GANGRÈNE
côlé du pédicule et maintenues à l'aide d'anneaux mobiles qui servent à les éloigner ou à les rapprocher ou gré de l'opérateur. Un fil de platine est alors engagé dans la partie de la double ouverture linéaire qui dépasse le pédicule et ses extrémités sont saisies à l'aide de pinces à torsion mises en rapport avec les deux pôles d'une pile de Grenet. Bientôt échauffé par l'action de la pile, ce fil, lorsqu'il a atteint le rouge sombre, est saisi par le chirurgien avec les deux pinces qu'il amène au contact du pédicule de la tumeur, et opère, sans mouvement de va-etvient, la section des tissus avec la même facilité et de la même manière qu'une marchande de la halle divise une motte de beurre avec un fil métallique.
Quoique très-simple, cette opération exige certaines précautions mises en évidence par l usage du couteau galvanocaustique de M. de Seré, L'observation a montré que si le fi! est chauffé à blanc (4 500°) et conduit trop vite à travers les tissus, on n'évite pas l'hémorrhagie, tandis que la section peut être faite, pour ainsi dire à sec, si la manœuvre est lente, et le fil chauffé seulement au rouge sombre (600"), Dans le cas précédent, l'opération a duré une heure dix minutes et il ne s'est écoulé qu'une quantité de sang insignifiante proi'enanl de la tumeur, La section était parfaitement plane, de couleur brunâtre, entourée d'un léger cercle inflammatoire, comme si un fer à repasser eût été appliqué chaud sur une peau saine. [Journ. de méd. et de chir. prat., septembre.)
M. Vecker préconise de même cette méthode contre les tumeurs érectiles, les nœvimalerni des jeunes enfants, qu'il traverse ainsi de part en part, et en plusieurs endroits, avec un fil de platine ou des aiguilles. Il lui donne la préférence sur tous les autres modes de traitement, quoique n'étant pas aussi facilement applicable que la vésication suivie du badigeonnage avec le perchlorure de fer. C'est ainsi, dit M. Dumas, rapporteur de la commission du prix de 50 000 francs, que M.Middelclorf nous a soumis cent quarante observations émanant de lui ou de chirurgiens connus, qui prouvent que l'électricité employée à porter à l'incandescence des fils de platine destinés à diviser les tissus et à opérer dans les organes profonds l'ablation de polypes ou de tumeurs peu accessibles, constitue un moyen chirurgical qui mérite attention et confiance.
GAIVGRÈIVE. Pourriture d'hdpitai. Combattue avec
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succès par l'essence de lérébenlhine, dans l.i guerre des Élals- Unis, par M. Hachenberg. 11 en lave les plaies trois f )is par jour ft l'injecte dans les trajets flstuleux sans que la douleur t^oit aussi vive qu'avec les bromures, les acides, le perchlorure de fer, bien que les résuliats en soient aussi promplement satisfaisants. La seule précaution à prendre est de ne pas loucher la peau saine pour en prévenir l'intlammalion. Employée ainsi pendant quelques jours, la plaie se modifie, les parties sphacélées s'éliminent, la suppuration devient louable el le bourgeonnement se développe en même lemps que l'étal général s'améliore par la cessation de la fièvre et de la douleur, le retour de l'appétit et du sommeil. (.4î?u'î-. med. Times.) Voy. Aloès.
tiangrènc du cerveau. Chez un homme de vingt-six ans, lymphatique, sans maladies antérieures, occupé à des travaux de fortifications, M. le docteur Decaisne (d'Anvers), a observé une gangrène d'une purlie de la base de l'encéphale reconnaissant pour cause une thrombose survenue à la suite d'unephlébiie spontanée du sinus latéral droit, et présentant la symptomatologie suivante : après quelques accès fébriles intermittenls, compliqués d'accidents pernicieux du côté du cerveau, de surdité persistante et d'olile à droite, le malade mourut au quinzième jour de la maladie, subitement, dans une sorte de syncope. A l autopsie, faite trente-deux heures après la mort, il s'échappa de la cavité crânienne une odeur d'une extrême fétidité... On trouva du pus dans les fosses occipitales et jusque dans le canal rachidien. Les parois du sinus latéral droit étaient noires, épaissies, friables ; la cavité du sinus était distendue et oblitérée par une masse puriforme, circonscrite par du sang coagulé ; coagulation qui s'étendait jusque dans les veines s abouchant dans ce sinus. A la base de l'encéphale, on remarquait une coloration ardoisée dans les points les moms affectes bleu noirâtre, et même tout à fait noire dans ceux qui étaient plus fortement atteints, avec ramollissement de la substance ner-
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Enrichie de recherches historiques et de considérations sur l'éliologie, la symptomatologie, le diagnostic et le traitement de la gangrène du cerveau, la relation de ce fa.t consulue la monographie la plus complète qui existe sur ce sujet. {Acad. de méd., avril.)
Cansrènc ,1e l'œsophage. Aux C8S d'anévrysmos de