‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 50 sur 127 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

» Je ne les considère donc pas comme servant de nourriture à des animaux et à des végétaux qui seraient les seuls agents des fermentations; mais je leur attribue un rôle direct, et j'admets que sous les influences que j'ai citées précédemment, elles peuvent éprouver une organisation véritable et complète.

» Si cas idées étaient acceptées, elles auraient l'avantage d'expliquer d'un côté le rôle incontestable que jouent les êtres organisés dans les phénomènes de fermentation et de désorganisation, et, d'un autre côté, la part constitutive, également évidente pour moi, des milieux albumineux dans lesquels se développent les ferments, les moisissures, les infusoires. » [Acad. des sciences, juillet.)

Est-ce donc ainsi que se forment les éléments organiques? dit à ce sujet M. Max. Legrand. L'ovule avant ou après sa fécondation ne contient pas sans doute toutes les parties de ranimai qui en sortira. Or, ces parties sont-elles des transformations ou des apparitions? L'entraînement vital agit-il en modiBanl des formes déjà existantes ou en en faisant surgir de nouvelles? Dans l'œuf, la fibre musculaire naît-elle de parents ou est-ce une génération spontanée?

Ce que l'on a désigné en pathologie sous le nom de produits héléromorphes, le cancer, par exemple, d'où vient-il? d'un œuf ou d'une spore? Les germes du cancer en compagnie de tant d'autres, flottent-ils aussi, selon les panspermistes, dans l'air que nous respirons? Quand nous saurons tout cela, si nous pouvons le savoir jamais, nous serons mieux préparés pour accueillir sans frayeur le mot spontané. Du moins ce résultat est possible et la question de l'hétérogénie aura fait un pas ei\ avant. {^Union méd., n° 81.)

HIDROSANITE. M. Verneuil nomme ainsi les abcès appelés tubéreux, tubériformes de l'aisselle, de la marge de l'anus, de l'aréole, en raison de leur siège dans les glandes sudoripares. Leur extrême rareté dans les autres parties du corps où ces glandules existent est toutefois une objection capitale contre ce siège anatomique. {Arch. de méd., novembre.)

HISTOIRE. Éloges lus dans les séances publiques de V Académie de médecine, ISiS-ISCS. Tableau du mouvement de la science et des progrès de l'art. Examen et appréciation des doctrines. — Éludes de mœurs. — Portraits. Far E. -Fréd.

IIISÏOLOGIÉ.

Dubois (d'Amiens), secrétaire perpétuel de l'Académie impériale de médecine. 2 vol. in-8°.

Cette histoire des membres de l'Académie de médecine est bien l'histoire contemporaine des sciences médicales ; par une heureuse coïncidence, les hommes dont M. Dubois avait à retracer la vie ont été presque tous des chefs d'école.

Tomel" : Introduction, Pariset, Broussais, Antoine Dubois, Richerand, Hallé, Boyer, Orfila, Desormeaux, Capuron, Deneux, Beaudelocque. Tome II : Récamier, Roux, Magendie, Gueneau de Mussy, Et. Geoffroy Saint-Hilaire, A. Richard, Chomel, Thenard, Chervin.

Aperçu historique sur l'enseignement médical à Ujon depuis la restauration des lettres pur Cliarlemagne, par M. Pétrequin. Discours de rentrée fait à l'école de médecine de Lyon, alliant à une grande érudition la précision des faits.

Histoire de la médecine et des doctrines médicales, leçons faites à l'école pratique de la Faculté de médecine en 1862, 1863 et 1 864, par M. le docteur E. Bouchut, professeur agrégé de la Faculté de médecine de Paris, et médecin de l'hôpital des Enfants malades, etc., 1 vol. in-8° de 544 pages.

La médecine à travers les siècles, histoire et philosophie, par J. M. Guardia, docteur en médecine et docteur ès lettres, bibliothécaire adjoint de l'Académie de médecine. 1 vol. in-8'' de 800 pages.

Etude suf la Société de médecine d'Amiens, commentaire historique, biographique et critique des cinquante premières années de son existence, comme institution publique et comme compagnie savante dans ses rapports avec les doctrines médicales du temps, par le docteur Courtillier, ancien président de cette Société. 1 vol. in-8° de 544 pages.

HISTOLOGIE. L'importance croissante de cette science nouvelle et la création récente d'une chaire pour son enseignement à la Faculté de médecine de Paris donnent un grand intérêt d'actualité à tous les travaux publiés sur ce sujet. Le Traité élémentaire de M. Fort n'a malheureusement pas, selon les biographes, satisfait à l'attente générale. Le Précis d'histologie humaine, d'après les travaux de l'école française, par M. Pouchet, remplit mieux ce but, ainsi que les ouvrages suivants.

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Traité élémentaire d'histologie humaine, normale et pathologique, précédé d'un exposé des moyens d'observer au microscope, par C. Morel, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Strasbourg, accompagné d'un allas de 34 planches dessinées d'après nature, par J.-A. Villemin, professeur agrégé à l'Ecole de médecine et pharmacie militaires du Val-de-Grâce. Paris, in-8° de 280 pages et atlas.

Programme du cours d'histologie professé à la Faculté de médecine de Paris pendant les années 1 863-1 864, par Ch. Robin, professeur d'histologie à la Faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie impériale de médecine. Paris, 1 864. 1 vol. in- 8" de 280 pages."

IIA'MOLIPOSE ou altération graisseuse des globules sanguins. Voy. Sang.

HONORAIRES. En réponse aux diverses solutions proposées à l'Association des médecins du Rhône pour l'élévation et le renouvellement des honoraires, M. Rougier, avocat, a conclu que l'établissement d'un tarif à imposer à tous les membres était attentatoire à la dignité et la liberté de la profession médicale et illégal, aussi bien que la convention tacite de les augmenter d'un quart par exemple. Laisser chacun libre suivant sa conscience en ne mettant d'autre limite qu'à la concurrence à prix réduits qui compromet la dignité et l'intérêt professionnels. En raison même de ses statuts, l'Association a le droit d'imposer à ses membres de se faire rétribuer honorablement sans jamais transiger à cet égard et de refuser plutôt toute rémunération, sauf à refuser ses services ensuite, plutôt que S d'accepter des honoraires mesquins. Elle peut donc aussi intérêt venir disoiplinairement à ce sujet. Un autre moyen.de prolec- •. tien efficace est de ne porter, non plus séparément, aucune F réclamation devant les tribunaux sans l'avoir soumise à l'Assoie dation qui l'y portera elle-même au besoin après examen de la (T. commission générale, avec toute l'autorité de son désintéresse- ) ment et do sa justice. Par là, elle formera un conseil tout à la iqfois protecteur et disciplinaire. {Union méd., i\° 46.)

O; HOPITAUX. En glaçant d'effroi les malades qui ont à se irrcndre dans ces établissements pour s'y faire traiter, le mot ^(.Vhôpilal ou hospice, par l'idée qu'on y attache, peut exercer

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une influence fâcheuse sur le caractère , la durée, la gravi;6, l'issue même des maladies. Maintenant que ces établissements offrent des conditions d'hygiène, de bien-être et des soins faits plutôt pour rassurer ces malades que pour les effrayer, puisqu'ils ne sauraient rencontrer les mêmes avantages chez eux, M. Lalour propose de remplacer ce titre par celui de maison de santé, en y ajoutant celui du fondateur [Union méd., n° 28). Rien de plus juste , et la facilité, l'ostentation presque avec lesquelles des malades aisés se rendent à la Maison municipale de santé, dite maison de santé Dubois, où le service ne diffère guère pour ceux qui payent la journée ordinaire , en est une preuve convaincante. Il veut seulement conserver l'appellation d'Hôtel-Dieu, en lui conservant aussi sa destination primitive, celle d'offrir des secours, un asile sans condition à tous les malades. Mais en présence de la spéculation croissante des hôpitaux, ce dernier vœu généreux est-il réalisable?

Tant que les établissements ne seront pas divisés par petites salles, par chambres, comme dans une maison de santé , ils offriront des causes d'insalubrité, d'infection, de contagion qui donneront toujours la prééminence aux secours à domicile, M. Spencer-Wells a émis aussi l'idée que les étudiants qui pratiquent des pansements en même temps qu'ils se Hvrent aux dissections, peuvent être une source d'infections et faire naître ces érysipèles consécutifs si redoutables. [Med. cliir. Society.)

Isolement des variolcux. Consultés sur l'urgence de cette mesure et les moyens de la réaliser , les médecins des hôpitaux de Paris, l'admettant en principe pour toutes les maladies contagieuses, ont répondu à M. le directeur de l'Assistance publique que l'exécution de celte mesure salutaire était surtout urgente pour la variole et la varioloïde à cause de leur transmissibilité plus facile. C'est ainsi qu'elles se montrent plus souvent parmi la population des hôpitaux de Paris qu'en ville. Les convalescents l'emportent môme souvent en germe de l'hôpital pour la répandre dans leurs familles. 128 hommes à Vincennes, et 1 22 femmes au Vésinet, en ont été atteints peu de jours après leur entrée dans ces élablissements de convalescence pendant 1 861 , 1 862 et 1 863. Si donc la même proportion existe pour ceux qui rentrent directement dans leurs familles, le chiffre des contaminations qui peut ainsi s'ensuivre n'estil pas effrayant ?

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Aussi existe-t-il deshôpilaux spéciaux, comme le Small-pox Hospikd de Londres, ou des pavillons, des salles particulières, comme dans la plupart des hôpitaux en Allemagne, Russie, Suisse et Danemark, pour isoler ces malades. En France, les hôpitaux militaires et les asiles de convalescence ont seuls cet avantage ; tous les autres hôpitaux en sont privés, la Maison municipale de santé exceptée. Or, il résulte de la statistique comparée de ces établissements que la mortalité par la variole est de près de moitié moins considérable dans les hôpitaux militaires que dans les autres. De 9,38 pour 100 en moyenne pendant les années 1861, 1862, 1863, elle n'a été que de 4,1 6 dans les hôpitaux mihtaires, et de -^,23 en 1 863. Elle n'est que de 3,83 dans les asiles de convalescence. Une moyenne de trois années , à l'hôpital de Vienne, où l'isolement existe, n'est également que de 4,33.

D'où la démonstration des avantages de l'isolement. Au lieu d'opter à cet effet pour un hôpital spécial, à cause des inconvénients que l'accumulation pourrait avoir, surtout en temps d'épidémie, ils ont conclu, d'après l'expérience des établissements précités, qu'un pavillon isolé et indépendant dans chaque hôpital, composé de chambres de deux à quatre lits pour la variole , et de quatre à six pour la varioloïde, avec une ventilation de 120 à 150 mètres cubes par heure et par malade, permettrait de séparer les varioleux aussi complètement que possible et de les traiter dans les conditions favorables à leur guérison.

Dans les hôpitaux où cette construction n'est pas possible, il est nécessaire de séparer les varioleux, en les plaçant dans des chambres disposées comme ci-dessus, lesquelles seraient groupées dans un quartier indépendant, ayant son escalier et son service spécial, sans communication avec le reste de l'hôpital. A défaut d'un médecin et d'élèves particuliers, comme cela peut avoir lieu dans un pavillon séparé, ceux-ci ne visiteraient les I varioleux qu'en terminant la visite. Et de même si ce quartier : manquait de promenoir, les malades seraient consignés dans leurs salles et transférés dans les asiles de convalescence dès [ue leur état le permettrait.

Des chambres de réserve ou d'alternance seraient aussi avantageuses dans ce système d'isolement. [Union méd., n"' 1 05 et suiv.)

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lions en montrant quo dans le vieil hôpital de cette ville, où des cas de variole se montraient souvent autour du lit d'un premier varioleux, ces cas furent moins nombreux dès que l'on eut réservé, il y a dix ans environ , une salle spéciale pour ces malades, quoique imparfaitement séparée des autres. La construction du nouvel hôpital de la Conception ayant permis de rendre cet isolement complet dans une salle de trente lits pour chaque sexe, on ne voit plus de varioles se développer dans les autres salles. Ainsi tombe l'objection de la nécessité d'hôpitaux spéciaux pour rendre cet isolement efficace. Il suffit, à cet effet, d'infirmiers spéciaux et d'un séjour des malades de trente-cinq à quarante jours sans communication aucune avec le dehors.

Après une espèce d'épidémie nosocomiale déterminée ainsi par quelques varioleux admis dans la clinique de l'hôpital civil de Strasbourg au mois de décembre 1 863, le professeur Hirtz réclama et obtint un pavillon d'isolement distribué en chambre de deux à quatre lits, avec de la literie, des meubles, du linge et des gens de service particuliers. Depuis lors, aucun cas de variole ne s'est plus déclaré dans l'hôpital et la mortalité, qui avait été de quatre sur dix-neuf varioleux durant celte épidémie, n'a été que de sept sur soixante-quatorze admis dans le pavillon d'isolement (n" 138).

Quant à dire que cette agglomération de varioleux crée un foyer d'autant plus dangereux pour eux, l'expérience a de même prononcé négativement. Dans l'hiver de -1 863, les cas de variole ayant été très-nombreux à Marseille , les deux salles furent à peu près constamment pleines durant deux mois , sans que les varioles discrètes soient devenues plus graves, ni que la mortalité ait été plus considérable que durant la saison suivante, alors que les malades étaient réduits à cinq dans chaque salle.

Selon M. Guérin, l'isolement devrait s'étendre à tous les malades atteints d'infection purulente qui , infectieuse et contagieuse à la fois, se propage, une fois déclarée, d'un opéré à l'autre et se répand bientôt dans toute la salle. Toute l'hygiène hospiialière se réduirait à séquestrer le premier atteint. iSlais, objectera-t-on, qui a infecté ce premier malade? Évidemment les mauvaises conditions hygiéniques générales , qu'il s'agit de faire disparaître. M. Guérin a donc pris manifestement l'effet pour la cause. {Idem, n° i 40.)

Statistique. A l'oxemple de l'Assistance publique de Paris,

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le directeur général des hôpitaux de Lisbonne a invité tous les chefs de service à se réunir pour choisir et nommer l un d eux à l'effet de jeter les bases de la statistique médico-chirurgicalo de ces établissements, d'en recueillir et d'en grouper les matériaux. M. Alvarenga, que ses travaux, son esprit investigateur et rigoureux, autant que son activité, désignaient naturellement aux suffrages de ses collègues, a été choisi {Gas. med. do Lisboa, mai). Quelques différences existent dans la disposition des pancartes imprimées et les renseignements demandés. Ils sont ainsi plus nombreux à Lisbonne qu'à Paris, et tandis que la thérapeutique en est tout à fait absente dans les bullelins français, M. Alvarenga a fait cette addition de manière à connaître la médication prédominante, sinon celle qui guérit le mieux dans telle ou telle maladie. Une feuille blanche^ est ajoutée à cet effet pour connaître les principaux détails de l'observation.

Construction. A propos de la reconstruction de l' Hôtel- Dieu, une discussion s'est engagée à la Société de chirurgie, qui, par une mesure exceptionnelle, s'était adjointe les membres de la Société de médecine des hôpitaux. M. U. Trélat, qui le premier avait soulevé celte question dans la presse , a pris aussi le premier la parole en ces termes :

« Pour que l'aération d'un hôpital soit convenable, dit-il, il faut qu'il y ait de larges espaces entre les bâtiments. Les pavillons de l'hôpital Lariboisière sont distants les uns des autres de 24 mètres, distance insuffisante, qui ne^dépassiguère la largeur d'une rue ordinaire. Ceux de l'Hôtel-Die'vi auront entre eux un intervalle de 25 mètres.

» Un hôpital destiné à contenir 800 lits ne peut être construisur un plan simple. Les bâtiments auront une disposition nécessairement compliquée et auront un grand nombre d'étages. Quel que soit le dessin qu'ils représentent dans leur ensemble, ils ne permettront pas la libre circulation de l'air et se priveront l'un l'autre de la bienfaisante influence des rayons solaires. Deux pavillons placés bout à bout sur la même ligne, et ne pouvant contenir chacun plus de 100 à i 20 lils, seraient le type d'un excellent hôpital. On pourrait encore, à 150 mètres au moins de distance de ces pavillons, en placer deux autres ayant les mêmes dimensions et la même disposition, ce qui permettrait de loger environ 480 malades ; mais c'est le chiffre maximum des lits à placer dans un hôpital.

266 HOPITAIJX.

» Il doit y avoir une certaine proportion entre la superficie du terrain sur lequel est construit un hôpital et le nombre des malades qui y sont reçus. Il faut au moins 80 h 60 mètres par . malade. La Maison municipale de sanlé n'a que 42 mètres par individu ; c'est, à ce point de vue, le plus mal partagé des hôpitaux. Le nouvel Hôtel-Dieu, s'il contenait 800 lits n'offrirait que 26 mètres par malade : ce serait tout à fait insuffisant. On a dit que les petits hôpitaux étaient défavorables à l'instruction des élèves en médecine; mais qui ne voit que si les petits hôpitaux étaient assez nombreu3{, l'instruction médicale n'en souffriraient nullement.

r, La construction des petits hôpitaux n'est pas plus coûteuse que celle des grands. A l'hôpital Lariboisière, les dépenses ne se sont pas élevées à moins de 17 000 fr. par lit; l'Hôtel-Dieu, s'il devait renfermer 800 lits, coûterait par ht 30 000 fr. L est qu'en effet les grands hôpitaux exigent cerlames dispositions extrêmement coûteuses. Les appareils de venlilalion de 1 hôpital Lariboisière n'ont pas coûté moins de 600 000 fr.; les bams de l'hôpital Saint-Louis, qui sont, du reste , fort bien organises, ont coûté davantage. Si l'on compare à ces dépenses celles que nécessitent certains hôpitaux anglais, qui ne contiennent qu une centaine de lits, on voit que nous n'avons en France nen d'aussi parfait au point de vue économique. En tenant compte du capital employé à la construction des grands hôpitaux et de l'intérêt de ce capital, on peut s'assurer que 1 entretien de ces grands établissements est toujours plus onéreux que celui des petits, et que le prix de la journée pour chaque malade est toujours plus élevé dans les premiers que dans les seconds.

. Que l'on consulte donc l'hygiène ou les raisons d économie, tout l'avantage est au système des petits hôpitaux. »

Élude crilique sur la reconslritction de rHôlel-Dieu par Ulys eTi-élat chirurgien en chef à Maternité profes eur a- é-é à la Faculté de médecine, etc. Brochure S^and in-8 " M Velpeau ne voudrait pas qu'on bouleversât sans de mûres rénexions' notre régime hospitalier sous prétex e de la pre ominance orélendue de l'érysipèle dans les grands liop aux. S irsemble rdsonnable de dire que l'encombrement multiplie fes eryt èi;; quel praticien "^-marqu cepen^^^^^^^^^ l'érysipèle jie se développe pas seulement sous 1 '"""^"f^'^ maS ail et au miiieu'des grandes ^f'^^^f^f lades? Il y en a dans les hôtels et dans les palai.. Ceux q« on

HYDATIDES. 267

traite dans les hôpitaux viennent presque tous du dehors et tout aussi bien des quartiers les plus élevés, les plus aérés, que des ruelles les plus humides, les plus sombres, les moins favorisées au point de vue de l'hygiène.

Pour M. Larrey , il suffirait de constituer et agrandir la commission médicale des hospices en conseil d'hygiène des hôpitaux civils, sous la présidence du directeur de l'Assistance publique , avec quatre médecins et quatre chirurgiens honoraires des hôpitaux, dont deux appartiendraient à l'enseignement clinique, un pharmacien honoraire, membre de l'Académie, un ingénieur et un architecte de la ville. Chaque hôpital aurait un conseil d'administration, et non pas uniquement un direc-^ leur seul responsable.

Une inspection médicale des hôpitaux serait confiée aux membres de ce conseil, mais dans les attributions spéciales et exclusives de chacun d'eux.

Une inspection complète de tous les hôpitaux actuels en apprécierait l'utilité, d'après l'emplacement, la construction, l'emploi et les transformations ou perfectionnements nécessaires, en examinant ensuite la question des hôpitaux futurs à créer, selon les besoins do la ville de Paris.

HOQUET. Quand, à la suite de libations copieuses, le hoquet survient et persiste, ce n'est pas aux narcotiques qu'il faut recourir, dit M. Vidal, mais aux amers et spécialement au sulfate de quinine. C'est ainsi que chez deux militaires pris de hoquet, rebelle à toutes ces préparations, il obtint la guérison en administrant 60 à 80 centigrammes de sulfate de quinine en une seule dose {Gaz. des hôp.). ^oy. Hystérie.

HYDATIDES. Leur issue spontanée, lors même qu'elles siègent dans les organes profonds, ne peut plus être mise en doute depuis les faits d'émission par l'urèlhre relatés en 1 863, et celui d'expulsion par l'intestin, publié par M. Chéreau en '1861 [Union méd.). La coïncidence des symptômes hépatiques, rénaux et vésicaux indiquaient assez leur présence dans les reins, le foie ou dans leurs conduits, de môme que dans l'observation suivante.

Un berger de quarante -deux ans, dont plusieurs moutons avaient eu le foie malade, entre à la cliniquo de l'hôpital de Tours, M. Charcellay professeur, le 26 mai 1 863, avec ictère,

268 IIYDROCÈLE.

fièvre intense, dyspnée, selles et vomissements bilieux, douleur vive revenant par accès, comme dans les coliques hépatiques, dans la moitié inférieure du côté droit. Elle s'est déclarée dès les premiers jours de mars et manifestée surtout en haut avec développement progressif de l'abdomen dans cette région. Les digestions régulières furent troublées ensuite ; vomissements et diarrhée bilieuse à la fin d'avril avec malaise et douleur croissante. A l'examen, la matité remonte jusqu'à la sixième côte et le foie s'élève à deux travers de doigt sous les côtes. Selles avec des grumeaux blanchâtres et des glaires.

Après l'usage d'une potion opiacée avec éther et belladone, des pilules d'aloès et de savon , et la pommade camphrée belladonée, l'examen des selles montre dix à douze petites hydatides arrondies , transparentes de un à quatre centimètres de diamètre, accompagnées de filets sanguins et de flocons blanchâtres caséiformes. Elles deviennent plus nombreuses ensuite et sont accompagnées de fausses membranes rubanées , offrant de petites ouvertures ou bien tubuliformes à plusieurs divisions, que M. Charcellay a soumises à la Société de médecine comme offrant très-exactement l'empreinte des conduits hépatiques.

Malgré une bronchite et un épanchement pleurétique intercurrents qui augmentent l'acuité des accidents , les hydatides cessent d'être rendues à partir du 1 6 juin, après l'expulsion de plus de deux cents. L'appétit revient avec le sommeil, l'ictère s'efface, la matité hépatique diminue beaucoup, et cet homme sort de l'hôpital à la fin de juin parfaitement guéri. [Recueil des irav. de laSoc.méd. dlndre-et-Loire, 1863.)

En pareil cas, l'usage interne de la térébenthine s'est montrée jusqu'ici le seul remède efficace pour en favoriser l'issue.

Hydatides utérines. "Voy. Grossesse.

HYDRATES GÉLATINEUX. Voy. Thérapeutique.

IIYDROCÈLE. Le précepte classique de pincer les légumenls autour de la canule, pour immobiliser celle-ci et prévenir l'infiltration des liquides injectés est vicieux, d't M Nelaton, car les enveloppes extérieures à la tunique vaginale étant tresmob i es, elles peuvent être dissociées, écartées de a peau

de la tunique elle-même, et si, ««"^ L It^^^^^^^^ peur, d'une impression quelconque, le crémaster se contracte,

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