‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 45 sur 127 · GANGRÈNE · texte numérisé non relu

GANGRÈNE

l'aorte l'ayant déterminée, et qu'il rappelle, M. Leadet en ajoute d'autres pour montrer la nature essentielle, primitive, ae cette complication mortelle et en préciser le mode de développement. Klle peut être ainsi plus ou moins étendue el suivie dans toutes les phases depuis le sphacèle jusqu'au détachement partiel de l'e^chare et la perforation, tandis que 1 usure de dehors en dedans, ni la perforation inllammatoire ne sont pas démontrées. La paroi interne a été vue aussi sphacélee, les couches externes étant inlactes.

La dysphagie qui manque le plus souvent dans les cas de compression de l'œsophage par ces anévrysmes, peut aussi être irès-intense quand la gangrène existe, et peut se prolonger pendant plus d'une année. Dans ce cas, la perforation de l œsophage s'opère en quelques jours, comme elle n'a lieu d'autres fois que très-lenlement. [Gas. méd., n"' 25 et 26.)

ftSangrëne pulmonaire. Elle éclalB dans le cours d'une pneumonie droite Irès-limilée de la base au quatrième jour du séjour à riiôpilcil de Lille, service de M. Daga, chez un canlinier âgé de quarante-six ans. Outre l'aggravation soudaine des symptômes généraux, affaissement des traits, yeux caves bordés d'un cercle noirâtre, peau baignée de sueur visqueuse, pouls faible, dépressible, etc., l'observateur est frappé, pendant l'examen local, d'une fétidité repoussante ne s'expliquanl d'aucune manière. De nouvelles quintes de toux en l'augmentant révèlent seules son origine. Le crachoir montre en effet des gros crachats visqueux, adhérents, grisâtres, exhalant une odeur infecte, rappelant celledes macérations analomiques. On accorde dès lors des aliments et au traitement par le tartre stibié et l'opium, on ajoute deux pilules de Graves {chlorure de chaux el opium) comme ab'^orbant, désinfectant, et le malade guérit. [Gaz. des hôp., n" 20.)

Le diagnostic a pu être porté ainsi par la toux, l'haleine seulement ei I interrogation des crachats, comme l'indiquait Leuret dès 1 847 (Gaz. mer/.),' car il ne s'agissait ici ni de cette expectorution abondante el puante de la dilatation bronchique, ni de l'affection gangréneuse limitée aux parois de ces tubes, signalée par M. Lassègue; l'expectoration n'était que de 150 à 200 grammes par jour.

Gangrène de l'utérus. Suite de manœuvres violentes et répétées pour un prolapsus irréductible. Voy. ce mot.

GOITHli.

GLAUCOME, Se basant sur les deux systèmes de circulation de l'œil, M. A. Desmarres le divise en glaucome antérieur qui se déclare dans la partie antérieure de la membrane vasculaire de l'œil, et en glaucome postérieur affectant la partie postérieure de la choroïde. Dans le premier, l'iris et le corps ciliaire sont pris dès le début; tous les symptômes sont bien accusés et les douleurs excessivement vives à cause même de l'extrême sensibilité des parties affectées. Les symptômes apaisés pendant quelques heures augmentent le soir, et durent douze ou quinze jours. La vue est troublée, mais peut se rétablir, si le mal cesse bientôt et ne passe pas à l'état chronique.

Le second, en envahissant tout le système vasculairede l'hémisphère postérieur, comprime dès le début le nerf optique et produit son excavation. Cette choroïdite postérieure ne se communique aux parties antérieures de la membrane vasculaire que lorsque les désordres primitifs auront amené une atrophie de la pupille. C'est le glaucome chronique, débutant lentement sans douleurs, sans changement dans l'iris ni dans la pupille, ni diminution de la chambre antérieure, en raison même de son siéçe, {Union méd., n" 4 28,)

Traitement. Voy, Iridectomie.

GOITRE. Étiologie. Ne trouvant pas dans l'analyse de plus de 1 50 eaux potables recueillies dans les différents lieux du département de la Haute-Garonne , la cause appréciable du goître, MM. Filhol, Desbarreaux-Bernard et Lacassin, sont portés à l'attribuera une autre cause. Puisque l'observation a démontré sa rareté à mesure que l'on descend des hauts plateaux vers les bords de la mer, disent-ils, n'y aurait-il pas dans l'altitude, et par conséquent dans la diminution de la pression atmosphérique sur un organe aussi vasculaire que la thyroïde, une cause manifeste d'hypertrophie? Et. en admettant cette explication, la plus grande fréquence du goître, chez la femme, ne tiendrait-elle pas à ce que l'homme, beaucoup moms sédentaire d'abord, abrite et comprime plus habituellement et plus immédiatement qu'elle la partie antérieure du cou? Si nous ajoutons à cela la prédisposition sympathique a laquelle président les grandes évolutions des organes sexue.s chez la femme, peut-être parviendrait-on, en dirigeant les recherches vers ces différents points de vue, à des résultats plus positifs que ceux

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