins les doses croissantes du sel de quinine ne suffirent pas à faire cesser la fièvre, ce qui fut expliqué par l'apparition franche d'une pneumonie gauche le sixième jour. Néanmoins l'élévation de la température paraissant un guide infaillible, on donne la quinine a haute dose, et la pneumonie disparaît encore aussitôt avec la hevre. {Umonméd., n^M 1 2 et 1 1 3 )
V.uL1l2''' d'^g"ostic usité en Allemagne, mérite toute 1 attention en raison de ces faits probants émanant d'un confrère aussi honorable que distingué.
Comme élément de diagnostic différentiel avec certains états qm la simulent, M. Corlieu a signalé à la Société médicale du Panthéon une odeur particulière des sueurs et de la respiration sans dire laquelle.
TnAiTEMENT Celui, que j'ai vu constamment employer à l'hôpital militaire du Gros-Caillou pendant trois ans. dit M. Blachez,
mérite d'être mieux connu et par son rationalisme, ses effets et son incontestable efficacité.
Au début, on administre ordinairement l'émétique, précédé d'un lavement si le malade est constipé. Le soir môme, on commence l'usage du sulfate de quinine, de 1 gramme à l^'jSO en solution par jour ; M. Gros n'élève pas cette dose quotidienne au delà de 50 à 60 centigrammes. Si la 6èvre est intense avec réaction marquée, on donne 4 à 8 grammes de uitre en potion dans la journée.
L'adynamie prédomine-t-elle au contraire, on donne 1 décigramme de camphre avec 8 grammes d'oxyde blanc d'antimoine en deux potions, en même temps qu'une tisane chaude et aromatique,
La diarrhée au-dessus de quatre à cinq selles dans la journée est combattue par des lavements térébenthinés, de même que le ballonnement par un Uniment avec la même substance. ^
Des lotions chaudes avec le vinaigre aromatique camphré sur la peau deux fois par jour, favorisent les phénomènes critiques dont elle peut être le siège. C'est ainsi que l'on voit apparaître presque constamment une abondante éruption de sudamina, et que la fièvre est modérée dès les premiers jours ; et le pouls, au lieu de 1 00 à '1 20 pulsations, ne dépassepas 80 tant que persiste l'action quinique.
L'adynamie progressive, de même que les complications pulmonaires sont combattues par les moyens ordinaires. Sur plus de 150 typhoïdes, il n'a jamais vu d'eschares au sacrum. Ce sont infailliblement là des effets du traitement, comme le confirment la rapidité et la légitimité des convalescences. {Gazette hehd., n° 24.)
Indication du sulfate de quinine. Par de nombreuses expérimentations cliniques faites dans les hôpitaux, MM. Pécholier et Mazade ont reconnu simultanément et montre chacun de leur côté que ce n'est pas contre la fièvre typhoïde en elle-même, c'est-à-dire la lésion intestinale qui en est le caractère anatomique,ni la septicémie, l'altération du sang, que convient le sulfate de quinine employé empiriquement contre cette alTeclion et dont on a été jusqu'à faire le spécifique. Des observations multipliées montrent qu'il réussit seulement dans la forme rémiltente avec exacerbations rapprochées et pIus ou moins regulières, tandis qu'il échoue et se montre nuisible dans ta forme continue. Il n'est donc qu'antipériodique ici comme tou-
jours. Dans le cas où de fausses apparences conduiraient à le donner comme tel, son insuccès après deux ou trois jours d'usage suffit à montrer l'erreur; mais il est nécessaire de le continuer six à huit jours quand il se montre salutaire {Bull, de thér., mars). En inférant de là que ces cas sont des fièvres pernicieuses voilées par un aspect typhoïde, M. Pécholier a trop sacrifié à l'innovation et au désir de créer une nouvelle espèce nosologique sous le litre de fièvre jjernicieuse clothiénentérique. L'apparition de l'intermittence à une période généralement avancée (de dix à douze jours), les taches rosées et tous les autres caractères de la fièvre typhoïde contredisent cette nouvelle doctrine, que M. Pécholier n'appuie que sur quelques faits particuliers. [Monlpel. mécl.)
De la fièvre lyphoïde par le docteur Mandon (de Limoges). Un vol. in-S" de 41 2 pages. Se recommande surtout par une grande érudition et l'opinion séparée de tous les auteurs anciens et modernes sur cette affection.
De la fièvre typhoïde, par le docteur E. Marx, ex-interne (premier au concours) et aide de clinique à l'hôpilal Saint-André de Bordeaux. Un vol. in-8°. Couronné par la Société de médecine de Bordeaux comme un résumé exact et une appréciation judicieuse de l'état actuel de la science.
Elude clinique sur divers symptômes spinaux observés dans la fièvre typhoïde, par le docteur E. Fritz.
De la fièvre typhoïde et de ses manifestations congestives mnammatoires et hémorrhagiques vers les principaux appareils de l'économie : cerveau, moelle, poumons, stéatose du foie etc par le docteur Chédevergne. In-8° de 248 pages. Ces' deux dernières monographies académiques ont été couronnées par la l'acuité de médecine de Paris.
Fièvre puerpérale. —ÉTioLOGiE. En raison des caillots qu 11 a rencontrés constamment dans le cœur des sujets morts de celte maladie, et parfois comme unique trace anatomo- pathologique (voy. Coeur), M. Giordano la fait dépendre de l'embolie centrale, de même que la phlegmatia alba dolens et l'é clampsie de l'embolie périphérique. Il assimile ainsi ces trois affections à une origine commune, ou plutôt il ne voitque l'embolie les produisant indifféremment, et il en trouve la preuve dans la manifestation soudaine de l'ensemble de symptômes et
l'aggravalion rapide de la fièvre puerpérale comme de 1 eclampsie, conlrairemenl à ce qui s'observe dans les maladies inflammatoires; dans l'uniformité du décubitus dorsal; leur manifestation chez les primipares également rare dans la première période de la grossesse et leur succession. Quant à l'œdème aigu, son développement du dixième au quinzième jour, succédant à la fièvre puerpérale et existant treize fois sur quatorze à gauche, Giordano ne voit là qu'un effet mécanique se rapportant de même à l'embolie. [Union méd., n" 1 2.)
Basé sur les quatre observations qu'il rapporte {Monals. f. Geb., avril), le professeur Buhi pose en fait que le développement de la fièvre puerpérale dans les Maternités a toujours son origine dans un accouchement accompagné de lésions iraumatiques des parties génitales, contusions, lacérations ou déchirures, ou d'ulcérations préexistantes du col ou du vagin, qui, se changeant en plaies gangréneuses, déterminent ainsi la pyohémie spécifique. Adoptant cette théorie, M. Still, d'Edimbourg (il/ed. Journ., avril), va jusqu'à comparer la surface du décollement placentaire à une vaste plaie, comme une amputation, facilitant ainsi la résorption du pus par des vaisseaux béants. De là l'usage de l'aconit comme dans l'affection purulente et virulente. Mais cette théorie, pour être renouvelée des anciens et basée sur des arguments spécieux, n'est guère partagée que par ces auteurs.
Se fondant sur la dépression des forces qui en est le caractère dominant, M. Espagne la considère comme une fièvre adynamique produite par les nombreuses causes débilitantes qui entourent la femme dans l'état puerpéral, et qui se complique de divers états organopathiques pelviens en raison de l'accouchement. L'absence d'altérations appréciables à l'autopsie dans quelques cas est pour lui la preuve de cette doctrine.
Traitement. Le traitement préventif est ainsi tout tracé, suivant M Espagne, et consiste dans une bonne hygiène physique et morale ; le traitement curatif, dans les toniques et les évacuants, outre le traitement local des complications.
Mais ces indications curalives sont très-difficiles a conciUer. C'est ainsi qu'une épidémie sévissant à Prague, les deces étaient très-nombreux en ville, tandis que dans la (^'"'q"^^^, professeur Seyfert qui se recrutait dans le même milieu, toute.
femme récemment accouchée atteinte de fièvre ou de douleurs dans l'abdomen étant immédiatement soumise au calomel et jalap, la mortalité fut beaucoup moindre. Cette méthode réussissait même chez les accouchées traitées sans succès par les émissions sanguines. Dans la clinique de l'hôpital de Vienne, frappée simultanément par une épidémie analogue, les antiphlogistiques, les altérants et les toniques furent au contraire employés sans succès. {Gaz. des hôp.)
A la Maternité de cette ville, conjointement à la ventilation active qui est pratiquée en vue de prévenir l'infection, on fait subir au linge ayant servi aux femmes en couches un étuvage de 70 degrés environ dans des salles spéciales, ce qui est d'accord avec les théories vitalistes précitées.
La ressemblance constatée par un médecin homœopathe entre 1 état offert par une femme empoisonnée avec le phosphore blanc, qui n'a succombé qu'au septième jour, et celui des fièvres graves, lui a inspiré un rapprochement singulier. Il est impossible dit-il, de voir le tableau que présente la maladie et de ne pas être frappé de son analogie intime avec celui de la fièvre jaune ; dans toutes deux il y a fièvre, dans toutes deux il y a jaunisse, vomissements noirs, hémorrhagies par diverses voies prostration extrême des forces et mort rapide. Il conclot, en conséquence du similia similibus curantur, à ce que l'autorité militaire fasse faire des essais, du phosphore blanc, à doses mhnitesimales ou fractionnées, ou du phosphore rouge, non vénéneux, a haute dose, avec toute la prudence nécessaire, dans le traitement du terrible fiéau qui décime nos soldats dans les nopitaux du Mexique {Art médical). On peut juger par là de la valeur et de la portée des vues thérapeutiques de l'homœopa-
Fîèvre jaune. — Pathogénie. De nouvelles théories émises par M. Guyon ne font plus de cette redoutable maladie qu'un symptôme qui serait le consensus , l'effort de la nature contre 1 intoxication du principe morbide aériforme qui tend à s'opérer^ Il en admet trois formes: l'hémorrhagique, c'est-à-dire la tievre jaune ordinaire, et les formes phtegmasique aiguë et chronique, continue et résistante qui ne serait que la réaction interne comme elle est externe dans les fièvres éruptives [Acad. dessciences). II n'y a donc là que des analogies, des suppositions. '
GAIINIER.
'JOO
Tp.aitement, — Céphalalgie. La compression des temporales la fait cesser aussitôt, suivant le même auteur, dans les différentes pyrexies. Elle est employée par les guérisseurs indigènes des pays à fièvre jaune, qui appliquent à plat, sur chaque tempe, un citron coupé en deux et le maintiennent ainsi par des tours de bande. Lui-même s'est convaincu plusieurs fois de l'efficacité de cette compression avec les doigts. Le malade sortait de la torpeur ou de la somnolence où il était, ouvrait les yeux, respirait librement et répondait avec netteté aux questions en exprimant le sentiment d'un véritable bien-élre.
Un demi-cercle d'acier, garni d'une pelote aux extrémités, remplirait parfaitement l'indication. On pourrait ainsi changer à volonté les points de compression. [Acad. des sciences.)
De r épidémie de fièvre jaune en 1862, à la Vera-Cruz, par M. Crouillebois, médecin-major aux hôpitaux du corps expéditionnaire du Mexique. Grand in-8° de 84 pages.
Considérations générales sur les mesures à prendre, sanitaires ou quarantenaires, pour mettre la Nouvelle-Orléans à l'abri de la fièvre jaune {Union méd., n"' 128 et 130).
Voy. Qdaiiantaines.
Fîèvi'c intermittente. Dans un cas rebelle au sulfate de quinine et à l'arsenic employés isolément, M. Biaise, mettant à profit les propriétés fébrifuges du tannin et de l'acide arsénieux, les a associés avec succès sous forme pilulaire (tannin, 1 décigramme; acide arsénieux, 5 milligrammes, en commençant par deux pilules et en augmentant d'une chaque jour) {Gaz. des hôp., n° 46). Cette innovation est donc à renouveler.
C'est à la solution concentrée de quinine, soit I^^SO pour
1 5 grammes d'eau distillée, que le docteur Moore a eu recours en injections sous-cutanées, qu'il pratique à la cuisse ou à la région delloïdienne peu de temps avant l'accès. Il dépose ainsi
2 à 4 grammes de liquide contenant 20 centigrammes de quinine, et cette dose a paru équivaloir, quant h l'effet produit dans plus de 30 cas, à cinq ou six fois celte quantité administrée par l'estomac {Lancel). Cette voie d'absorption serait donc précieuse dans les accès pernicieux, ou bien pour prévenir les eff<?ts d'intoxication lorsqu'il s'agit d'en employer de hautes doses.
De la maladie en Algérie et dans les pays chauds. Première partie : Aperçu sommaire de l'endémie de l'Algérie et des pays chauds ; énumération de ses principales formes, son siège, sa
FISTULES
nature, par le docteur Hélye, de Dungy (Manche), ^médecin des hôpitaux militaires de l'Algérie. ln-8° de ix-is'l pages.
Contradiction spirituelle et spécieuse de la doctrine des miasmes paludéens comme étiologie des fièvres intermittentes pour lui substituer celle de la chaleur, des transitions de teiopérature, à l'exemple de M. Burdel (de Vierzon).
De la guérison des lièvres iniermiltentes et larvées au moyen de l'os de seiche et de l'écaillé d'huilre, par le docteur Brault et E. Peneau, pharmacien. In-8° de 27 pages.
FISTULES. Traitement. A l'exemple de M. Notta, le professeur Nélaton a étendu l'usage de la liqueur de Villatte, avec un succès remarquable, à une altération tuberculeuse du testicule sillonné de trajets fistuleux depuis dix ans. Trois injections par jour, pendant cinq jours consécutifs , ont suffi pour amener une guérison persistante. 11 l'a employée de même dans la fistule borgne externe, de préférence à la teinture d'iode. Voici la formule ;
Sulfate de zinc |
Sulfate de cuivre \ ^ S^a™-
Sous-acélate de plomb 10
Vinaigre blanc 100
Après avoir dissous les sels de zinc et de cuivre dans l'acide acétique, on ajoute peu à peu le sous-acétate de plomb et on agite le mélange. A cette dose affaiblie, des douleurs vives résultent encore de l'injection de ce liquide.
Cauiérisalion. Pour la pratiquer dans les trajets fistuleux, M. Blin fait fondre à la flamme d'une bougie, dans la rainure d'un stylet cannelé, une certaine quantité de nitrate d'argent réduit en poudre. La rainure du stylet se trouvant remplie par ce petit lingot, on a ainsi un porte-caustique que l'on introduit facilement dans les trajets fistuleux les plus étroits, de manière à en bien cautériser toute l'étendue. Une légère inflammation se développe et donne lieu, pendant un ou deux jours, à une suppuration grumeleuse et noirâtre, puis le trajet s'obHlère dans toute son étendue.
Employé dans une fistule du cou, consécutive à un abcès ganglionnaire, une fistule de l'anus et une autre du sein ce moyen facile a parfaitement réussi. (Soc. méd. de l'Aisne ) '
208 FISTULES
Fistule lacrymale. A la cautérisation de l'intérieur du sac pour son oblitération, soit avec le beurre d'antimoine, comme le fait M. Magne avec tant de succès, soit autrement, le docteur Lacaze, de Saint-Denis (Réunion), substitue l'injection de la teinture d'iode, et rapporte trois observations de succès à l'appui. Son procédé consiste à ouvrir le sac, avec un bistouri étroit et aigu, sur 1 centimètre d'étendue environ. Le sac vide, et le sang suffisamment étanché, dit-il, je nettoie la plaie avec de l'eau fraîche. Ave(; une seringue d'Anel, j'injecte au fond du sac quelques gouttes de teinture d'iode. Il faut avoir soin, avant d'injecter, de garantir le globe de lœil : la teinture d'iode qui y pénètre occasionne un sentiment de brûlure intolérable et une inflammation assez vive. Il faut aussi, avec un linge placé au-dessous de l'œil, recueillir l'exces^de teinture qui pourrait s'écouler sur la joue. L'injection faite, j introduis une petite boulette de charpie dans le sac et l imprègne d'une ou deux gouttes de teinture. Cela fait, 3e ferme la ?laie avec un taffetas gommé et recouvre l'œil d un léger bandeau. Si l'œil, après l'opération, éprouve un sentiment de chaleur exagéré, j'applique des compresses d'eau froide. Le lendemain ou le surlendemain, la paupière inférieure est enflammée et l'œil un peu injecté. Pendant huit jours environ, la charpie est changée chaque matin ; une injection a eau froide fait refluer delà plaie du pus et des débris de membranes La boulette de charpie iodée est ensuite replacée jusqu'à ce que je suppose le sac détruit et parti en suppuration. Du reste, la tendance de la plaie à se fermer et la destruction du sac repoussent la charpie et, vers le huitième ou dixième jour on peut à peine l'introduire. Alors, après le nettoyage de a plaie, 'appfique simplement un taffetas gomme, et la p aie est cSrisée le lendemain ou après. L'inflammation de œil et dp la nauuière ne tarde pas à disparaître ; la cicatrice e^t imp rcepSe en palpant le grand angle de l'œil, le doigt ne Eit plus qu'un tissu un peu induré sans la momdre trace de fumetr^ Aulout de trois semaines, un mois, 1 ne reste plus aZrence d'opération. Le larmoiement existe plus ou moins, STend cha ue jour à diminuer. Les -nduits lacrymaux n sont pas détruits et laissent suin er pendant J^^^J^^ ^^"^^^^^^^^^ muco-Dus • peu à peu cet accident disparaît, et, dans mes Z:Ze;.!Ls, je n'ai pas eu besoin de 1»^^^^^^^ conseillent certains chirurgiens, l'occlusion directe des condmis
FISTULES. 209
lacrymaux par la cautérisation ou l'excision. Pas un de mes opérés n'a eu de réaction fébrile et n'a été tenu de garder le lit un seul jour. (Union méd., n° 9.)
Le docteur Rouault (de Rennes) emploie de préférence, dans les mêmes cas, la pâte de Vienne, dont il remplit la cannelure dun stylet, qu'il introduit ainsi tout armé dans la cavité pour en toucher toute la surface muqueuse. Évidemment l'intensité et la rapidité d'action de ce caustique sont supérieures à la teinture d'iode. La douleur qui en résulte est très-courte et il n'y a ni réaction à craindre ni pansement consécutif. Sept succès sur sept opérations répondent de l'utilité et de l'innocuité de ce procédé, ;que M. Rouault emploie dans les autres conduits fistuleux de l'anus, de l'urèthre, etc. (Idem, n° 16.)
Fistnie sous-hyoïdienne. De petites tumeurs se développent parfois dans cette région ou un peu plus bas, qui s'enflamment, s'ouvrent pour donner issue à un liquide filant opalin ressemblant à du mucus utérin, et que l'on ne peut tarir maigre tous les caustiques. Boyer croyait que cet écoulement était entretenu par l'inflammation d'une de ces petites bourses séreuses placées entre l'os hyoïde et le larynx ; mais M. Nélaton, fondé sur les caractères microscopiques du liquide a J"gé, au contraire, qu'il était fourni par les glandules muqueuses situées dans le peloton graisseux sous-hyoïdien. Deux succès complets, chez un jeune garçon et une jeune fille, par 1 extirpation de cette glande, en suivant le trajet fistuleux, ont justifie parfaitement cette prévision. (Union méd., n° 17.)
Fistule tiiyro-cricoïdienne. Consécutive à deux abcès développes en avant du larynx et de la trachée, elle pouvait admettre un tres-gros crayon et le bout du petit doigt. M Le Fort aviva la surface de l'entonnoir fistuleux, puis le derme en enlevant deux lambeaux semi-lunaires au-dessus et au-dessous et II fat ensuite glisser les téguments en les adossant par leur face externe et en les refoulant dans la fistule. Des points de suture maintinrent le tout et la guérison s'opéra. {Soc. de chir eiùaz.des hôp., n° 125.) ' v '.,
Fistule gastrique. Une tumeur épigastrique existait depuis huit mois chez une femme de soixante-trois ans. avec vorssements bilieux sans matière noire. L'applicat on d'un^l plâtre de cgue y détermina l'ulcération des téguments et une
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fistule à l'ombilic, qui donna pendant quelque temps du pus fétide et finit par s'oblitérer. Dès lors, les phénomènes gastriques s'aggravent ; on recouvre la tumeur d'un second emplâtre de ciguë et une deuxième ouverture fistuleuse s'établit et laisse échapper les liquides de l'estomac. (Tisane, lait caillé.)
L'autopsie démontre quo la fistule extérieure communiquait avec la cavité gastrique. Toutes les parois de l'estomac sont envahies par le cancer ; le viscère malade est adhérent au foie, au pancréas, à la paroi abdominale, ce qui a permis la formation d'une fistule sans épanchement de matières dans le péritoine. (Soc. de méd. de Lrjon.)
Castro -colite. Communication fistuleuse de l'estomac avec le côlon. Ainsi dénommée par M. Murchison, qui l'a étudiée spécialement dans un mémoire publié en 1837 dans le Journal de médecine d'Edimbourg. Elle est consécutive à l'ulcère simple de l'estomac, et le plus souvent au cancer, qui, en s'attaquant aux tuniques de cet organe, suscitent un travail phlegmasique de la séreuse, une péritonite plastique circonscrite qui détermine une adhérence intime avec le côlon transverse. L'ulcération pi'Ogressant, la perforation s'ensuit sans que les matières s'échappent dans la cavité péritonéale. Sur trente-trois cas recueillis et constatés par l'autopsie, l'origine de la lésion parut manifestement avoir eu vingt-huit fois son point de départ dans l'estomac, deux fois dans le côlon , et dans les trois autres elle était le résultat d'un abcès ou d'un ramollissement tuberculeux.
Des vomissements stercoraux et la présence d'aliments non digérés en sont les deux symptômes saillants, caractéristiques, quand la communication est assez large. Dans le cas de rétrécissement du pylore, s'opposantau passage du bol alimentaire, les premiers manquent comme la Hentérie dans le rétrécissement de la partie inférieure du côlon, ainsi qu'on doit le prévoir, l'odeur stercorale de l'haleine, l'amaigrissement et l'altération particulière de la voix en sont les conséquences.
Trois nouveaux cas de cette grave altération relatés dans la Lancette, février, et ï Union médicale, n° 70, en montrent les variétés. La communication fistuleuse peut être si étroite, que les matières stercorales ne puissent la traverser. Si la cachexie cancéreuse n'existe pas, la vie peut môme continuer ainsi. Un sujet a survécu trois ans et trois mois et un autre plus de quatre ans ; mais ce sont là de très-rares ex;ceptions.
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Fistule intestinale. Une perforation intestinale s'était produite accidentellement pendant la réduction de l'intestin qui présentait une plaie irrégulière, froncée et affaissée, M. Roux fîls (de Brignoles) préféra établir un anus contre nature plutôt que de réduire avec une suture perdue. Mais au lieu de fixer le bout supérieur au niveau de la plaie, après avoir réduit le bout inférieur, il introduisit une sonde élastique de moyenne grosseur dans le bout. supérieur, à 6 centimètres de profondeur, lia exactement les lèvres de la perforation sur la sonde avec un fil de chanvre plat et ciré, sans que le calibre de l'intestin en soit notablement diminué, La sonde coupée ensuite à 5 centimètres de la ligature, dont les chefs furent fixés au dehors l'intestin fut repoussé complètement jusqu'à l'anneau interne' où une seconde ligature jetée sur la sonde l'assujettit. Des soins diététiques et locaux convenablement administrés amenèrent une guérison complète quatorze jours après, avec oblitération du trajet fistuleux. [Bull. Soc. de méd. de Marsèille.)
La guérison spontanée a môme été observée par le docteur Rawson dans un cas de plaie pénétrante étendue de l'abdomen. Elle était déjà réunie extérieurement par première intention" exceptéàl'angle externe, lorsque, au neuvième jour, des matières fécales, contenant des débris de grains et de fruits mangés le jour de l'accident, firent inopinément irruption par cette petite ouverture. Un lavement donné s'y fit issue ; le côlon descendant était donc ouvert, bien que l'absence d'épanchement péritonéal dût faire croire que cette fistule était consécutive. Trois semaines après, sans aucune opération, cette ouverture était complètement oblitérée. [Am. med. Times.)
Fistule calcnleusc de l'anus. Un jeune laboureur de vingt ans entra dans la clinique chirurgicale du professeur Soler (de Madrid) pour des douleurs de l'anus qui remontaient à cincr mois seulement. L'examen montra une tumeur comme une grosse noix sous la peau à gauche au devant de l'anus d'une dureté remarquable. A 1 centimètre au-dessus des replis Ion gitudinaux de l'anus et en avant existait un orifice permettant de toucher un corps dur, qu'il suffit de comprimer de dehors en dedans pour l'énucléer avec le doigt. C'était un calcul de forme irrégulière , assez volumineux, quoique ne pesant aue 3 grammes et demi, d'un jaune-brun, au centre duquel était un pépin dur comme du bois vermoulu. La cavité était formée
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aux dépens de la muqueuse et sous-jacente à la peau. Des brides en divers sens s'y trouvaient comme dans une tumeur érectile évacuée. Des débridements et un pansement à plat amenèrent une prompte guérison. (Siglo medico, n» 549.)
Fistules fésico-vaginalos. D'après un nouveau procédé autoplastique à lambeaux, M. Duboué ulilise une notable portion de tissus sacrifiés par les chirurgiens américains en dédoublant les lèvres opposées de la fistule, tantôt en avant et en arrière, tantôt sur les parties latérales suivant les cas , et en unissant les surfaces saignantes étalées à l'aide d'une suture enchevillée de forme toute particulière.
Pour maintenir le rapprochement des tissus, il se sert de petits boutons semi-ovoïdes, percés de deux trous à leurs surfaces plane et convexe, et à travers lesquels on fait passer les fils métalliques, que l'on tord deux à deux ou trois à trois, suivant le nombre de boutons, de chaque côté de la suture. Celte simple modification permet de porter la striction au degré nécessaire sans exposer les lambeaux à se gangrener par une compression trop forte. Aussi la suture peut-elle être laissée à demeure pendant quinze jours au moins, et généralement pendant une moyenne de temps qui s'élève de dix-huit à vingt jours.
Dans un des cas qu'il a rapportés et où des circonstances spéciales pouvaient en faire redouter le séjour nécessairement prolongé, il a pu n'enlever les fils qu'au bout de quatre semaines révolues, sans qu'il en soit résulté la moindre conséquence fâcheuse.
Sur trois femmes opérées par ce procédé, deux ont guéri d'emblée et la troisième a été Irès-améliorée ; une des malades guéries avait été opérée vainement trois fois par le procédé américain. (Soc. de chir., et Gaz. des hôp., n" 95.)
Essai sur le traitement des fistules g énito-iirinaires chez la femm,e, par le docteur Monteros. Un vol. grand in-S" , 19 tableaux et 17 planches.
Cette thèse, qui a obtenu une mention honorable à la Faculté de médecine de Paris, en donnant un résumé exact de l'hislorique des fistules vésico-vaginales, en fournit aussi la statistique comparative, d'après les trois méthodes française, allemande et américaine.