INFUSOIRES
M. n. Blanc, médecin militaire à Aden, en a constaté les traces chez les prostituées de la classe africaine des somalées. Voici comment on la pratique. A l'âge d'un an à dix-huit mois, la mère ou la sage-t'emme avive toute l'étendue des grandes lèvres avec des ciseaux et réunit les lambeaux en les cousant dans toute l'étendue à points très-rapprocbés , en ne laissant qu'un petit pertuis en bas pour le passage de l'urine et plus tard des règles. A l'époque du mariage, la mère du fiancé ou l'une de ses parentes examine cette fibule, et si elle est trouvée intacte, on avertit l'époux, et quelques jours avant le mariage la sage-femme, en présence d'un concours de parents et d'amis mcise la fibule dans l'étendue d'un pouce environ et applique une espèce d'argile sur les bords saignants, qui en empêche la reunion et facilite la cicatrisation.
Cette espèce de mutilation barbare, sauvage laisse à la place des grandes lèvres deux petits ailerons disgracieux, limitant la vulve, clitoris profondément enfoncé et à peine perceptible, étroitesse extrême. (i7n/ort med., n" 72.)
INFLAMMATION. Cause de la rougeur. En déterminant une vive inflammation sur l'un des membres postérieurs d'un chien et en étudiant ensuite comparativement le sang veineux avec celui du membre opposé, MM. Estor et Saint-Pierre ont Observé a la simple vue, une rougeur plus vive de celui du cote enflamme. En le soumettant ensuite à l'action de l'oxvde de carbone dans une éprouvette et en dosant l'oxygène dissous et chasse avec 1 acide pyrogallique ou du phosphore, ils l'ont trouve égal a l dans le membre sain, tandis qu'il varie de 1°,6 ,5 du cote opposé. L'acide carbonique était de même en pus grande quantité de ce côté. Par conséquent, la coloration plus ou moins rutilante du sang veineux étant en rapport avec a quantité d oxygène, ces expérimentateurs ont conclu qu'il est la cause de la couleur rouge des parties enflammées. M carf des sciences et Journ. de p%s/o/., juillet.)
rl.îf ^.^^i^'^^f ^- }''''^ ^ recherche de ces infiniment petits dan les liquides du corps humain (Voy. Fièvre tvphoïdI M. Pouchet les a recherchés dans les sécrétions morbides Les démangeaisons vives que l'on éprouve dans le coryza, la bron chite sur la muqueuse des fosses nasales, de la trachée T. bronches ont conduit le célèbre hétérogé iste à re h ch^r^^^^
INJECTIONS SOIjS-CUTANÉKS,
de même que l'oxyure produit ce phénomène à l'anus et à la vulve, des animalcules microscopiques n'en étaient pas la cause et l'observation a confirmé ses prévisions.
Chez un homme affeclé d'un léger catarrhe pulmonaire et qui se réveilla, après une nuit parfaitement calme, en éprouvant une vive démangeaison dans la trachée, M. Pouchet trouva ses premiers crachats remplis d'une grande abondance de bactéries douées des plus rapides mouvements et de monades. Une demiheure après, l'expectoration, devenue abondante, n'offrait plus aucun de ces animaux et les démangeaisons avaient cessé. La même observation a eu lieu sur une personne atteinte de coryza.
Dans une otite chronique externe, cet observateur a constaté à huit on dix reprises une quantité prodigieuse de bactéries douées de vifs mouvements saccadés, des monades et quelques petits vibrions d'espèces indéterminées, quand l'écoulement était peu abondant et que le malade éprouvait un sentiment de formicalion, un prurit prononcé. Lorsque l'écoulement était abondant ou sans prurit, on n'y rencontrait aucun animalcule vivant.
De là cette conclusion qu'il se produit des bactéries, des vibrions et des monades, dans les sécrétions des muqueuses ou de quelques parties de la peau, altérées par une phlegmasie, et que c'est probablement aux mouvements des premières, toujours en masses serrées, qu'est dû le prurit insupportable éprouvé. Ce phénomène n'avait pas lieu, en effet, quand la sécrétion ne contenait aucun de ces animalcules , ou n'en offrait que de morts. Dans les sécrétions normales des bronches, des fosses nasales ou du conduit auditif, on ne rencontre point ces animalcules ; leur apparition coïncide avec l'altération morbide de ces sécrétions, lorsque la température est élevée et que celles-ci restent à la surface des membranes et s'y altèrent rapidement, sous l'influence des causes les plus propres à déterminer la putréfaction, telles que la chaleur, l'air et l'humidité. [Acad. des sciences.)
INJECTIONS SOUS-CUTANÉES. Chaque jour de nouvelles applications sont faites de celle méthode thérapeutique. .M. Nusbaùm les a pratiquées ainsi avec la morphine pour prolonger l'anesthésie (voy. Anesthésie) ; mais c'est principalement contre les névralgies qu'elles sont efficaces, comme des