‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 57 sur 127 · IMPUISSANCE · texte numérisé non relu

IMPUISSANCE

table et l'état graisseux que la grossesse imprime à la glande hépatique. {Acad. de méd.)

IMPERFORATION AIVALE. Elle peut être remplacée par une ouverture dans le vagin. Rien ne l'indiquant vingtquatre heures après la naissance, M. Healy, à l'apparition du hoquet, tenla la ponction anale sans succès. En répétant ses tentatives le troisième jour avec M. MacClintock, celui-ci in- , troduisant un cathéter métaUique dans le vagin pour servir : de conducteur au doigt explorant la plaie anale, retira l'instrument empreint d'une couleur de méconium. L'introduction fut répétée et bientôt, par des injections d'eau tiède, l'évacuation normale s'établit. La plaie anale se cicatrisa, et l'évacuation continua par le vagin. A quatre mois, elle avait lieu régulièrement, fans nuire à la santé de l'enfant. {Dublin obst. soc , i mars.) À Les plus minutieuses investigations sont donc indispensa- ^ bles avant la ponction anale ou l'établissement d'un anus contre . nature; car, si cette infirmité n'est guère préférable à celui-ci , ou toute autre, cette malformation reconnue, il est du moins \ permis d'attendre, pour établir celui-ci dans des conditions i plus favorables que les chances de mort qui incombent aux ' nouveau-nés dans l'exécution de cette redoutable opération, j C'est ainsi que M. Irvin, opérant un garçon avec succès ■ aussitôt après sa naissance le 4 4 mars, le vit néanmoins succomber le -1 0 avril suivant et reconnut à l'autopsie que^la cause en était dans une communication de la vessie avec l'intesUn. (Liverpool med. Soc.)

IMPUISSANCE. M. Diday la rattache aux cinq ordres de causes suivantes : habitudes sohtaires ou autres, excitations anormales, dégoût, préoccupation morale, défiance de ses forces, épuisement, crainte de la syphilis ou de la paternité. Le traitement en découle et doit être, en grande partie, moral et hygiénique. (Soc. méd. de Lyon.)

L'orchite chronique la produit aussi par l'absence de sper- , matozoaires, comme le prouvent deux observations de M. ^ enot (Journ. de méd. de Bord., mai), recueillies à sa clinique des vénériens. Hypertrophiés dans un cas, les testicules sécrétaient un sperme séreux qui permettait la copulation, tandis que • dans l'autre, celle-ci fut radicalement impossible malgré les

JNFIBULATION.

excilalions du mariage. On comprend l'imporlance médicolégale de ce fait, que les remarques pratiques de l'auteur et la citation d'exemples similaires augmentent et fortifient.

liXCONTINEiXCE D'URINE. Dans un mémoire sur l'importance pathogénique du prolongement excessif du prépucé avec ou sans rétrécissement [Siglo med., février), le professeur Olivares (de Valladolid) préconise l'excision exubérante de ce tégument selon le procédé décrit par M. Fleury contre les excitations, les troubles vénériens insolites , suivant le dit-on vulgaire contre l'incontinence nocturne d'urine. Trois exemples de succès complet justifient cette petite opération. Tous les doigts de la main, pelotonnés, saisissent l'extrémité du prépuce en refoulant le gland en arrière, et, avec un bistouri droit , il divise circulairement de bas en haut, et un peu de gauche à droite, tout ce qui dépasse l'extrémité onguéale des doigts. La muqueuse est ainsi ménagée , malgré l'excision d'une certaine étendue de la peau ; des serre-fines rapprochent circulairement les bords de la plaie, et la cicatrisation a lieu, en huit ou neuf jours, par première intention. Le pénis conserve sa forme et la liberté de ses mouvements ; l'extrême sensibilité du gland, entièrement découvert, est le seul inconvénient dont se plaignent les opérés durant les premiers temps , mais que la cessation immédiate de l'incontinence compense et leur fait supporter avec joie.

^ Ce moyen paraît si opportun au chirurgien espagnol qu'il n'hésite pas à le proposer pour les filles atteintes de la môme infirmité et dont les petites lèvres sont exubérantes. Leur frottement, dit-il, excite le méat et la tunique musculeuse de la vessie, de même que le prépuce chez les garçons, et dès lors I urine s échappe involontairement pendant le sommeil. Tentée une seule fois, cette excision a parfaitement réussi. Le médecin doit donc y regarder de près, lorsqu'il est consulté en pareil cas ; avant de prescrire toute la série des remèdes internes il doit, du moins, s'assurer de la conformation des parties génitales des enfants, car cette anomalie peut être, en effet la seule cause de l'incontinence, et, dès lors, il est très-rationnel de la faire disparaître.

lîVFIBULATION. Était-elle pratiquée à Rome sur les jeunes gens, les adolescents, chanteurs et histrions pour prévenir la masturbation, je coït prématuré, l'altération de la voix et même

2^8 INFIBULATION.

sur les esclaves pour le plaisir des dames romaines, comme on l'infèro généralement du mot fibula? M. Léon Marie n'est pas de cet avis, et, citant à l'appui de cette opinion les textes grecs et ceux des satiriques latins, il prétend que ce mot doit s'entendre simplement d'une enveloppe, étui, maillot, caleçon, tablier, voile, ceinture, sac, bourse, filet, cotte, pièce d'étoffe ou de métal destinée à cacher la nudité ou la déformation des organes génitaux , transformant ainsi en affaire de morale ce qui avait été considéré jusqu'ici comme une affaire de science ' et de profonde immoralité. Affubler vient à'infibulare, dit-il, d'où le mot fibula. {Union méd., n" 31.)

Quoi qu'il en soit, il n'en paraît pas moins certain que celte opération, l'annelage, était bien réellement pratiquée du temps de Celse. Des statues de bronze représentent des musiciens romains ainsi infibulés par l'anneau préputial. Voici le procédé décrit par Celse pour les garçons : « On attire la peau qui recouvre le gland , et l'on marque de cliaque côté avec de l'encre le point où l'on devra la percer. Puis on abandonne les parties à elles-mêmes. On traverse ensuite le prépuce aux endroits marqués avec une aiguille munie d'un fil dont on lie les deux bouts, et qu'on laisse en place jusqu'à ce que de petites cicatrices soient fermées autour des ouvertures. Lorsqu'il en est ainsi, on enlève les fils, et on les remplace par la fibule, qui est d'autant meilleure qu'elle est plus légère. » (J. Rouyer.) ^

Contre la féroce jalousie des Orientaux, la fibule était placée chez les femmes dans les temps anliques et l'est encore aujourd'hui concurremment avec le cadenas. L'anneau traverse les o-randes lèvres au niveau de l'orifiçe du vagin.

Cette opération a été renouvelée par M. Broca contre la masturbation chez une petite fille de cinq ans de préférence a

l'excision du clitoris.

Pour le mettre à l'abri de l'attouchement direct, M. Broca a avivé et réuni les grandes lèvres par une petite suture, et leur réunion immédiate a mis ainsi un pont ou une barrière d environ un demi-centimètre d'épaisseur au devant. Une petite ouverture, à peine capable d'admettre l'extrémité du petit doigt Tla p rlie inférieure de la vulve, sert à l'écoulement de l'urme Ouo que cette tentative ait été l'objet d'une vive opposition a la S de chirurgie, elle est certainement préf rable a la mutilation pratiquée par les chirurgiens américains en pareil cas l'amputation du clitoris. (Soc. de chir., 13 janvier.)

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