‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 60 sur 127 · INOCULATION · texte numérisé non relu

INOCULATION

durcies d'animaux malades. La syphilis s'est aussi communiquée de cette manière dans l'accouchement, sans bouton ni écorchure [Union méd. de la Gironde). Il serait donc prudent de garnir au moins l'avant-bras d'une enveloppe de taffetas ciré, dans le cas douteux où l'on a à manœuvrer, comme dans la version, pour se prémunir d'accidents aussi redoutableg.

Oïdinm. Sur trois malades s'élant fait une coupure en taillant la vigne atteinte d'oïdium, M. Collin a observé, deux jours après, une auréole inflammatoire autour de la plaie, avec tuméfaction du membre, phlyctènes noirâtres remplies de sérosité, fièvre légère, stupeur, éruption générale "scarlatiniforme, muguet, phlegmon diffus, gangrène, état général trèsgrave. Traités par des toniques, deux de ces malades ont succombé [Acad. de méd.). Trois nouveaux cas se sont ensuite manifestés dans les mêmes conditions, d'où la raison de rapporter ces accidents formidables à l'inoculation de l'oïdium, bien qu'une tentative semblable faite sur un lapin n'ait pas réussi.

Des expériences rigoureuses de MM. Leplat et Jaillard ont complètement infirmé cette interprétation. Ayant injecté dans la jugulaire de trois chiens, et dans le tissu cellulaire de deux autres, un liquide contenant un nombre considérable de spores d'oïdium, aucun accident ne s'est manifesté consécutivement, non plus que sur trois lapins. L'un d'eux s'élant même blessé accidentellement à la main, s'est empressé de déposer du mycélium et des spores d'oïdium sur la plaie, sans en éprouver lo moindre symptôme morbide local ni général, (icad. des se,

août.) . . . •

MM. Lelellier et Speneux ont aussi contribue a dissiper ces craintes que l'oïdium pouvait inspirer aux vignerons pour leur santé personnelle, non-seulement au moment de la taille, mais encore à l'époque des vendanges, où l'oïdium est dans tout son développement et où le raisin est touché par un grand nombre de mains. Depuis quinze ans, ces observateurs n'ont remarqué aucun fait qui démontrât ce danger. Son innocuité leur est démontrée par de nouvelles expériences. Ils ont inocule dans des plaies sous-cutanées les raclures de feuilles chargéesd'oïdium sans produire aucun effet. Us ont pratique sur eux-mômes des inoculations semblables, et après une rougeur egère le lendemain, un léger suintement les deux jours suivants,

INVAGINATION.

la petite croûte formée est tombée sans autres phénomènes que ceux de l'inoculation d'une poussière inerte. (Idem).

L'oïdium n'est donc pas transmissible aux animaux ; les spores n'en sont ni virulentes ni toxiques, et les accidents observés par M. CoUin doivent être rapportés à une autre cause, ce qui est tout à fait rassurant pour les vignerons.

MM. Desmartis et Bouché opposent à ces expériences négatives que tous les spores de mucédinées ne sont pas toujours transmissibles en raison de ce qu'ils ne sont pas inoculées à l'étal de maturité. La théorie est-elle donc préférable aux faits ?

L'didium est inoculable à l'espèce humaine, par les docteurs Desmartis et Bouché (de Vitray), 8 pages in-8o. Bordeaux.

IIVOSURIE. Mot nouveau créé par M. Gallois pour désigner la présence del'inosite dans l'urine, signalée parM. Cloetta pour la première fois. L'inosite est une substance de la famille des sucres, qui se trouve dans les tissus animaux et végétaux. Elle se rencontre alliée à l'albumine et à la glycose dans l'urine, et elle s'y forme de même. C'est donc plutôt un symptôme qu'une maladie. L'excellent mémoire de M. Gallois [De l'ino- : siirie, brochure grand in- 8 de 64 pages), couronné par l'Aca- ; démie des sciences, est une monographie complète sur ce sujet i nouveau et intéressant.

I IJVVAGINATION (volvulus). Assez fréquent chez les enfants, cet accident a été combattu depuis longtemps par l'm-

r> sufflation de l'air dans l'intestin. Gorrham, qui paraît l'avoir employé le premier en Angleterre, donne une excellente description de cette maladie dans le troisième volume de Gw/s hospilai RepojHs. Que la nature suffise quelquefois à rétablir l'intestin dans ses conditions normales, il n'y a pas lieu d'en douter ; mais la rareté de cet heureux effet est telle, que le docteur

. West dit n'avoir observé qu'un seul cas où les symptômes bien

,j accusés de cette invagination se sont terminés spontanément. Le docteur David Grey rapporte cinq nouveaux cas, bien ca- "actérisés, d'invagination inflammatoire, chez des enfants aulessous d'un an, où l'insufflation a parfaitement réussi {Bull.

j3 le thér., nov.). En présence de la gravité de cette lésion et les nombreux insuccès des moyens ordinaires, on ne saurait aisser persister les accidents d'étranglement sans recourir à ;elui-ci. L'introduction d'une longue canule de gomme élas-

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