‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 51 sur 127 · HYDROCÈLE · texte numérisé non relu

HYDROCÈLE

la tunique séreuse sur laquelle il agit comme constricteur, se rétractera, et l'extrémité de la canule se trouvera attirée, non pas au dehors du scrotum, puisque la canule sera fixée à la peau, mais au dehors de la tunique, et plongera librement au milieu des enveloppes intermédiaires qui séparent les membranes séreuses et cutanées. On sera certain d'éviter cet accident, au contraire, si, après avoir pénétré dans la tunique vaginale, on a la précaution de retirer légèrement le trocart et d'enfoncer profondément la canule, devenue inoffensive par le retrait de la pointe du dard.

Selon. M. Zambelli évite ce danger en donnant la préférence au séton filiforme qu'il pratique immédiatement après la ponction en faisant saillir la canule à la partie supérieure du scrotum et en réintroduisant ensuite le trocart. Après la contreouverture, il passe un fil de la grosseur d'une corde à violon qu'il retire dès que le gonflement inflammatoire a atteint un degré suffisant pour l'adhésion de la tumeur séreuse. Cinq cas de succès chez des jeunes gens et des vieillards sur des hydrocèles récents et anciens sont la garantie de ce procédé simple et peu douloureux. {Gazz. med. Venelê, n° 14.)

Le docteur Domerc a eu recours au même procédé dès 1 859 et cite trois succès. C'est surtout chez les vieillards, quand la tunique vaginale est épaissie et que l'injection iodée n'a pas autant de chance de réussite, qu'il convient de le mettre à exécution. (Soc. méd. du Panthéon.)

M. Cœurderoy, en réclamant la priorité de ce moyen, dit y avoir renoncé à cause de l'écoulement prolongé du liquide et la non-adhérence des parois de la tunique vaginale. Mais M. Domerc a constaté l'absence de tout écoulement malgré cette nonadhérence. La guérison peut donc être obtenue sans cela. [Abeille méd., n"' 39 et 40.)

Electro-puncture. N'ayant pu faire disparaître une hydrocèle en bissac mesurant 25 centimètres de haut sur 1 5 do large par l'emploi externe d'un courant électro-galvanique, M. Macario implanta deux longues aiguilles dans la tunique vaginale l'une au sommet, l'autre à la base, et établit ainsi un courant galvanique interne. Les douleurs vives qui en résultèrent ne permirent pas de le prolonger plus de cinq minutes, et néanmoins 1 hydrocelo examméo le lendemain était diminuée des deux tiers Une seconde séance amena la résorption complète du liquide'

ÏIYDROCÈLE.

[Soc. de méd. de Lyon, mai). Cette méthode peut donc être expérimentée comparativement avec les autres, comme le démontre ce nouvel essai, bien que l'on sache que rélcclricilé n'est pas aussi souveraine dans ce cas que l'iode.

Rupture de la tunique vaginale. Deux malades de M. Bermond, porteurs d'hydrocèles moyennes, éprouvèrent en se baissant un craquement avec douleur assez vive près du cordon. La tumeur diminua instantanément, et chez l'un d'eux le pénis se tuméfia. La résorption se fit ensuite, et la guérison eut ainsi lieu spontanément, ce qui semble une preuve irrécusable qu'il y a eu rupture du sac. Cette terminaison est rare et curieuse, (Soc. méd. de Bordeaiix, ^^ avril.)

nématocèle spontanée. A la première ponction d'une hydrocèle spontanée, sans cause appréciable, remontant à cinq ans, chez un homme de cinquante-cinq ans, il y eut un litre de liquide clair citrin ; à la suivante, un an après, une assez forte proportion de sang s'y trouva mêlée, et à la troisième, répétée six mois ensuite, ce fut du sang pur qui se coagula immédiatement. Dans ces conditions, la tumeur ayant de nouveau 25 centimètres de hauteur et 43 de circonférence, M. Merland, chirurgien ds l'hôpital de Napoléon-Vendée, recourut à l'incision. Après une ponction préalable qui donna deux litres et demi de sang clair et sans caillots, une sonde cannelée introduite dans la canule servit de conducteur au bistouri qui divisa de bas en haut en faisant crier les téguments. La fausse membrane intérieure était dense, comme cartilagineuse en certains endroits, formant des cloisons, des loges, et d'une épaisseur de 12 millimètres par place et tellement adhérente que l'énucléation fut impossible. Des vaisseaux variqueux rampaient à sa surface. Il fallut employer le bistouri, jeter des ligatures, et, en présence d'adhérences prononcées avec le testicule, l'ossification des tissus, l'atrophie du cordon et du canal déférent, recourir à la castration. A la tunique albuginée s'était substitué un lissu cellulaire, et si le corps du testicule était sain, le canal défé-' rent était oblitéré en partie.

Le poids total des parties réséquées fut 560 grammes, et! celui du sang et des caillots de plus de 2 kilos. Après la réu-nion des bords de la plaie, un épanchement considérable se fit en quelques heures, et, dès le troisième jour de l'opération, violent accès de fièvre avec douleur dans la région hépatique'

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